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La mécanique de l'excellence dans une grande école. Récit de l'intérieur à l'Institut Supérieur de l
Bès Marie-Pierre
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365123051
L'autrice, chercheuse en sociologie et spécialiste des réseaux de diplômés fut également enseignante à l'ISAE pendant 17 ans, entre 2003 et 2020. Dans cet ouvrage, elle raconte, à partir de son journal de terrain comment s'est mise en place la fusion entre les deux écoles d'ingénieur d'aéronautique ENSICA et SUPAERO, sous tutelle de la Délégation Générale de l'Armement. Prenant appui sur différentes échelles de décision dans l'ISAE (des directeurs aux conseils de formation en passant par les professeurs et les étudiants), elle illustre la force des hiérarchies sociales qui s'impose dans ce monde des Grandes Ecoles. Ce faisant, ce livre comporte également une leçon méthodologique sur la portée de l'observation participante et la place de la réflexivité vers l'intelligibilité du social. Mais on peut aussi aisément comprendre, sous sa plume, comment se sont appliqués au quotidien les préceptes du Nouveau Management Public, lesquels font tant de dégâts sociaux et humains.
Présentation de l'éditeur Rescapé de son voyage en enfer, Lambert est contacté par Lee, un mystérieux personnage qui lui propose un marché : travailler ou mourir. Son organisation contrôle la piraterie internationale et c'est pourquoi Lambert se retrouve à devoir former une flotte de pirates ultra-modernes dans un petit village de pêcheur près de Singapour. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Lee est également agent au service de la famille royale saoudienne qui cherche en secret à établir un sultanat en Asie du Sud-Est. Prise en étau, la bête en Lambert se réveille. Ceux qui espéraient tirer profit de sa sauvagerie risquent fort de le regretter... Matthias Schultheiss déroule toujours la même puissance narrative, au dessin précis et efficace, dans la suite de sa série phare : épopée baroque et violente dans les eaux troubles de la piraterie moderne.
Ultime épisode d'un thriller implacable. Le kidnapping d'un prince saoudien et la destruction de son yacht ont passablement énervé le nouveau client de Lambert, le mystérieux Lee, dont l'organisation contrôle la piraterie internationale. Ce naufrage n'arrange pas ses affaires et risque même de lui coûter un juteux contrat. Malgré tout, Lee et Lambert parviennent à s'entendre sur un dernier arrangement : une ultime mission pour Lambert, un coup à bord d'un cargo chargé d'uranium, le genre d'affaire qu'on ne laisse pas filer. A la clé : les millions nécessaires à Lambert pour raccrocher. Mais la C. I. A. et les services secrets du monde entier sont à ses trousses et Lambert est encore loin de pouvoir prendre sa retraite sur une plage paradisiaque. Matthias Schultheiss déroule une dernière fois tout son talent narratif dans le final explosif de sa série phare : une épopée baroque et violente dans les eaux troubles de la piraterie moderne mettant en scène son personnage fétiche : Lambert, l'aventurier au monocle de verre.
Entre onirisme, drames, beauté poétique, force de l'écriture et puissance de l'histoire, Mathilde touchera votre âme et ne vous laissera pas indemne...
Des objets connectés pour la moindre corvée, le cancer éradiqué, une productivité accrue, la banquise sauvée des eaux... De Shenzhen à la Silicon Valley, les géants de la tech nous promettent le miracle de la "SmartLife" , la vie sous assistance électronique. Mais leurs paradis artificiels ne sont que des écrans de fumée. Quoi qu'en disent Big Data et ses idiots utiles, le progrès de l'IA est une régression de la civilisation. Ses avancées ? Une fuite en avant. Sa généralisation ? Une catastrophe écologique, sociale, économique, éducative, éthique et politique. Derrière l'IA générative se cache, en effet, une dégénérescence existentielle. Blasé, l'humain renonce à son autonomie pour passer en pilotage automatique. S'abandonnant aux robots, il met tout son génie à cesser de vivre par lui-même. Le cyborg n'est pas un "homme augmenté" , mais un vivant diminué. Dans cet essai stimulant, Gaultier Bès oppose la résistance à la résignation, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes à la tyrannie du fait accompli. L'IA n'a rien d'une fatalité, c'est un projet, posthumain, imposé à tous par quelques milliardaires. Il ne suffit pas d'encadrer ses dérives, il faut combattre ses principes. A la saturation numérique doit répondre une intelligence incarnée. A l'aliénation cybernétique, un humanisme écologique. Non par peur de l'avenir, mais par amour de la liberté. Normalien, agrégé de lettres, Gaultier Bès a cofondé la revue Limite. Marié, père de cinq enfants, il est membre de l'éco-hameau de La Bénisson Dieu (Loire). La Vie machinale est son quatrième livre.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.