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Psychanalyse des arts de l?image
Bessis Henriette ; Clancier Anne
HERMANN
40,40 €
Épuisé
EAN :9782705683832
Extrait de l'introduction d'Henriette BESSISEn évoquant, autour de moi, le thème de notre présent colloque, j'ai été bien souvent agressée ces derniers mois. Ainsi: comment peut-on parler psychanalyse au sujet d'une oeuvre d'art? Cela apportera-t-il quelque chose de plus à l'oeuvre, à l'image? Et puis, de toute façon, quelle sorte d'analyse en faire? Et c'était là que, soudainement, je trouvais ma réponse dans le mot même employé: analyse. En effet, tout historien d'art analyse une oeuvre d'art, et selon son tempérament, il en fait une analyse historique, une analyse formelle, une analyse conceptuelle, une analyse historico-politique, une analyse biographique et psychologique, une analyse sociologique. Alors pourquoi pas une analyse psychanalytique? Au service de l'oeuvre, de l'art, de l'image, cette analyse ne peut que nous la faire mieux comprendre, nous permettre de traverser ce «pont jeté entre les âmes» qu'est l'oeuvre et entrevoir en même temps que tous les problèmes techniques, cette communication de deux inconscients: celui de l'artiste et celui du spectateur à laquelle Delacroix se référait peut-être en évoquant ce pont entre les âmes. Ce pont ou plutôt cette sorte de carrefour où l'oeil du spectateur regarde l'oeuvre et la charge de significations, que peut-être même l'artiste n'a pas cru inclure.Mais revenons à aujourd'hui. Tout, pour nous est curiosité, intérêt passionné, quand il s'agit de l'oeuvre. Notre propos est de nous centrer sur les arts de l'image (ne dit-on pas que nous appartenons à la civilisation de l'image?) L'image prise dans son sens très large puisqu'elle englobe avec les Arts Plastiques, la Photographie et le Cinéma, deux arts que nous ne pouvons plus négliger car ils possèdent, pour certains, encore plus de présence et de résonnance.L'image cinématographique ou plastique nous interpelle, nous < parle» de l'artiste qui l'a filmée ou peinte, de ce qu'il a voulu dire, de sa manière de le dire. Des plasticiens ont bien voulu s'associer à nos recherches, Anne Clancier leur donnera l'occasion de formuler certaines de leurs expériences.Pour ma part, ce que j'aimerais vous donner, très brièvement, très modestement, c'est une sorte de «fil rouge».En organisant cette décade, Anne Clancier et moi-même avons peut-être orgueilleusement souhaité qu'elle crée un creuset, un espace pour nos recherches, nos interrogations, nos inquiétudes...Nos éminents participants vont évoquer des personnalités, des oeuvres de peintres principalement; nous allons passer de la préhistoire à l'art contemporain; nous entendrons parler de sexualité, de mysticisme, d'inquiétante étrangeté et peut-être aussi d'étrangeté non-inquiétante; l'on va discuter de concepts, de création, d'imaginaire, d'espace, de vie vécue ou rêvée...Nous n'oublierons pas le regard, ce regard que pose l'artiste sur le monde dans un but de traductions formelles (consciente et inconsciente) et nous n'oublierons pas aussi ce regard que nous, spectateurs, posons sur son oeuvre sans oublier le plaisir qu'elle nous procure, cette «délectation» dont parlait déjà Alberti.Il faut toujours une hypothèse de travail, une technique en quelque sorte, tout comme les artistes ont besoin de la technique pour s'exprimer. Aristote disait que si la technique est indispensable, elle ne rend pas compte de deux faits: l'expression et la manière personnelle.Ces deux dernières conditions sont laissées, comme il se doit, au gré des conférenciers. Quant à la technique de travail, notre dénominateur commun, elle s'appuiera sur les écrits de Freud - et au-delà bien entendu - mais avec autant de prudence que n'en montrait Freud lui-même. Souvenons-nous qu'il se défendait toujours d'être catégorique et usait de tournures telles que: «il semblerait», «ne généralisons pas»,...Notre désir d'analyse ne se veut pas démagogique. II se veut désir de comprendre et d'aller plus loin s'il se peut, non seulement dans l'univers conscient et inconscient de l'artiste mais aussi dans le nôtre.
Les conférences présentées ici proviennent de colloques divers sur des thèmes différents, comme l'espace, la mythologie, le romantisme, dans des lieux aussi caractéristiques que Cerisy-la-Salle, les universités de Vérone, de Grenoble ou de Toulouse, ainsi que dans des périodes plus ou moins proches dans le temps. Le propos de l'auteur étant lié à l'idée que même le plus abstrait des concepts peut être traité par l'image et que, autant que les mots, le tableau, la peinture, la représentation plastique peuvent être signifiants et démontrer ainsi la force de la peinture.
Bessis Cécile ; George Florence ; Pech-Georgel Cat
Rigoureux et clair, le MAXENCE est facile à prendre en main. Sa passation est rapide et conviviale, d'une durée moyenne de 30 minutes. À partir de la lecture d'un texte, des épreuves variées sont proposées à l'oral et à l'écrit. Elles aboutissent à l'obtention d'un profil de lecteur complet, indiquant à la fois les habiletés de compréhension et les performances de lecture : exactitude, vitesse, prosodie. Grâce à cet outil, l'orthophoniste mènera une analyse quantitative et qualitative de la compréhension en lecture et mettra à jour des axes de rééducation. L'évaluation s'articule autour des mécanismes intervenant dans la compréhension en lecture regroupés en cinq domaines de compétences : macrostructure ; inférences ; modèle de situation ; contrôle et gestion de la lecture ; lexique et phrase.
Peut-on être femme et libre dans le monde arabe ? Pourquoi les femmes y sont-elles astreintes à subir les effets d'une réclusion identitaire dans laquelle a sombré l'héritage réformiste de la première partie du siècle dernier ? Où sont passés les héritiers des réformateurs égyptiens du début du XXe siècle, ou d'un Bourguiba qui promulguait en 1956 une loi libérant les Tunisiennes ? On ne peut répondre à ces questions sans analyser les profondes mutations qu'ont connues depuis cinquante ans les sociétés arabes, et les désillusions provoquées par une modernisation mal engagée. Sans comprendre également les causes de la montée des islamismes, mouvements modernes mais qui proposent comme idéal à leurs sociétés le retour à une identité fondée sur la seule norme religieuse. Sophie Bessis, agrégée d'histoire, spécialiste des rapports Nord-Sud et de la question des femmes au Maghreb, analyse dans cet essai clair et concis les contradictions et les paradoxes du monde arabe, dont la condition des femmes
Résumé : Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier. Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles. Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance. Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Résumé : "Si rien n'est plus manifeste que l'inconscient, depuis que Freud a passé, il résidait bien moins en nous, pour moi, pour d'autres, qu'à notre porte, dans les choses qui nous assiégeaient, leur dureté, leur mutisme, la tyrannie qu'elles exerçaient sur nos sentiments, les pensées qu'elles nous inspiraient forcément". Pierre Bergounioux s'explique ici sur un certain éloignement, et d'abord géographique, vis-à-vis de la psychanalyse, que le nom de Freud, gravé dans le marbre au-dessus de l'entrée d'un hôtel parisien, confirmera un peu plus tard. Il raconte comment il a affronté un trouble profond, étroitement localisé, auquel les remèdes qui pouvaient parvenir du dehors - l'apport de Freud, la méthode analytique, le divan - étaient impropres.
Le contre transfert initialement entendu comme l'attachement amoureux de l'analyse à son patient et donc comme obstacle au bon déroulement de la cure analytique est maintenant perçu comme une composante centrale du processus analytique. Dans cet essai, Alberto Eiguer s'attache à décrire les formes multiples que prend cet échange singulier dans lequel les inconscients du patient et de l'analyste créent ensemble un inconscient commun à partir de l'imbrication de deux psychismes. Une étude clinique fine qui témoigne du retour de l'auteur du "Pervers narcissique et son complice".
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.