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Camille en octobre
Best Mireille
GALLIMARD
13,80 €
Épuisé
EAN :9782070712458
Trois enfants (Camille, son cadet Abel et leur petite soeur Ariane) grandissent dans un quartier pauvre et moche, quelque part dans le nord de la France. Leur père, et il a ses raisons, les englobe tous, les jours de cuite, dans une commune malédiction. Leur mère retrouve chaque après-midi ses copines du quartier chez l'une d'entre elles, Margot. Et toutes papotent, en buvant du café bouillant, pour ne plus sentir la monotonie des jours tous semblables... Monde misérable et pourtant chaleureux, où les enfants vivent leur vie sous l'oeil des adultes, mais à part. Camille lit et rêve, et très tôt s'éprend de Clara, la femme d'un dentiste. Sa vie en sera bouleversée à plusieurs niveaux. Mais "Qu'as-tu fait d'Abel, ton frère ?" Qu'est-ce qu'on fait de son frère, d'habitude ? Surtout quand on a, comme Camille, échappé par hasard à cet engrenage de misère, d'ignorance et de résignation... Ariane s'en ira le plus loin possible, comme elle l'avait dit. Et le drame qui rôdait va éclater : "Ariane. Ariane. Abel est mort." Alors on est une fois pour toutes en octobre : "Un mois à la con, disait Ariane, vraiment. Un mois où y a plus rien de possible..."
Résumé : Des femmes entre elles, tel est le lien secret unissant les cinq nouvelles de cet étrange recueil : L'illusionniste, La femme de pierre, Les mots de hasard, Le livre de Stéphanie, La lettre. Cing formes différentes d'un seul univers qui reste obstinément clos, situé aux frontières du non-dit ou bien d'un silence qui peut être passionné, sensuel, érotique, anxieux, et tout au long parcouru par de brefs élans de bonheur ou de détresse. Pauline et son enfant, Geneviève et Julie, Stéphanie, la vieille Valentine, sont des femmes qui attendent, travaillent et rêvent, aiment et souffrent avec une singulière délicatesse dans les moyens d'expression, mais aussi avec une sourde férocité, qu'il s'agisse de rapports de pure tendresse, de désirs ambigus, d'étreintes, de nostalgies à l'égard de ce qui pourrait être et n'est pas. Ainsi l'auteur, à travers un instinct très sûr, entretient simultanément son lecteur au coeur d'une pensée délibérément tue et de la plus sèche réalité, celle qu'il nous est donné quotidiennenement de vivre.
Un quartier pourri, des mômes en vadrouille, des amoureux de dix, onze ans. Et puis les copains, la musique, Mai 68, la liberté... On connaît par coeur. Sauf que les parents (qu'on n'écoute que d'une oreille) s'entêtent à raconter de drôles d'histoires... Changement de décor : les années d'Occupation, les semelles de bois, les rafles. Une vieille républicaine espagnole, la Maria, crache entre les bottes des Allemands... Ailleurs, une Mademoiselle Rose fait chanter aux enfants dans la montagne "Maréchal, nous voilà !" ... Mais les jeunes gens qui s'aiment ne se laissent pas distraire pour si peu : ils sont trop occupés à se rendre mutuellement la vie impossible. A rire. A se saouler. A se courir après. A se faire des enfants. A se plaquer... Les "vieux" racontent toujours, qu'on les écoute ou pas. Et tout à coup ce qu'on a glané au hasard vous alerte ou vous intrigue ou vous transperce le coeur... Peut-on pardonner à sa mère ?
La Troisième République, qui suivit directement les massacres de la Commune de 1871, fut marquée par un enthousiasme sans précédent pour les statues commémoratives. Tous ces monuments publics ont des histoires à raconter, montrant l'importance de cette période au point de vue de la création des mythes fondateurs de la nouvelle République. La commémoration du passé est un moyen efficace de gagner le contrôle du présent, et de la façon de penser. Le choix des événements et des héros du passé à commémorer aide à solidifier un régime et les idées qu'il représente. Plus révélateur dans cette lutte pour le contrôle de l'espace et de l'opinion publics sont les événements et les héros que ceux au pouvoir choisissent d'oublier. Ce livre propose une lecture de l'ensemble des monuments de la Troisième République dans un contexte double: celui d'une part de l'effort fait par le gouvernement national d'effacer le souvenir de la Commune, et celui, tout contraire, de la part des familles des victimes, qui cherchaient à commémorer leurs morts et réclamer la République comme la leur.
Au pays de Descartes, la fiscalité tient du grand bazar. Elle est unique en son genre - quel autre pays au monde dispose de deux impôts sur le revenu ? - opaque et incompréhensible. Dans l'opinion, le sentiment prévaut d'un système à bout de souffle, injuste et hypocrite. Un sentiment qui correspond largement à la réalité : comment défendre une fiscalité parfois spoliatrice, mais laissant libre cours à des stratégies d'optimisation, permettant aux plus riches de s'exonérer d'une bonne partie de leur contribution ? D'où une défiance inégalée des Français à l'égard de l'impôt, une révolte fiscale larvée et une perte de sens civique. Peut-on retrouver la confiance perdue dans ce système ? Les candidats à l'élection présidentielle n'en empruntent pas le chemin, qui se contentent de multiplier des promesses de baisses d'impôts illusoires. Ces allégements fiscaux tous azimuts ne sont pas finançables, dans un contexte de croissance durablement faible. Simplifier, clarifier, rendre le système enfin lisible et donc moins susceptible de manipulations : voilà le moyen de redonner confiance aux citoyens, voilà comment les convaincre qu'ils ne sont pas les seuls à jouer le jeu du civisme fiscal, tandis que leur voisin s'arrange toujours pour payer moins.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.