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Qui a ruiné France Telecom ?
Bertolus Jean-Jérôme ; Cedro Jean-Michel ; Del Jes
HACHETTE LITT.
27,15 €
Épuisé
EAN :9782012356771
70 milliards d'euros: L'une des plus fortes dettes du monde, qui représente quatre fois le "trou" du Crédit Lyonnais! France Telecom, entreprise cotée dont l'Etat français reste le principal actionnaire, est en situation de faillite. La nouvelle équipe dirigeante, après l'éviction brutale de l'ancien Président, promet la rigueur et le redressement des comptes. Mais qui va régler l'addition? L'Etat, c'est-à-dire les contribuables, les centaines de milliers d'épargnants floués dont le portefeuille a été divisé par vingt en deux ans, les salariés du groupe, souvent actionnaires, dont l'emploi est menacé? A l'heure des règlements de comptes, il est urgent de déterminer les responsabilités. "Qui a coulé France Telecom?" révèle les dessous d'une success story qui finit mal. C'est l'histoire d'une élite économique et politique, fascinée par les sirènes des nouvelles technologies, emportée par les tourbillons des marchés financiers, qui n'a pas su gérer et préserver un patrimoine public et performant. C'est l'histoire de ministres qui vont et qui viennent, d'administrateurs somnolents, de haut fonctionnaires méprisants, de financiers habiles. C'est aussi une histoire de France de ces dix dernières années.
Résumé : "Vous êtes derrière une barricade, moi je suis devant. Votre moyen d'action, c'est le désordre. Mon devoir, c'est de faire de l'ordre. Mon rôle est de contrarier vos efforts. Le mieux pour chacun de nous est d'en prendre son parti", Georges Clemenceau. L'acte XVIII des Gilets jaunes s'achève dans la désolation sur les Champs-Elysées. A l'Assemblée, certains s'interrogent sur la fragilité du régime. Une dépêche de l'AFP relève des " défaillances " dans le dispositif des forces de l'ordre. Le gouvernement veut reprendre la main... Le préfet de police Delpuech est alors limogé, et le président de la République fait appel à un homme réputé pour sa fermeté : Didier Lallement, préfet de région à Bordeaux. Il prend ses fonctions dans l'urgence et imprime immédiatement sa marque. Toujours en uniforme, il s'installe dans une des salles de commandement, au milieu de ses hommes. Il ne mâche pas ses mots. On dit de lui qu'il est "impitoyable" et autoritaire. "Lallement, le nouveau préfet qui fait flipper les flics", titre Libération qui parle d'une "reprise en main musclée de la préfecture". Pendant trois ans, il est aux premières loges de toutes les questions de sécurité, et au coeur du pouvoir. Ayant quitté ses fonctions, cet homme de conviction au service de la République accepte de parler. Stade de France, mouvements insurrectionnels, attentat à la préfecture, incendie à Notre-Dame, montée de la violence, trafic de drogue, relations avec le gouvernement...
Résumé : Ils s'appellent Messier, Murdoch, Lagardère, Bouygues, Berlusconi, Baudecroux. Les Média-maîtres sont au centre d'une gigantesque bataille pour le contrôle de l'information. Les technologies numériques ont radicalement modifié la gestion, le contrôle et la finalité des médias. Aujourd'hui, on commence dans la télévision et on finit dans le commerce électronique. On dirige un quotidien et on se retrouve actionnaire d'une chaîne de télévision locale. La concentration bat son plein. Et cela ne fait que commencer : les survivants seront rares. Les mastodontes des télécommunications, de l'informatique et les nouveaux géants de l'Internet se jettent à présent dans la mêlée. Pour alimenter les tuyaux - câbles, réseaux informatiques, téléphones, satellites -, chacun tente d'acquérir une parcelle du contenu véhiculé par les médias. La mutation d'Internet a commencé. Demain, avec des capacités de transmission cent fois supérieures, la toile mondiale absorbera tous les médias. Ce livre dresse le portrait de ces conquistadores du nouveau monde numérique. A travers la télévision, la radio et la presse, il dessine les contours des grands groupes de médias, de leurs actionnaires et de leurs dirigeants. Au travers des fusions, des acquisitions, des amours et des haines entre grands patrons, il raconte la guerre du tout-média.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.