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L'Algérie en musique
Bestandji Taoufik ; Benzelikha Ahmed
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343134949
Quelle diversité et quelle richesse de musiques en Algérie ! Pourtant, malgré l'intérêt qu'elles suscitent auprès du public et quelques écrits partiels et dispersés, les publications sur les musiques algériennes restent rares. Pour les jeunes générations et celles à venir, il est essentiel de présenter, de donner à entendre et de penser ce champ musical qui va bien au-delà du simple divertissement. Le répertoire est immense et multiple, et les Algériens eux-mêmes en ignorent souvent l'étendue. Un vaste domaine de recherche en somme qui ne demande qu'à livrer ses secrets. Fait à partir de notices de disques, cet ouvrage, l'Algérie en musique, aborde tous les styles de musique d'Algérie. C'est une belle entrée dans le sujet. Puisse-t-il ouvrir de nombreuses voies de créations et des perspectives d'études approfondies.
Comment et dans quelle mesure la musique ottomane a-t-elle influencé la musique maghrébine ? Les janissaires turcs, avec leurs fanfares militaires, ont-ils contribué à donner à la musique du Maghreb son caractère singulier ? Les allogènes anatoliens, une fois définitivement installés en terre africaine, n'apportèrent-ils que leur savoir martial ? Autant de questions auxquelles cet album-book tente de répondre en montrant la présence d'une véritable culture diasporique. (L'ouvrage inclut deux albums à scanner à l'aide de QR Codes).
Héritage d'un patriarcat antique, accessoire vestimentaire le plus sexiste et discriminant que l'homme ait inventé, quintessence de l'inégalité homme-femme, le voile dit " islamique " fait débat en France depuis trente ans. Par une obsession sexuelle exacerbée dont la religion n'est que le prétexte régulateur, les islamistes en ont fait leur cheval de Troie politique. Pourtant, son histoire, sa raison d'être et ses prescripteurs restent méconnus. Que dit réellement le Coran ? Quelles sont ses justifications profanes ? Comment expliquer son expansion ? Comment les islamistes ont-ils réussi à rallier une partie de la gauche et des féministes pour défendre cet accessoire politico-sexiste ? L'auteur part de situations concrètes, de son vécu et de ses rencontres, pour les rattacher à une histoire mondialisée à travers des analyses historiques, théologiques, féministes et politiques. Son approche originale, pédagogique, enrichie de nombreuses sources inédites, permet de tout comprendre sur le voile et ses enjeux. Des textes coraniques aux discours des islamistes en passant par le relativisme de leurs soutiens, Naëm Bestandji dresse une analyse ciselée et sans concession. Le voile, linceul du féminisme, se révèle dans son essence sexiste, patriarcale et politique. ? L'auteur démontre que camper sur le champ de la laïcité hisse le voile en meilleur atout de l'islamisme. En le ramenant sur son véritable terrain, celui de l'inégalité des sexes, il devient son talon d'Achille - pour autant que l'on soit capable de décrypter les contre-vérités et les éléments de langage de ses plus ardents promoteurs.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.