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Notes d'un voyage en "Keurse". Déterritorialisation, dépatrimonialisation et déculturation dans la C
Bertoncini Pierre
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343243153
En 1840, Prosper Mérimée signe Notes d'un voyage en Corse. C'est son rapport d'inspecteur des monuments historiques consacré à l'île de Corse. En 1955 l'anthropologue Claude Lévi-Strauss lance la célèbre formule : "Je hais les voyages et les explorateurs" . Pourtant, simultanément, le tourisme de masse commence à se développer dans l'île. Un grand nombre de guides a depuis été publié afin de prescrire des parcours variés invitant nos contemporains à partir dans des explorations allant des fonds sous-marins aux plus hauts sommets rencontrés sur le GR20. Après les notes de Prosper Mérimée, après la dénonciation de Claude Lévi-Strauss, comment aujourd'hui est expérimenté le voyage en Corse tandis que le nombre de résidents permanents et de touristes n'a jamais été aussi important ? Pierre Bertoncini a mené une investigation afin de répondre à cette énigme. Il a découvert comment dans les années 2000 apparaît un toponyme : la "Keurse" .
Ce manuel se fonde sur la conviction que, pour mieux comprendre 1'UE, il convient de développer une vision politique large de sa genèse et de son fonctionnement, en s'efforçant d'utiliser les apports combinés des analyses géopolitique, juridique, institutionnelle ou historique souvent conduites de manière segmentée. Il présente les différentes composantes d'une telle vision politique à partir de trois axes complémentaires: les relations entre Etats et UE; l'exercice des différents pouvoirs dont dispose l'UE; enfin, les rapports établis entre la construction européenne et les citoyens. Politique européenne est l'un des premiers ouvrages pouvant s'appuyer sur le nouveau cadre politique et juridique établi par le traité de Lisbonne, et appelé à rester relativement stable. Nourri de multiples références bibliographiques, il comprend de nombreux tableaux et graphiques présentant de manière synthétique et souvent inédite les principales données de la vie politique de l'UE. Sa force et son originalité sont de s'appuyer sur des enseignements dispensés à Sciences Po, au Collège d'Europe, au Corps des Mines ou à l'ENA, mais aussi, fait plus rare, sur une pratique concrète des "affaires européennes", au sein d'administrations nationale et communautaire, de think tanks ou encore d'organisations professionnelles.
Le "non!" à la Constitution européenne clôt le cycle politique ouvert à Rome, celui des "pères fondateurs". Cet échec n'est pas celui de l'idée européenne, mais d'une certaine manière de construire l'Europe, inspirée d'un despotisme éclairéagissant en marge des voies démocratiques traditionnelles. Après le guerre et le rejet de la Communauté européenne de défense, il avait fallu renoncer à l'intégration politique pour inventer une Europe technique et technocratique. Une paixdurable, un continent réconcilié, une monnaie unique... L'héritage des pères fondateurs est lumineux. Mais il lui manque cruellement l'adhésion des peuples. Les "non" de la France et des Pays-Bas, pays à l'origine de la construction européenne, viennent de le rappeler avec vigueur. Répondre au défi du "non" impose d'entrer dans une nouvelle ère: c'est le temps des fils fondateurs et de ladémocratisation de l'Europe. A cette nouvelle génération, ce livre propose un programme d'action précis, un changement de méthode et de fonctionnement qui mette l'Union européenne à la portée des citoyens. Une critique constructive et unvéritable "plan B" contre l'immobilisme. Un technocrate de Bruxelles sort de l'ombre pour appeler à transformer l'Europe et inviter à une révolution démocratique. C'est une première.
Existe-t-il un après du langage, espace où le genre disparaît, et où les conditionnements dont les mots portent l'empreinte sont gommés pour laisser place à l'unité ? C'est ce que tente d'appréhender Marilyne Bertoncini dans ce long poème, XXL. "L" appelle-t-il dans l'inconscient collectif l'image du féminin ? La poète décline les mots, énumère les consonnes liquides cachées dans la langue de cette exploration intense et ludique. "Elle ", "L" portent-ils la trace incompressible du genre ? XXL nous offre cette révélation permise par la littérature lorsqu'elle est de taille à convoquer un au-delà ou un en-deçà de la langue : le texte est lourd des inconscients collectifs, mais il est aussi porteur d'une potentialité libératrice lorsque comme ici les mots tissent leur propre paysage inédit et neuf grâce au travail de la poésie.
Résultat d'une dizaine d'enquêtes ethnographiques menée en Corse dans la décennie 2000, cet ouvrage permet de découvrir la relation originale entre territoire, patrimoine et culture en Corse : " guerre des panneaux ", amateurs de rock qui s'expriment par des bombages, hommes politiques aux prises avec un impossible aménagement du territoire ou encore militants politiques déguisés en miliciens de 1769 tandis que des comédiens incarnent pour la télévision des rôles de mafieux... Cet ensemble de données recueilli sur le terrain peut d'abord paraître hétéroclite. L'analyse ethnologique met en évidence que les faits observés sont à comprendre comme participant à un même mouvement, un retour du refoulé : le temps de l'indépendance de la Corse gouvernée alors par Pascal Paoli (1755-1769). Dans le contexte actuel de mondialisation où se jouent une recomposition permanente des identités avec l'instrumentalisation du passé et la compétition pour la maîtrise du processus de patrimonialisation qui mettent en décor la Corse en tant que destination touristique présentée comme " île nature ", on verra comment, à l'ère d'Internet, sur l'ensemble de cet espace méditerranéen apparaît le spectre de la mémoire de Pascal Paoli.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.