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Le livre érotique
Bessard-Banquy Olivier
PU BORDEAUX
20,00 €
Épuisé
EAN :9782867816147
Le livre érotique est une vieille tradition française. Contre l'acharnement des censeurs, en profitant parfois de la tolérance des pouvoirs affaiblis, les auteurs lestes ont cherché à livrer au public le récit des pires turpitudes par goût des obscénités ou de la bravade, pour affirmer la poussée du moi, la volonté de briser les fers de la vieille société, sinon pour moquer les ridicules prescriptions de la morale. L'époque du libertinage aura été la grande époque du livre lubrique, l'apogée de la littérature galante, mais le XIXe siècle et l'entrée dans le noir des conventions bourgeoises n'ont pas tué la flamme des écrits graveleux, loin s'en faut : jusque sous les rigueurs du moralisme le plus tatillon a survécu un véritable roman poivré, inventif et téméraire. Comment cette histoire du livre érotique a-t-elle été possible ? A quelles contorsions les éditeurs galants du XXe siècle ont-ils dû se livrer pour réussir à survivre malgré les tracasseries administratives et les condamnations pour outrage aux bonnes moeurs ? Quand et comment les choses ont-elles changé ? L'effondrement de la censure a-t-il révolutionné l'écrit polisson ? C'est à toutes ces questions et bien d'autres que répondent les éditeurs Jean-Jacques Pauvert et Claude Tchou, le pornographe Esparbec, les patrons des maisons Blanche et La Musardine Franck Spengler et Claude Bard, le libraire érotomane Alexandre Dupouy, l'avocat Emmanuel Pierrat. C'est sur ces différents points que Sarane Alexandrian a écrit le dernier de ses textes, ici recueilli, auquel est ajoutée une étude sur l'éditeur Eric Losfeld par un jeune libraire féru de curiosa, Florian Vigneron. Autant de contributions qui éclairent d'un jour neuf l'activité des professionnels du livre érotique, dans une double passion pour les enfers du sexe et les beautés de la grande littérature.
Résumé : La lecture est plus que jamais au carrefour des paradoxes : jadis élitiste, elle est devenue très commune, banale ou usuelle. Après le livre, le web invite à parcourir sans fin des milliards de pages que personne avant n'aurait jamais pu découvrir. Parallèlement, les études alarmistes sur la baisse des pratiques culturelles classiques se multiplient, annonçant la disparition prochaine des gros lecteurs et des lettrés. Ainsi d'un côté la vente des chefs-d'oeuvre de la culture classique paraît condamnée tandis que de l'autre l'essor des tablettes et autres readers semble promis à un avenir radieux. Tout cela est-il inéluctable ? Quelle est la réalité de la baisse de la lecture traditionnelle ? Qu'est-ce que cela change pour les professionnels du livre ? L'écran est-il appelé à remplacer le papier ? Peut-on espérer que le charme glacé des tablettes fasse un jour venir aux textes les réfractaires de la lecture d'hier ? C'est à toutes ces questions et à bien d'autres que répondent les spécialistes des pratiques culturelles. A ces réflexions sur les mutations de la lecture sont ajoutées des études sur le rôle clé du club France Loisirs dans l'acculturation des Français, sur l'évolution des publics en librairie, sur la lecture numérique et les formes de la littérature dans l'univers électronique. Ainsi ce recueil collectif présente-t-il un panorama riche et complet de l'évolution de la lecture du papier.
Bessard-Banquy Olivier ; Ducas Sylvie ; Gefen Alex
Résumé : Rien n'est plus mystérieux et objet de plus de convoitise qu'un best-seller. Certains livres sont conçus en fonction de recettes menant automatiquement au succès. D'autres, issus du même moule, passent complètement inaperçus - tandis que certains ouvrages réputés difficiles reçoivent parfois un accueil enthousiaste du public. Quel point commun peut-on trouver entre le Capital et Harry Potter, Le Petit Prince et Belle du Seigneur ? Existe-t-il un secret, une technique, permettant de transformer n'importe quel manuscrit en n° 1 des ventes ? Quelle part revient à l'auteur dans cette réussite ? à l'éditeur ? aux lecteurs ? Finalement, depuis le XIXe siècle, que nous disent les best-sellers ? S'agit-il d'une catégorie historique, dont on peut relater l'invention ? Nous racontent-ils l'histoire d'un horizon de réception : celui du " grand public " ? Peut-on, de Walter Scott aux Fifty Shades of Grey, bâtir une histoire de la culture commune au plus grand nombre ? D'ailleurs, les lire, est-ce forcément les aime ? Une pléiade de spécialistes de la littérature et des métiers du livre se penche ici avec intérêt sur ces livres exceptionnels, habituellement traités avec mépris.
Résumé : L'édition française a beaucoup changé depuis le début des années Apostrophes. Dans les années 1970, " la galaxie Gutenberg ", encore largement artisanale et familiale, est engagée dans une politique de qualité. Mais la distribution s'industrialise et l'influence des médias de masse s'accroît ; elle doit alors se tourner vers le grand public au moment oit de puissants groupes industriels et financiers investissent dans le livre. Les séries d'avant-garde, les publications de prestige sont abandonnées au profit de fast books chroniqués partout avec ferveur. La littérature française elle-même, insensiblement, se fait plus informelle ; les auteurs pour beaucoup livrent des productions relevant du " degré zéro de l'écriture ", présentées comme des ?uvres dignes du prix Nobel. Face à la montée de la standardisation des lettres, de jeunes et moins jeunes éditeurs, dans de petites comme dans de grandes maisons, résistent au formatage et cherchent à préserver le goût des beaux textes. Toutes ces années sont aussi marquées par une intense création, de grandes innovations et des publications audacieuses, surprenantes, inventives. Comment cette transformation s'est-elle passée ? Quels en sont les acteurs ? Comment la NRF s'est-elle battue pour garder sa position de leader ? Quelles ont été les tactiques et stratégies des vieux labels de Saint-Germain-des-Prés pour s'imposer en librairie ? Dans cette chronique détaillée de la vie quotidienne du livre sous Bernard Pivot, de la disparition de Gaston Gallimard à la marketisation du produit Houellebecq, Olivier Bessard-Banquy raconte, à partir de sources inédites, trente ans d'édition qui sont aussi trente ans d'histoire littéraire immédiate. Agrémentée d'anecdotes qui éclairent de l'intérieur le fonctionnement des vieux comptoirs d'édition, La Vie du livre contemporain offre la chronique alerte et parfois drôle d'une activité rythmée par les caprices d'auteurs, les douloureuses séances de travail sur les manuscrits et les réunions de brainstorming à la recherche du meilleur moyen de lancer les nouveautés. Délivrée de ses secrets, l'édition apparaît ici toujours aussi fascinante, d'autant plus qu'elle se trouve au carrefour du papier et de l'électronique.
Qu'en est il donc aujourd'hui de l'édition littéraire ? Quels sont ses enjeux ? ses soucis ? Quelles sont ses perspectives ? Ce sont là quelques-unes des questions posées à Michel Tournier, Jean Jacques Pauvert, Maurice Nadeau, Paul Otchokovsky-Laurens, Irène Lindon, Raphaël Sorin, Gérard Bobillier et Georges Monti. Pour connaître enfin l'envers du décor éditorial. Pour savoir comment se prépare la rentrée littéraire. Comment se dirige une maison d'édition, un ¦il sur les manuscrits, l'autre sur les comptes d'exploitation... À ces entretiens, inédits, riches d'anecdotes et d'enseignements, ont été ajoutées une étude sur le comité de lecture chez Gallimard, une autre sur le département littéraire des Éditions du Seuil (à partir d'une plongée dans les archives de la maison), de même qu'une réflexion sur les problèmes de la librairie aujourd'hui.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.