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Signe-moi que tu m'aimes
Beskardes Levent ; Baumié Brigitte
BRUNO DOUCEY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782362294877
On pourrait parler de poèmes du silence. Parce qu'il est sourd et muet. Parce qu'il n'a qu'un accès restreint à la langue française. Parce qu'à plus de soixante-dix ans cet écrivain n'avait pas encore publié un seul livre. Et pourtant, il crée, il compose des poèmes, les interprète et les adresse à un public qui ne s'y trompe pas : Levent Beskardès est un immense artiste, son talent est internationalement reconnu, sa langue est la langue des signes française. Pour donner accès à son univers, il lui a fallu inventer quelque chose qui n'avait encore jamais été fait : dessiner ses textes, les faire traduire en français et offrir aux lecteurs un espace vidéo dans lequel chaque poème est signé. Le résultat est stupéfiant, mieux, envoûtant. Jamais poésie n'a été aussi visuelle. Une merveille.
Ce livre se déplie comme un long leporello, d'un côté rouge et de l'autre bleu. Créé en langue des signes, il est comme un chemin vers le monde des entendants, une passerelle, un lieu d'échange et de partage. Tout devient poésie, les mots, les gestes, les signes et les couleurs. Un livre pour tous !
Ce livre de poèmes-couleurs en langue des signes rassemble deux artistes : Pénélope, auteure-illustratrice, et Levent Beskardes, poète sourd, auxquels s'associe Monique Gendrot, interprète en langue des signes dont l'aide précieuse contribue à la réalisation de cet ouvrage. Blanc... le nuage, la neige, la colombe... légèreté et douceur s'opposent à noir... la nuit, la panthère, l'araignée, la chauvesouris... obscurité magnifiée en toute fin par un feu d'artifice polychrome. Matité et brillance s'opposent et se répondent... matité des illustrations dessinées par Pénélope, rehaussées de brillance ... flocons pour la neige, dents et moustaches pour la panthère ... Les deux artistes nous prennent par la main pour nous initier à la poésie signée ... Tout en harmonie dans un monde de couleurs, ils contribuent à un rapprochement entre sourds et entendants.
Du haut des montagnes les hirondelles Se sont jetées sur notre balcon Elles ont construit leur nid avec la paille du silence Et lorsque la famille fut au complet, elles s'envolèrent. Voilà leur histoire".
Le courage... Les Editions Bruno Doucey ne pouvaient rêver d'une thématique plus appropriée pour leur dixième anniversaire ! Non qu'il y ait une forme de bravoure à éditer des poètes, mais parce que toutes les valeurs portées par la maison depuis une décennie se trouve condensées en un seul terme drapé de lumière et de nuit : mettre du coeur à vivre et à chanter la vie, trouver la force de dire non, vivre en insoumis, se battre contre la maladie, surmonter le deuil, apprendre à fuir quand il le faut, oser être soi, se risquer vers l'autre, admettre sa fragilité, dépasser ses peurs, danser au bord du vide les bras tendus vers étoiles, et puis aimer encore, aimer à perdre la raison. En " dix variations sur le courage et un chant de résistance ", cette anthologie scelle un pacte avec la vie.
Les étoiles incrustées sous la chair / il faut vautour et rage / pour nous arracher / un peu / de ce qui brille / Et tant d'amour sans attendre pour garder la lumière".
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. --Sana Tang-Léopold Wauters
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.