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Commandeur des incroyables et autres honorables correspondants
Bertrand Jacques-André
JULLIARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782260018353
Puisque, à travers les âges, l'humanité persiste gaiement à s'entretuer, n'est-on pas en droit de demander des comptes aux puissances surnaturelles censées apporter joie et harmonie sur terre? Jacques A. Bertrand adresse ce récit à quelques autorités supérieures dont il voudrait attirer l'attention, non sans ironie, sur certaines pratiques déplorables. Savent-ils bien, ces êtres d'exception, que les humains, non contents de s'entretuer (ce qui pourrait paraître suffisant) ont une fâcheuse tendance à s'infliger par-dessus le marché d'abominables souffrances? Il a des preuves, le narrateur, il connaît des histoires... Qu'il nous raconte au cours d'une balade dans différentes époques, mélancolique et ponctuée d'humour (sans lequel le tragique humain ne serait pas supportable). Trois récits emblématiques ponctuent une série de lettres où l'auteur prend à partie, toujours respectueusement et en toute amitié, ses interlocuteurs imaginaires, esprits et somme de toute vie, symboles de sagesse millénaire. Comment expliquer tant d'horreur? Au début du siècle dernier, un jeune ouvrier italien est torturé dans un refuge de montagne après le meurtre d'un marchand de bois querelleur. Plus tard, on suit le parcours sanglant d'un exécuteur de basses ?uvres à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans une campagne française. Dans le Nouveau Monde, sous prétexte de commerce et de propriété terrienne, colons français, britanniques, puis américains, autochtones hurons et algonquins se massacrent autour des Grands Lacs. Et l'ancien monde n'est pas en reste... Pourtant, d'âge en âge, des personnages remarquables ont traversé les paysages sublimes de cette planète. Ne pourrait-on espérer, "Commandeur des Incroyables et Honorables Correspondants", que l'espèce humaine découvre enfin la parole?
De la petite école à la grande, y compris celle de la vie, des premiers baisers à la longue quête de l'âme s?ur, la jeunesse du narrateur, Anatole Berthaud, aurait pu être parfaitement heureuse... s'il n'y avait pas eu les autres. Entre roman d'apprentissage et récit autobiographique, le dernier livre de Jacques A. Bertrand nous enchante, comme toujours par sa finesse, son humour et son élégance d'esprit.
Résumé : La chaise : "Tout le malheur de l'Homme tient à ce qu'il n'a jamais su se contenter de s'asseoir par terre". L'ordinateur : "Ceux qui croient tout ce qu'ils trouvent sur Internet sont ceux qui croyaient tout ce qu'ils lisaient dans les journaux au siècle dernier". Le parapluie : "Cro-Magnon eût-il connu le parapluie, nul doute qu'il l'aurait oublié dans la caverne d'une relation de voisinage ." Le chapeau : "C'est le chapeau qui fait l'Homme. Qui sait si, sans son petit chapeau, Napoleone Buonaparte ne serait pas resté simple lieutenant d'artillerie ?". Les paires : "Des tas de choses vont par paire. Ce par quoi elles sont spécialement exposées à être dépareillées". Les journées de : "Durant la journée de la Tolérance, doit-on tolérer l'intolérance ? Qui embrasser le 29 janvier, journée mondiale des Lépreux ? Du barbecue à la perceuse, en passant par l'ascenseur, la météo et même le rond-point, Jacques A Bertrand nous livre une vingtaine de chroniques drôles et savantes sur cette espèce mystérieuse et muette que l'on nomme "les choses", dans la même veine jubilatoire que Les Sales Bêtes ou Les autres, c'est rien que des sales types.
Depuis "Tristesse de la Balance et autres signes" en 1983, Jacques A. Bertrand a publié une vingtaine d ouvrages, romans, nouvelles et chroniques, dont "Le Pas du loup" (Prix de Flore), "Le Sage a dit", "L Angleterre ferme à cinq heures", "Les Sales Bêtes", "La Course du chevau-léger", "J aime pas les autres" (prix Georges-Brassens), "Mariages", "Commandeur des Incroyables et autres Honorables Correspondants"...
Résumé : -... Maman est morte. Combien de milliards de frères et de s?urs ont prononcé ces mots, dans combien de dialectes ? Une sonnerie de téléphone, dans la nuit. C'est votre frère. Il dit que c'est grave. Un accident de voiture... D'une voix déjà blanche, vous acceptez le fardeau recommandé avec surtaxe et accusé de réception... Quelque chose se fige en vous tandis que votre c?ur prend les devants. Votre champ de vision s'est rétréci, comme un diaphragme : il est minuit passé mais c'est encore trop de lumière. Et en même temps - comme une vrille qui troue le noir de la nuit, là-bas, très loin, qui irait chercher quelque chose au fond de la mémoire humaine -, une ancienne vérité encore à apprendre et toujours sue, incroyable, inexorable... " -Oh, non ". Vous la refusez, comme des milliards de frères et de s?urs avant vous. Mais la vieille vérité a déjà infiltré vos artères, elle s'installe au creux de vous comme un coup de poing à l'estomac au ralenti, elle pèse déjà le poids des montagnes. Vous savez que vous dites non, que vous ne le croyez pas, que c'est vrai. Vous essayez de gagner du temps sur l'éternité...
Maïa et son frère aîné, Jean-Sélim, ont vécu une enfance cosmopolite, marquée par les voyages et les valeurs d'engagement transmises par leurs parents, un père diplomate égyptien et une mère française. Adolescents, ils apprennent la mort brutale de leur père, survenue en Chine dans des conditions mystérieuses. Tandis que leur mère refait sa vie à Rome, Maïa et son frère veillent l'un sur l'autre. La fratrie devient fusionnelle. Jusqu'à ce que Jean-Sélim se lance dans une carrière humanitaire qui le mène sur les terrains les plus dangereux, de la Somalie à l'Irak en passant par la Yougoslavie... Aujourd'hui, alors que la mémoire de sa mère s'effrite, Maïa remonte le fi l de ses souvenirs pour arracher à l'oubli l'histoire poignante d'une famille déchirée par la violence du monde.
Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? "Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal.
Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s'éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s'emparer d'un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n'a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques.Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d'aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l'effroyable attirance de l'humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l'image.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.