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Histoire du carnaval de Venise. Du XIe siècle à nos jours
Bertrand Gilles
TALLANDIER
10,50 €
Épuisé
EAN :9791021021617
On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIIIe siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Age la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun. Lorsqu'à la fin du XVIe siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra. Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIXe siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange : ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVIIe siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières. C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.
Quel rôle joue l'expérience physique du déplacement sur la production des textes et la circulation des modèles culturels ? Pour évaluer l'impact des voyages dans la genèse et l'évolution des regards portés sur les pays et les peuples étrangers, cet ouvrage se propose d'examiner le cas de l'Italie et de la France entre le XVIe et le XIXe siècle, sans négliger des ouvertures sur d'autres espaces, de la Hollande à l'Amérique. On y interroge l'attitude des voyageurs face aux stéréotypes et la façon dont les matériaux issus du voyage ont pu en retour influencer le fonctionnement intellectuel et idéologique du milieu de départ. Les auteurs, pour la plupart des historiens, réfléchissent entre autres sur les incertains mécanismes de la réception des guides et récits de voyage. Diverses questions découlent de ces prémisses : de quelle palette de supports dispose le voyageur, y compris celui en chambre, pour se représenter l'autre ? Quelles activités mentales et sociales sous-tend le fait de s'intéresser aux nations voisines, quels effets les pratiques de lecture ou d'attention orale ont-elles sur la manière de les appréhender ? En quoi un individu, une société, un milieu local, voire une administration coloniale peuvent-ils être " atteints " par l'expérience de ceux qui ont voyagé et les discours tenus sur ce qu'ils ont vécu ? Comment, à travers des formes d'organisation spécifiques, se transmet et se modifie au cours des siècles une culture du voyage, et quel sens donner à cette dernière ?
Entre 1760 et 1830 le voyage connaît des mutations, non pas dans ses conditions matérielles qui, jusqu'à l'avènement du train, demeurent largement inchangées mais dans sa fonction et sa finalité. Entre le Grand Tour, destiné à la formation d'une jeunesse aristocratique visitant l'Europe des capitales, et la lente émergence d'un tourisme littéraire mettant romantiquement en scène le moi exalté par l'ailleurs, un autre voyage est apparu, résolument ancré dans l'actualité du monde bouleversé par les révolutions de tous genres : le voyage politique. Observer les autres sociétés, les coutumes des populations différentes, se transporter ailleurs, partir comprendre sous d'autres cieux, chercher à comparer les espaces différents, ouvrir sa curiosité à un cosmopolitisme naissant, découvrir d'autres modèles politiques que le sien devient une sorte de propédeutique spontanée, ou bien organisée, forcée parfois, à l'origine d'un transfert d'idées, de personnes et d'expériences que l'aire et l'ère des révolutions atlantiques vont rendre possible depuis le début de la Révolution américaine, jusqu'aux révolutions du XIXe siècle naissant. Ce livre interroge comment une pratique ancienne, le voyage, rencontre une idée nouvelle, la République.
Les commerçants constituent, à l'époque moderne, l'un des groupes les plus marqués par la mobilité: leur métier même l'imposait. Alors que la plupart des voyageurs ne se mettaient en route que de façon occasionnelle - volontairement ou forcés par les malheurs du temps -, pour les professionnels de l'échange parcourir les espaces (ou les faire parcourir par collaborateurs ou subordonnés) était une condition sine qua non de leur existence. Aussi la mobilité des marchands a-t-elle fait l'objet de nombreuses recherches menées par les spécialistes d'histoire économique, notamment en vue d'une meilleure connaissance des réseaux et des modes de fonctionnement du grand commerce. Il est clair toutefois que l'intérêt que présente l'activité itinérante des marchands ne se limite pas à ces derniers phénomènes. Le commerçant voyageur participe du monde qui l'entoure (et qu'il parcourt) de façon multiple, et à bien des égards, les rapports qu'il noue avec les phénomènes culturels et religieux ne sont pas juxtaposés à ses activités professionnelles. Les deux "sphères" entrent facilement en relation, l'une pouvant jouer sur la perception et la pratique de l'autre. Au lieu de les isoler il s'agit donc de les intégrer dans une histoire culturelle des échanges commerciaux. Le présent volume se donne précisément cet objectif, en explorant le sujet, à travers tout un ensemble de cas précis, pour l'Europe de l'époque moderne. L'interrogation porte tout d'abord sur les itinéraires et les espaces que parcourent les marchands, leurs expériences de la mobilité et du monde; elle se tourne ensuite vers les rapports qu'entretiennent commerce et exigences religieuses, vers les nombreux conflits qui se dégagent dans ce domaine, mais aussi vers leurs formes d'accommodement; les "mentalités" marchandes (réelles ou imaginées) font l'objet d'une troisième partie, alors qu'une dernière analyse les enjeux identitaires qui se posent pour les "nations" et "communautés" marchandes implantées à l'étranger. Biographie de l'auteur Albrecht Burkardt est maître de conférences en histoire moderne à l'université Lumière Lyon II. Ses travaux portent sur l'histoire religieuse allemande, française et italienne des XVIe- XVIIIe siècles. Gilbert Bertrand et Yves Krumenacker sont professeurs d'histoire moderne, respectivement à l'Université Pierre Mendès France Grenoble II et à l'université Jean Moulin Lyon III.
Une douzaine de dissertations corrigées et des commentaires de texte, des compléments bibliographiques, des renvois thématiques d'un texte à l'autre, une bibliographie raisonnée et commentée et un index - incluant noms propres et notions... Les étudiantes et étudiants préparant le CAPES et l'agrégation trouveront là un moyen de s'approprier des connaissances, de circuler d'un lieu à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un thème de réflexion à l'autre, et de s'immerger totalement dans "Les révoltes et révolutions en Europe (Russie incluse) et aux Amériques de 1773 à 1802". C'est en croisant les connaissances sur la diversité des espaces, des structures sociales, des mouvements de protestation, de rébellion, de construction, qu'ils pourront entrer dans la pensée comparatiste qu'impose le vaste et novateur sujet soumis à leur sagacité. Les auteur(e)s espèrent par ce livre les aider à progresser dans ce cheminement vers leurs propres synthèses, notamment leur dissertation au moment du concours.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.