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Abîmes, fredaines et soucis
Besson Patrick
GRASSET
21,70 €
Épuisé
EAN :9782246813514
Ce volume rassemble des articles regroupés par thèmes qui dessinent bien la géographie des centres d'intérêt de Besson : l'Afrique et ses auteurs (Beyala, Mbanckou, Monemembo, Lopes...) ; la critique de cinéma (la Nouvelle Vague, Truffaut, Cannes, Dabadie, les acteurs...) ; la polémique littéraire (Le Monde des livres, six auteurs d'une rentrée littéraire Actes Sud...) ; le reportage (Russie, Tunisie, Bosnie, Croatie, le procès DSK du Carlton...) ; des portraits de femmes (Eva Joly, Julie Gayet, Madeleine Zepter, la cantatrice Yosra Zekri...) ; la critique littéraire (Henry James, Tolstoï, Pierre-Jean Rémy, Gérard de Villiers, Gabriel Garcia-Marquez, Ian Fleming, Guy des Cars...) La pyrotechnie Besson à son meilleur : des mots d'auteur, des formules à l'emporte-pièce, de l'acidité, de la malice, entre goûts et dégoûts, sincérité et provocation, admiration assassine et détestation bienveillante, empathie et cruauté, sensibilité et cynisme, virtuosité et perversité.
4e de couverture : « Nice des amours, des amitiés, des souvenirs, des lectures. À peine française. Tout juste balnéaire. Exil pas toujours doré pour des milliers d'artistes. Nice enchantée, neurasthénique, dansante, angoissée, érotique. Le besoin de Nice est naturel, comme un produit bio. Il aura occupé, avec d'autres petites manies, les trente dernières années de mon existence insolite. La ville résume les doutes que j'ai sur tout, elle est un repaire métaphysique. Je ne pourrais pas vivre bien sans elle, j'ai trop besoin de ses automnes. J'ai tenté de l'enfermer dans ce livre pour l'avoir toujours sur moi, comme un médaillon ou un gilet pare-balles. C'est une protection un peu matérialiste, un plafond de verre à ne pas briser. » P. B.Notes Biographiques : Patrick Besson est journaliste et écrivain. Il est l'auteur de plus de quatre-vingts livres, dont Dara, Grand Prix du roman de l'Académie française, et Les Braban, prix Renaudot.
Résumé : Carla Bruni de Passage. Linda Hardy sur Victor Hugo. Caroline se souvient de Barclay. Un amour de Lova Moor. Mon dîner chez France Gall. Amanda Lear au vol. Mon déjeuner avec PPDA. Ma nuit avec Laetitia Casta. Le cas critique d'Agnès Jaoui. Arielle Dombasle seule chez elle. Laurent Ruquier, Fouquet's Tinville. Danièle Thompson à la Maison du caviar. Une page de tendresse pour Ginka. Daphné Roulier en soirée. Luc Ferry se met à table. J'ai fait mon euro. Ô Ciel, Jean-Edern Hallier ! Mouna Ayoub au foie gras. Danieta Lumbroso lève la punition. Gérard de Villiers continue. Stéphane Bern en short. Filip Nikolic est revenu. Les frais de la princesse de Clermont-Tonnerre. Philippe Noiret, rue de Bourgogne. La passion selon Elsa Zylberstein. Claire Nebout, en huis clos. Emmanuelle Gaume chez Thoumieux. Frédéric Beigbeder est célèbre. Benjamin Castaldi le petit prince.
Résumé : Dans Sarkozy à Sainte-Hélène, Patrick Besson déploie son inventivité subtile et mordante. En faisant se rencontrer par-delà les siècles les personnalités les plus improbables (Nabilla et Lacan, Charlot et des migrants), il défie le temps et la bienséance. Dans ce délicat rôle d'équilibriste, l'auteur fait mouche : il possède plus que jamais l'art de surprendre son monde et un sens aigu du ridicule contemporain.
Paradoxalement, la crise dans laquelle s'enfoncent les économies nationales est une période de fantastique régénération. Etape de transition entre l'ancien et le nouveau, elle favorise la remise en question de l'ensemble des relations sociales. Des expériences se développent, certaines seront sans lendemain, d'autres préfigurent notre avenir, toutes participent à sa construction. Le changement technologique s'inscrit dans ce renouveau général. Toutes les technologies sont concernées, des plus anciennes telle la mécanique aux plus nouvelles telle l'informatique. Toutes subissent les effets du développement spectaculaire de la micro-électronique. L'atelier est un des lieux privilégiés de la coordination et de l'expérimentation des nouvelles techniques car, en son sein, elles sont confrontées aux conditions générales de rentabilité du capital et à ceux qui les mettent en ?uvre à des fins productives, les travailleurs, De cette confrontation naîtront les ateliers de demain. Ainsi, l'atelier est au seuil d'une mutation technico-organisationnelle considérable. En effet, durant les " trente glorieuses " la production manufacturière s'est organisée autour de deux pôles, d'un côté un pôle très automatisé dont la ligne-transfert est le plus beau fleuron, de l'autre un pôle peu automatisé caractérisé par l'atelier traditionnel. Autour de ces deux formes extrêmes se sont structurées les relations industrielles. Les Systèmes de Production Automatiques Flexibles, dont les ateliers automatiques flexibles sont des figures typiques, marquent l'avènement d'une voie médiane de développement des unités de production entre la spécialisation et la polyvalence.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).