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Les conséquences du naufrage de l'Erika. Risques, environnement, société, réhabilitation
Beurier Jean-Pierre ; Pouchus Yves-François
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782868478801
Le 12 décembre 1999, le naufrage du pétrolier Erika provoque une marée noire sur le littoral de l'ouest atlantique. La mobilisation des communes touchées mais aussi des institutionnels locaux et nationaux est immédiate et massive. Parmi eux, l'université de Nantes met ses moyens de recherche à disposition des victimes pour établir un bilan et un diagnostic des conséquences de ce naufrage, à moyen comme à long terme. Deux ans et demi après la catastrophe, un colloque, fruit de cette collaboration étroite, réunit toutes les instances concernées et dresse les premières constatations des conséquences du naufrage de l'Erika dans des domaines aussi variés que les milieux physiques du littoral et de la mer, la faune et la flore, l'homme et la société ou encore la détection et la prévention des risques. Ces premières conclusions intéressent directement aussi bien les individus que les associations, collectivités, institutions nationales et même internationales, du fait de l'ampleur des dommages. Elles ouvrent la voie à de nombreux travaux et recherches dans les prochaines années pour déterminer toutes les conséquences du naufrage de l'Erika, à moyen et long terme, et en tirer des enseignements utiles pour l'avenir. Cet ouvrage est issu de ce colloque sur les conséquences du naufrage de l'Erika, organisé du 23 au 25 janvier 2002 à la faculté de Médecine et de Pharmacie de Nantes par le Pôle Mer et Littoral de l'université de Nantes.
A jour des évolutions multiples sur le plan des textes internationaux, nationaux et de la jurisprudence cette nouvelle édition regroupe en dix parties l'étude des différentes disciplines du droit et de la mer. Cette approche transversale correspond à la pluridisciplinarité du monde océanique tout à la fois milieu physique, producteur de ressources et vecteur du commerce. L'océan étant un espace à polyrégimes et à pluriactivités, les auteurs répondent à un ensemble de questions issues de cette nature juridique hybride : Quelles sont les sources, souvent fort lointaines de ces droits, quelles influences ont-elles produit sur les autres branches du droit ? Quelle est la nature juridique des espaces marins et quelles compétences les Etats peuvent-ils y exercer ? Comment le droit a-t-il organisé le transport de marchandises par mer. Qu'est-ce qu'un navire et quel est le régime juridique des équipages qui arment les navires ? Le littoral est un espace remarquable à de nombreux points de vue : comment l'Etat va-t-il gérer cet espace fragile, rare et convoité, par une planification des usages et par des mesures de protection. Le port est le poumon économique de l'Etat : son régime juridique doit permettre une gestion souple tout en permettant à l'Etat de contrôler son développement. Quel est le régime de l'utilisation de ses ouvrages et celui de la manutention ? L'océan est une importante source de ressources naturelles, mais les ressources halieutiques sont menacées, leur exploitation aussi rationnelle que possible suppose un important corps de règles internationales, communautaires et nationales pour assurer une activité durable des pêches maritimes et de l'aquaculture. Quel régime juridique peut-on proposer à l'industrie pour l'extraction des ressources minérales ou fossiles du sous-sol de l'océan ? Enfin, toutes les activités humaines génèrent des dommages à l'environnement. Malgré les diverses utilisations de l'espace marin, quelles solutions le droit propose-t-il pour tenter d'assurer la protection de l'environnement marin ? L'ouvrage, tout en analysant les différentes branches du droit concernées cherche à avoir une vue de synthèse sur le droit et la mer tant ces branches sont complémentaires du fait de l'ensemble où elles s'interpénètrent. Riche en références bibliographiques et en jurisprudence, cette nouvelle édition refondue assure un accès direct à l'information et permet une compréhension rapide de phénomènes complexes. Les développements sont destinés aux praticiens du monde de la mer tant navigants qu'à terre dans les entreprises maritimes et les administrations de terrain. Il pourra aider les professions liées à l'urbanisme, les avocats et les magistrats comme les élus du littoral confrontés à des situations juridiques délicates. Il est également destiné aux étudiants de master 1 et 2, et aux doctorants des disciplines de la mer.
Résumé : Qui est susceptible de nous trahir ? D'où viennent les trahisons qui déchirent une relation et nous laissent dans une grande détresse ? De nos proches bien sûr, de ceux en qui nous avons placé toute notre confiance. Pour qu'il y ait trahison, il faut d'abord qu'il y ait eu de la confiance. Alors forcément la question se pose : faut-il décider une fois pour toutes de ne plus jamais faire confiance pour se protéger de l'éventualité d'une trahison et de l'atroce douleur qui l'accompagne ? Ou bien devrait-on prendre le risque de la trahison afin de goûter au plaisir de s'abandonner à l'autre, de vivre le bonheur d'aimer et de tout partager, de se confier ?
Que sait-on précisément des moments de pause et de décompression durant la guerre de 14-18 ? Des soldats photographes amateurs ont immortalisé des clichés du repos, loin des combats. Constitués en albums, ils montrent la face cachée d'une guerre célèbre pour sa violence totale. Ils évoquent des moments collectifs dédiés à la lessive et la toilette, à la musique ou aux repas, qui disent une immense soif de paix et de normalité. Tous fonctionnent comme autant de rituels qui soudent les individus en les agrégeant les uns aux autres. Pour qui cherche à comprendre le caractère exceptionnel de l'endurance à la violence extrême, omettre la banalité du repos parce qu'elle n'est pas sensationnelle conduirait à un contresens historique. La résistance, le courage et le sacrifice ne sont possibles que parce qu'ont existé, dans les interstices de la brutalité totale, des espaces de moindre relief et de relâchement, repas collectifs, divertissements puérils et parties de pêche entre hommes. Cette dimension, seuls les clichés d'amateurs en délivrent une image. Ils restituent alors la complétude des "bonshommes" de 14-18, dont les expériences intenses ne se limitèrent pas à l'insoutenable. Constitués comme des albums de famille aux codes visuels spécifiques, ces recueils témoignent combien le rire, le plaisir et le jeu fondèrent l'identité combattante autant que la mort.
Jusqu'à l'explosion des recherches scientifiques au XIXe siècle, les végétaux ont été incontournables dans la fabrication des couleurs. Ce livre s'appuie sur cette dimension historique pour revisiter les méthodes traditionnelles d'élaboration des couleurs et donner aux artistes et aux artisans d'art les clés pour les réaliser dans leur atelier. La première partie retrace l'histoire des plantes colorantes les plus célèbres, avant d'aborder les procédés de récolte, de préparation des colorants et pigments, et enfin la fabrication du matériau colorant. La seconde partie contient une liste de végétaux facilement accessibles et offrant des possibilités colorantes intéressantes, à partir desquels pourront être effectuées un certain nombre de recettes. Chaque planche est accompagnée d'informations sur le végétal, la méthode d'extraction, les produits chimiques utilisés, et d'éventuelles mises en garde concernant les réactions chimiques possibles. Restauratrice de tableaux, l'autrice utilise son expérience pour proposer une méthodologie claire, qui permettra au lecteur à la fois de préparer ses pigments à partir des recettes présentées et de mener ses propres recherches et expérimentations.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.