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Henri de Régnier. De Mallarmé à l'Art déco
Besnier Patrick
FAYARD
35,90 €
Épuisé
EAN :9782213631776
L'image d'Henri de Régnier est souvent réduite à quelques traits schématiques : académicien, poète à monocle, mondain, mari trompé, connaisseur de Venise. Mais la vérité est plus complexe, d'où sans doute la formulation mystérieuse de Picabia : "Henri de Régnier a toujours marché sur la tête". Proche de Mallarmé, ami d'André Gide, de Pierre Louÿs et Debussy, il est un témoin essentiel de la vie intellectuelle entre 1890 et 1914. Après 1918, ses échanges avec Proust, son amitié avec Paul Morand qui voyait en lui "le plus grand gentleman des lettres françaises", sa collaboration avec les meilleurs illustrateurs de l'époque lui donnent une place dans l'après-guerre. Au-delà de l'auteur brillant de La Canne de jaspe et de La Double maîtresse, sa biographie fondée sur de nombreux documents inédits révèle un homme curieux, sensible et ironique.
Entre 1911 et 1926, Raymond Roussel fit jouer quatre pièces de théâtre, les deux premières étant tirées de ses romans. Impressions d'Afrique (1911) présentait un grand spectacle digne du Châtelet : s'y succèdent le naufrage d'un paquebot, le couronnement d'un roi avec festivités indigènes, d'extravagants numéros de music-hall et des supplices très compliqués. En 1922, Locus Solus proposait sur fond d'intrigue policière une série de tableaux d'une grande violence poétique. Quant aux deux dernières pièces, L'Etoile au Front (1924) met en scène une collection de curiosités hétéroclites et La Poussière de Soleils (1926) une course au trésor échevelée dans un décor exotique et coloré. Les représentations furent l'occasion de mémorables scandales qui donnèrent à Roussel une gloire paradoxale : "je fus connu du jour au lendemain" rappelle-t-il dans Comment j'ai écrit certains de mes livres. S'il dérouta la plupart des critiques, le théâtre de Roussel enthousiasma artistes et poètes de l'avant-garde, Marcel Duchamp, Francis Picabia, André Breton, Robert Desnos ou Michel Leiris qui disait de L'Etoile au Front : "on n'a peut-être jamais touché d'aussi près les influences mystérieuses qui régissent la vie des hommes". Les versions théâtrales d'Impressions d'Afrique et de Locus Soins sont publiées ici pour la première fois dans leur intégralité.
Ramuntcho's lodging place was, in the house of his mother and above the stable, a room neatly whitewashed; he had there his bed, always clean and white, but where smuggling gave him few hours for sleep. Books of travel or cosmography, which the cure of the parish lent to him, posed on his table--unexpected in this house. The portraits, framed, of different saints, ornamented the walls, and several pelota-players"gloves were hanging from the beams of the ceiling, long gloves of wicker and of leather which seemed rather implements of hunting or fishing."
Proche de Mallarmé, ami de Bormard et de toute la génération du Mercure de France où s'épanouit le symbolisme, Alfred Jarry (1873-1907) a sans doute été le principal inspirateur des avant-gardes du début du XXe siècle. Pour Marinetti et Apollinaire, l'auteur d'Ubu Roi était le principal inventeur du théâtre moderne. Poète et romancier, chroniqueur brillant, traducteur, il fut également un homme de théâtre complet: acteur, adaptateur, secrétaire du Théâtre de lOEuvre, metteur en scène, auteur d'opérettes et marionnettiste. Lors de son voyage à Pont-Aven en 1894, Jarry rencontra Gauguin, Seguin et les autres membres du groupe; il entretint plus tard des rapports énigmatiques avec le jeune Picasso, intrigué et fasciné par sa personnalité. Critique d'art, dessinateur et graveur, il inventa aussi une nouvelle conception de la revue d'art. Appuyée sur de très nombreux témoignages souvent peu connus ou inédits, cette biographie montre que, loin d'être un solitaire, Jarry a été parfaitement intégré à la société littéraire et artistique de son temps. Soulevant le masque du Père Ubu derrière lequel il se dissimula toute sa vie, Patrick Besnier présente un Jarry familier, détendu plutôt qu'éructant le "Merdre" d'Ubu, vivant paisiblement dans ses logis du bord de Seine, féru de pêche et, de cyclisme.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."