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Atlas de la Révolution française. Tome 7, Médecine et Santé
Bertrand Jacques ; Goubert Jean-Pierre ; Laclau Al
EHESS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782713209994
Inscrire dans le temps relativement court d'un demi-siècle mouvementé (1770-1820) une histoire de la médecine et de la santé, n'est-ce pas introduire de force dans le cadre des scansions politiques des réalités qui relèvent de la longue durée ? Il y a évidemment ce qui ne change que lentement : la morbidité et, en particulier, les moyens de lutte contre les épidémies (à l'exception notable de la variole) ; les recours traditionnels du plus grand nombre, qui s'opposent aux choix des élites éclairées face à la maladie et aux médecins ; les ressources et les équipements de la santé. Mais il existe des éléments de rupture nés à la fois de la crise et des innovations : dès avant la fin de l'Ancien Régime s'esquissent les premiers projets d'une meilleure organisation de la médecine et les premières entreprises d'observation systématiques. Avec la Révolution, cette volonté de réforme s'affirme autour d'une figure professionnelle redéfinie, celle du médecin ; d'un espace institutionnel : l'hôpital ; d'une pratique médicale : la clinique. Elle culmine dans le grand projet utopique d'une santé pour tous, la santé publique. Dans cette histoire, la Révolution ne rompt pas toujours avec l'Ancien Régime, tant s'en faut. Mais elle est le moment d'une cristallisation et d'une accélération des évolutions, même si le bilan n'est pas toujours positif, même si toutes les réformes entrevues n'aboutissent pas. Entre médecine et santé, les liens se sont chargés d'une nouvelle signification. La santé du sujet devenu citoyen est une affaire d'Etat. Désormais, la médecine est aussi un enjeu politique.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".