Quel français l'école enseigne-t-elle? De nos jours, l'école est confrontée à de nouveaux défis d'une part former des citoyens européens plurilingues, d'autre part intégrer des élèves dont le français n'est pas la langue maternelle. La conception du français qui domine encore à l'école, fidèle à la tradition républicaine du monolinguisme, ne parvient pas à répondre à la complexité des situations linguistiques. Cet ouvrage analyse les programmes scolaires dans des situations variées où l'enseignement du français est confronté à l'hétérogénéité linguistique des élèves, en France métropolitaine comme dans les départements d'outre-mer, dans l'enseignement traditionnel comme dans l'enseignement adapté. Dans le contexte de la France contemporaine, pour s'ouvrir à l'altérité, l'Ecole devrait repenser l'enseignement de la langue nationale. Un enseignement plus linguistique du français semble s'imposer dans l'interrelation avec les autres langues vivantes, européennes, issues de l'immigration, ou régionales.
L'ouvrage propose une étude grammaticale et stylistique de sept textes littéraires de langue française, représentatifs des principaux genres et courants de la littérature française du XVIe au XXe siècle. La démarche suivie est celle des sujets proposés à l'épreuve de français moderne du CAPES et de l'agrégation de lettres modernes. Les questions abordées sont également l'occasion d'approfondissements théoriques et de rappels définitionnels car, sans négliger les aspects méthodologiques, l'ouvrage vise aussi à réunir un ensemble de savoirs nécessaires aux études de langue et de littérature françaises souvent peu accessibles aux étudiants. En cela, il peut répondre à la demande d'un large public désireux d'approfondir ces deux champs des sciences humaines.
L'acquisition d'une langue constitue pour tout sujet un phénomène complexe. Cette complexité est d'autant plus grande lorsque l'apprentissage se situe dans un contexte interculturel, synonyme de confrontation avec l'altérité. En tant qu'élément constitutif de la culture, la langue est un marqueur identitaire, qui induit des questionnements tant pour le maître que pour l'élève. La connaissance, comme la langue, s'insère en effet dans un processus de circulation des discours dans lequel socialité et historicité sont indissociables et où le savoir est d'emblée discursif. Cet ouvrage analyse un certain nombre de situations de transfert des savoirs et d'apprentissage dans des contextes plurilingues et interculturels où la didactique a partie liée avec l'identitaire, aussi bien en France qu'en dehors de l'hexagone: en Indonésie, en Tunisie, ou à Madagascar. Il se présente également comme une contribution à une réflexion plus large sur la didactique du français langue étrangère, seconde et de scolarisation. Il met en évidence que le plurilinguisme des élèves en milieu scolaire ordinaire est un phénomène ignoré, qui illustre l'indifférence de l'école à tout ce qui ne rentre pas dans son champ institutionnel. Le contexte de la mondialisation atteste pourtant de la nécessité de développer la capacité des enseignants de langues/cultures à prendre appui sur la diversité des élèves afin de développer les compétences linguistiques et culturelles de ces derniers et de construire une historicité des apprentissages en relation avec les contextes sociaux, culturels et historiques.
Quels sont les liens, les corrélations entre les concepts de précarité voire de précarisation avec les processus socio-langagiers attestés de mise à distance ? Dans quelle mesure la compréhension sociolinguistique des espaces urbains construits comme marginaux, relégués, populaires et finalement systématiquement marqués par un plurilinguisme négatif et stigmatisant permet-elle de concevoir les dynamiques de différenciation identitaire dans un contexte global de mobilité ? Ce volume tente de répondre à ces questions par la confrontation des disciplines, des approches, des théories et des terrains urbains (Cameroun, Algérie, Canada, République tchèque, Espagne, France). Pour autant, si le concept de précarité langagière y est centralement interrogé, il n'y est pas perçu comme transférable à toutes les situations urbaines façonnées par l'urbanisation sociolinguistique ; il permet cependant d'approcher la multipolarisation des espaces de référence en lien avec les faits patents de confinement linguistique de populations certes mises en mots comme populaires mais surtout marquées par des pratiques plurilingues discriminantes. Inscrit dans les débats concernant une sociolinguistique urbaine posant l'intervention comme centrale, il constitue un moment essentiel et émergent de l'équipement terminologique et actionnel du champ de recherche.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.