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Branle-bas en noir et blanc
Beti Mongo
JULLIARD
21,50 €
Épuisé
EAN :9782260015109
Il y a de la santé et de la vigueur dans le nouveau roman de Mongo Beti, écrivain camerounais et agrégé de lettres classiques, esprit libre et pourfendeur impénitent des vices et des faiblesses de l'Afrique contemporaine. Avec Branle-bas en noir et blanc, l'auteur de Trop de soleil tue l'amour nous offre une aventure moderne, à mi chemin entre l'exubérance verbale de San Antonio et la fantaisie narrative de Rabelais. Mais le monde qui est dépeint et fustigé, c'est un peu celui de beaucoup d'Etats africains contemporains, avec une capitale qui s'arrête de vivre pendant une journée quand le cortège présidentiel doit la traverser, entre l'aéroport et le palais, mais où la police ne sert plus qu'à rançonner les camionneurs et à protéger les dirigeants, ayant abdiqué toute responsabilité dans l'encadrement d'une société dont elle n'applique pas les lois, mais dont elle partage les pratiques tacites, même illicites? L'enquête que mène Eddie, ancien avocat marron devenu détective privé, et ayant un fort penchant pour l'alcool, va le conduire à travers tous les milieux de cette société qui cahote et n'a plus pour règle que l'individualisme et la débrouille. Tour à tour truculente, cruelle, dérisoire, cette farce à la mode du vingt et unième siècle se lit comme un tourbillon, et l'on est emporté, avec les héros, de rebondissement et rebondissement. Il ne faut pas voir dans cette exubérance romanesque une description fidèle du Cameroun, pas plus que d'une autre République africaine : la force de l'écrivain est de dépasser les frontières, et de nous livrer une féroce peinture des faiblesses humaines. Ni dans un camp, ni dans l'autre, mais partout à la fois : le roman comme satire et le style comme poignard. En somme, une nouvelle preuve de la confiance de Mongo Beti dans la force de la littérature, pour résoudre les maux qui frappent les sociétés africaines. Mais n'est-ce pas le moins, pour ce professeur qui a choisi de faire vivre, à Yaoundé, la Librairie des peuples noirs ? -- Khaled Elraz -- -- Afrik.com
Mongo Beti, écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci. Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l'éditeur poursuivi, et l'auteur l'objet de multiples pressions et menaces. Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d'une actualité brûlante à l'heure de l'intervention française au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d'Afrique occidentale française et d'Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n'en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France. Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la "Françafrique". Une préface inédite d'Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l'histoire mouvementée de ses différentes éditions.
Beti Mongo ; Djiffack André ; Mongo-Mboussa Bonifa
Outre ses essais au vitriol, Mongo Beti (1932-2001) a publié de nombreux romans, tels les inoubliables Ville Cruelle, le pauvre Christ de Bomba, ou encore Trop de soleil tue l'amour.
Dans la perspective d'une imminente prise en charge de leur propre destin par les africains- la faillite du néocolonialisme après trente ans d'emprise calamiteuse étant aujourd'hui consommée, les auteurs de cet ouvrage propose une interprétation rompant décidément avec l'ethnocentrisme judéo-chrétiennes événements et des phénomènes ayant marqué l'histoire des noires depuis leur rencontre avec l'occident. Ils proposent également une appréciation dans tabou, ni parti pris des grandes figures apparues chez les peuples noirs. .
Rentrée littéraire 2020.Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.
Sur fond d'effondrement écologique, trois personnages en quête de sens confrontent leurs solitudes pour mieux se trouver eux-mêmes. Un roman d'amour choral sur l'aliénation du monde contemporain et l'espérance d'un avenir en commun. Paris, de nos jours. Tandis que le climat ne cesse de se dérègler, les pénuries de pétrole se multiplient, les tensions montent dans la société, et pourtant chacun continue à mener sa vie comme si de rien n'était. Alice, une radiologue proche de la quarantaine, trompe son ennui - et son compagnon - en recourant frénétiquement aux sites de rencontres. Iris, nonagénaire atteinte de la maladie d'Alzheimer, cache à ses enfants la gravité de son état. Pianiste de haut vol dans sa jeunesse, elle n'a plus qu'une pensée en tête : mettre fin à ses jours avant de ne plus s'appartenir ; Aurélien, idéaliste trentenaire, livreur à vélo ubérisé, ne se fait plus d'illusions sur la vie communautaire des ZAD, comme sur les free parties, vidées de leur esprit révolutionnaire. Il économise pour s'acheter un voilier et quitter la rive. Rien ne rapproche a priori ces trois individus, si ce n'est un sentiment de solitude envahissant et l'obsession de la liberté. Le hasard va faire s'entrechoquer leurs existences, pour mener chacun vers l'horizon qu'il attendait. Dans ce roman choral, trois voix, trois visions du monde, se succèdent, entre rage et découragement face aux bouleversements de la planète. Au rythme de cette valse à trois temps, Jennifer Murzeau ausculte l'état de la société contemporaine et du coeur humain, pour mieux ranimer l'irréductible aspiration au bonheur de ses trois personnages, criants de vérité.
Imaginez un magasin où l'on vent depuis dix générations tous les ingrédients imaginables pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre. Dans cette famille malheureuse et contente de l'être, le destin frappe le jour où Mishima (le père) et Lucrèce (la mère) testent un préservatif poreux destiné à ceux qui veulent mourir par contamination. C'est ainsi que naît le petit dernier. Il s'appelle Alan et la nature l'a doté d'un horrible défaut : il adore la vie. Mishima en fait une dépression. Le temps nécessaire pour Alan de métamorphoser la boutique avec l'aide de sa mère, sa soeur et son frère, maintenant contaminés par son optimisme car l'enfant se révèle contagieux. Comme quoi, le pire n'est jamais sûr ! Du même auteur : Je, François Villon ; Darling.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.