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D'un art sonore photographique. Weekend, Walter Ruttmann, 1930
Bertrand Loïc
EDITIONS MF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782378040796
D'un art sonore photographique de Loïc Bertrand est le premierlivre à se consacrer exclusivement à une oeuvre pionnière de l'art du XXe siècle : Weekend du cinéaste allemand Walter Ruttmann. Entre cinéma, radio et artsonore, ce film sans images, réalisé en 1930, est un moment clé de l'histoire dece qu'on a appelé plus tard l'audiovisuel, qui est plus et autre chose que lecinéma. En réalisant un film qui ne fait image que par sa bande-son, WalterRuttmann repense radicalement la relation entre son et image et ouvre une voiesingulière qui marquera autant le cinéma d'avant-garde que les artsradiophoniques et sonores. Le livre de Loïc Bertrand retrace la genèse de cetteoeuvre cruciale dans l'Allemagne des années 1920 : ses enjeux esthétiques (entraduisant le manifeste, inédit en français, de Rutmann sur l'art sonore'photographique'), mais aussi ses conditions techniques (le son optique), sociales et politiques.
Homme de radio, fondateur et directeur de nombreux services de l'ORTF, Pierre Schaeffer (1910-1995) est considéré comme le père de la musique concrète, terme qu'il propose dès 1948 pour qualifier les expérimentations sonores qu'il effectue dans le Studio d'essai de la Radio au tournant des années cinquante. Contrairement à Schaeffer, Pierre Henry (1927-2017) possède une formation musicale de haut niveau. Formé au Conservatoire de Paris, il y fait des études de percussions et d'écriture, puis suit l'enseignement de Nadia Boulanger, tout en devenant un très bon pianiste. C'est en 1948 qu'il rencontre Pierre Schaeffer au studio de l'ORTF. Ensemble, ils posent les bases d'un nouvel univers sonore qui abolit les limites de la musique instrumentale. Faisant suite aux premières collaborations des deux hommes, la Symphonie pour un homme seul (1950) est considérée comme la première pièce d'envergure de musique concrète. Ouvre manifeste, la Symphonie prend sa source dans un projet de Pierre Schaeffer, une pièce radiophonique sur le thème de la solitude humaine et des bruits corporels. C'est Pierre Henry qui en invente l'univers sonore, lui donnant du même coup une dimension considérable. L'oeuvre s'impose d'emblée comme un événement. René de Obaldia en dira : "Nous voici devant la reproduction de cet univers mécanique devenu nôtre et qui nous domine chaque jour davantage... Le drame de notre temps se grave sur cette cire sans miel" . Tiraillés entre l'extension des possibilités instrumentales et la recherche d'une connaissance théorique qui faisait encore défaut, les auteurs de la Symphonie tentent de concilier les exigences de la démarche concrète avec celles de la composition musicale. Il y est question d'un transfert de la radio vers la musique, de l'invention de nouvelles formes s'inspirant du cinéma ou de la poésie débouchant sur une nouvelle dramaturgie sonore, mais aussi de la production d'un savoir critique vis-à-vis du langage musical classique. En s'attachant à son contexte, à ses conditions de production techniques et esthétiques, et en examinant des sources inédites, telles que les archives sonores ou le journal personnel de Schaeffer, Loïc Bertrand reconstruit le contexte de l'oeuvre et sa genèse. L'auteur procède par ailleurs à une analyse détaillée de la Symphonie, apportant des éclairages significatifs sur cette oeuvre emblématique. Enfin, l'auteur propose une réflexion sur les questions soulevées en leur temps par la première musique concrète, tout en les actualisant.
Résumé : Tout comme le précédent ouvrage de cette collection, Coup de bambou entend faire une place artistique à un sujet naturaliste. En distinguant plus d'une soixantaine de bambous choisis pour leur intérêt historique, culturel ou naturel, puis en confiant leur " portrait " à un aquarelliste reconnu dans ce domaine rigoureux. On y raconte le bambou dans ses apports culturels en général, à travers récits, expressions, usages et objets. Caractéristiques et anecdotes de culture y sont clairement présentées. A la fois un ouvrage de plaisir esthétique et un exposé botanique qui réjouira les amateurs grâce à l'apport des meilleurs spécialistes du bambou en France.
Bertrand Loïc ; De Giorgio Jean-Pierre ; Malick-Pr
L'Antiquité est un véritable bouillon cultuel: d'Homère à Augustin, Grecs et Romains ont interrogé de manière continue le lien inextricable entre l'univers des dieux et celui des hommes. Avec déférence ou impertinence, ils nous ont laissé les portraits colorés d'une multitude de divinités, tantôt terrifiantes, tantôt risibles, le plus souvent partenaires de la vie quotidienne, dont l'histoire permet de penser la place de l'individu, avec ses espoirs et ses angoisses, dans la cité et dans le monde. Cultes officiels, superstitions, envoûtements, persécutions, sectes en tout genre, dont la plus connue s'appelle aujourd'hui le christianisme: les Anciens se sont confrontés aux questions de la tolérance, du scepticisme, de l'équilibre entre les pouvoirs civiques et religieux. Leurs réponses ne sont pas les moins inactuelles. Proposant une réflexion conjointe sur les religions grecque et romaine, ce livre rassemble une quarantaine de textes en traduction, présentés et amplement commentés.
Chaque éternuement d'autrui est pour Félix une occasion de prouver son originalité. Alors que toute personne bien élevée est censée accompagner l'éternuement de quelqu'un d'un "à vos souhaits" bien à propos, Félix, lui, modifie la formule à son profit par un subtil "à MES souhaits" . Et pour peu qu'il en soit remercié, il s'approprie le souhait en le capturant dans un de ses innombrables bocaux.
Economie Eskimo a ?t? ?crit pour r?pondre ? la question suivante : le bonheur est-il accessible aux terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie ? la fois l'exp?rience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'a ecter et d'?tre a ect?. Dans la continuit? conceptuelle et la constitution de la bulle singuli?re. Frank Zappa r?pondrait : dans la musique. Economie Eskimo est un livre sur la pens?e de Zappa : un h?ros ?nigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.
Compositeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle, initiateur du courant de la musique spectrale, Gérard Grisey (1946-1998) a laissé un nombre important d'écrits. Si les textes fondateurs de son esthétique ont pour la plupart été publiés de son vivant, ils sont aujourd'hui épuisés ou difficilement trouvables. Par ailleurs, un grand nombre d'écrits, aujourd'hui archivés à la Fondation Paul Sacher à Bâle, sont restés inédits. Ce volume se propose de réunir l'ensemble des écrits significatifs du compositeur. Ils sont regroupés suivant six grandes catégories : Ecrits sur ses principes de composition, Ecrits sur ses oeuvres, Autres écrits et textes de circonstance, Entretiens, Lettres, Pages de journal. Introduit par une préface de Guy Lelong, le volume sera suivi d'un dossier et d'un appareil critique, destiné à présenter l'ensemble des textes ainsi réunis. Nouvelle édition augmentée de textes inédits.
La Manadologie est un roman d'aventure. Sur le mode d'une science-fiction spéculative qui remet en jeu des textes de philosophie classique, deux personnages (un humain dancartésien et un Streck) parcourent le monde physique et métaphysique à bord d'une navette spatiale de troisième génération. Chassés par les autorités du métaroyaume du coin de galaxie où ils étudiaient leur première manade, ils prennent le large en spatio-clandestins et découvrent des univers problématiques empruntés à Borges, Spinoza et Leibniz. La mesure, le langage, le performatif et la fiction sont au coeur de leurs aventures manadologiques effrénées. Au cours desquelles ils découvriront les gestes essentiels de la vie dans l'espace : comment replier une manade, comment boire ses hrön à la paille, comment parler dans un langage fluide sans y perdre son latin, comment mesurer le monde sans le découper. Si d'aventure, le lecteur passé par tous les périls de cette réactivation narrative elle-même performative, était amené à (r)ouvrir la vraie Monadologie et à la (re)lire en se disant, comme Gilles Deleuze, qu'il n'y a pas de meilleur auteur de science-fiction que Leibniz, le Streck en bleuirait d'aise.