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LES BOXEURS ET LES DIEUX. L'esprit du ring dans l'art et la littérature
Besse Jean-Paul
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738469144
La boxe, et notamment la boxe classique, dite anglaise, est peut-être le sport le plus décrié aujourd'hui. Il a semblé opportun de relever le défi en lisant autrement l'histoire et la réalité de ce sport rude et ascétique, mais aussi exaltant et fraternel. La boxe n'est pas seulement un assaut ou un spectacle. Elle est aussi une inépuisable source d'inspiration littéraire et artistique. Au seuil de la violence figurent l'énergie et l'intelligence, au-delà triomphent l'esprit et la conquête spirituelle : Caïn s'efface alors devant Jacob. Homère déjà chantait les combats livrés à la mémoire de Patrocle. Mais, le sait-on, nombre d'autres écrivains et artistes ont fait l'éloge du Noble Art. Pour un Baudelaire, un Hugo ou un Camus hostiles ou moqueurs, combien de Byron, de Conan Doyle, de Taine, de Jack London, de Giraudoux, de Montherlant, de Morand, de Cocteau, d'Hamsun, d'Oates, d'Hémon ou de Nabokov, inspirés, enfiévrés, convaincants ? Comment négliger l'oeuvre artistique de Géricault, Segonzac, Luc-Albert Moreau, Georges Pacouil, Jacques Villon ou Joe Wilder ? Sans parler de l'écran aux figures légendaires et percutantes d'Errol Flynn, de Buster Keaton, Belmondo, Mickey Rourke et Stallone... D'Achille à Mermoz, ce vibrant plaidoyer répond aux préjugés en montrant que la boxe exprime la sève humaine et répond à la violence aveugle. Ascension physique et spirituelle, ce sport, déprécié en Europe où il est né, attire et fascine l'Afrique, l'Asie profonde et l'Amérique latine, où ne règnent pas encore les pièges du confort et les loisirs faciles.
Le progrès a fait des merveilles. Avec, en un siècle, trois fois plus d'habitants sur la planète, vingt fois plus de richesses produites, trente fois plus d'énergie consommée... Jusqu'à l'irréparable? Car l'exploit a un revers. Les ressources naturelles s'épuisent, les équilibres qui garantissent la vie chancellent, la crise du vivant précipite la faillite de l'humain: notre espèce elle-même est menacée. Nous ne savons pas remplacer la nature. Mais, éblouis par la mystique progressiste nous faisons comme si nous pouvions nous en passer. Or, en dépit de ce que nous ont enseigné la plupart des penseurs de ce temps, libéraux ou marxistes, l'homme n'est pas étranger à la nature. La croissance infinie des biens et des services Qui fonde le développement de nos sociétés est impossible. Ou, si l'on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l'essentiel de la population mondiale. Elle ne saurait donc tenir lieu de projet de civilisation. L'Humanité atteint le bout ultime de la voie progressiste qu'elle a empruntée au début de la modernité. Un autre âge peut s'ouvrir qui permette d'échapper à la logique du "si tu n'es pas progressiste, tu es donc réactionnaire": des alternatives existent. Il est urgent de les penser et de les mettre en ?uvre, malgré le verrou politique que la droite et la gauche, ensemble, continuent de tirer. Une approche neuve et très documentée, où l'auteur part de son propre parcours depuis l'extrême gauche pour évoquer le déchirement que provoque la réelle remise en cause de l'imaginaire du "progrès".
Résumé : "C'est mort"..., "On n'a jamais fait comme ça"..., "Bonne chance"..., "J'entends bien ce que tu dis"... L'enfer est souvent pavé de bonnes intentions, le langage moderne aussi ! Jean-Paul Guedj, sémiologue, et qui a mené une carrière de consultant et de conseil, épingle un florilège d'"Expressions Toxiques Modernes" (ETM) symptomatiques de nos moeurs contemporaines. Mais qu'est-ce qu'une ETM ? C'est une formule courante, idiomatique, parfois idiote, révélatrice de l'air du temps qui dit, souvent, autre chose que ce qu'elle prétend dire. Ce Petit décodeur a pour ambition de décrypter avec humour, et parfois un zeste de méchanceté, les 90 phrases banales et passe partout qui, l'air de rien, nous plombent le moral...
Jean-Paul Besset a été journaliste jusqu'en 2005, dont douze ans au Monde comme rédacteur en chef. Coordinateur du Pacte écologique, porte-parole de Nicolas Hulot, négociateur du Grenelle de l'environnement, il a été élu député européen en 2009 sous l'étiquette Europe Ecologie
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.