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Un impensé de Marx: la question juive
Bertocchi Jean-Louis
ECLAT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782841625727
Le livre de Jean-Louis Bertocchi revient sur la question lancinante de Sur la Question juive du jeune Marx, qui répondait en 1843 à Bruno Bauer. Le pamphlet a fait couler beaucoup d'encre et de larmes sur le supposé antisémitisme de Marx et, par ricochet, de la gauche tout entière. La psychanalyse a parlé de "haine de soi" et les historiens ont invoqué "l'air du temps" pour expliquer une position qu'il faut replacer dans un ensemble de textes de la même époque, dont la cible est principalement la société bourgeoise capitaliste. L'analyse de Jean-Louis Bertocchi donne accès au cabinet de travail de Marx et insiste sur la manière dont il s'approprie certains concepts hérités de la philosophie allemande et les redéfinit de façon à les articuler aux discours antijuifs de l'Allemagne du XIXe siècle, à partir desquels il pense pouvoir tenir une position politique singulière. L'édifice est fragile et si Sur la Question juive dérange et semble vouloir régler des comptes pour lesquels l'auteur manque d'argumentation, le "Juif" de Marx finira par disparaître complètement comme figure et principe de l'égoïsme bourgeois dans les oeuvres à venir. Prenant appui sur ce constat et sur une analyse des notions qui composent le tissu spéculatif de Sur la Question juive, Jean-Louis Bertocchi revient également sur la persistance du 'signifiant' juif, tel qu'il a pu prendre forme dans ce texte de jeunesse, au sein d'une gauche qui y est restée attachée comme l'arapède à son rocher. La simplification, jusqu'au simplisme, du raisonnement du jeune Marx, semble une aubaine pour une partie de la gauche qui ne parvient pas à dépasser ses propres démons. Il est d'ailleurs curieux que la première réédition en France du texte de Marx, en décembre 1968, soit justifiée en préface par une montée de l'antisémitisme due à la récente ... guerre des Six jours, annonçant le glissement de la Question juive vers une question israélienne. Jean-Louis Bertocchi, docteur en philosophie, a participé aux activités du laboratoire de recherches du CNRS (URA ? 1084) dirigé par Yves Schwartz au sein de l'Université Aix-Marseille. Il a publié Marx et le sens du travail, aux Editions sociales en 1996 et, plus récemment, Moses Hess. Philosophie, communisme et sionisme. De la fraternité sociale à la terre du retour, aux Editions de l'éclat en 2018.
Résumé : Contrôler la gestion de l'argent public au sens large, c'est-à-dire les fonds de l'Etat, des collectivités et établissements publics, des entreprises publiques, de la sécurité sociale, des organismes recevant des concours financiers publics nationaux et européens et même des associations faisant appel à la générosité publique, participer enfin à l'information des citoyens quant à son usage : telles sont les missions des juridictions financières. La Cour des comptes, les chambres régionales et territoriales des comptes et la Cour de discipline budgétaire et financière disposent d'un champ de compétence et de pouvoir étendus qui leurs permettent de peser sur la régularité et la qualité de gestion de nombreux organismes publics et privés.
Froment-Meurice Anne ; Bertucci Jean-Yves ; Hauptm
Les grands arrêts de la jurisprudence financière présentent les grands arrêts et décisions rendus par la Cour des comptes, la Cour de discipline budgétaire et financière, le Conseil d'Etat, le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l'homme, l'ensemble des compétences juridictionnelles des juridictions financière, les règles de procédure qui leur sont applicables et illustrent la richesse de l'apport jurisprudentiel des juridictions financières dans la protection des fonds publics et la bonne gestion. Cette septième édition tient compte des différentes illustrations des cinq dernières années de jurisprudence de la mise en application du nouveau régime de responsabilité pécuniaire et personnelle des comptables publics, entré en vigueur en 2012.
Presque complètement inconnue en France, l'?uvre de Betocchi est pourtant parmi les plus importantes dans le paysage poétique italien du vingtième siècle. " Poète de passage ", sorte d'oiseau migrateur qui se déplaçait au gré de ses chantiers, la pure concision de sa langue lui permet de percevoir à la fois la dure réalité humaine et les sentiments profonds qui l'animent, et cela dans un mouvement unique, dans une compréhension d'un seul tenant, fulgurante et immédiate. Il renoue avec le sens premier de la parole pour créer une voix qui dans toutes ses ?uvres, s'adresse à nous tous, à la recherche d'une vérité commune qui l'arrime aux autres et nourrit son chant fait d'une religiosité toute corporelle.
Découvrir ou approfondir ses connaissances en histoire, en géographie, en éducation civique, en sciences et technologie, en art ou même en sport, c'est ce que propose ce cahier pour les 8-10 ans. À l'aide de grilles de mots croisés auto-correctives, l'enfant travaille de manière autonome autour de thèmes liés à son programme scolaire et à l'actualité ? histoire: les guerres napoléoniennes, la Révolution, les inventions du XIXè siècle... ? géographie:les fleuves français, les canaux, les Alpes... ? éducation civique: l'Europe, la Déclaration des droits de l'Homme... ? sciences:les muscles, les sens, les poumons, les volcans, les abeilles, les fleurs... sont autant de sujets explorés. Les exercices mettent également en oeuvre des compétences transversales comme l'analyse de documents, la déduction, le tri, le traitement de l'information.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.
Résumé : Considérer la situation de la France contemporaine à partir du point de vue des citoyens émancipés, c'est prendre la mesure de la laïcisation des lois et de ce qu'elle implique réellement en termes d'égalité et de liberté. Il faut pour cela revenir à l'orgueil inouï qu'a représenté la rupture avec le christianisme, à la fois instance de légitimation des institutions juridiques et politiques et disposition commune et fondamentale des subjectivités. Cet essai s'efforce de rejoindre cette source de la liberté moderne, celle des hommes qui désobéissent à Dieu et n'en ont aucun remords, celle des sujets révolutionnaires dont la volonté se soutient d'elle-même, celle de ce qu'il ne faut pas craindre d'appeler "les hommes de mauvaise volonté", puisque c'est le refus de la fondation théologique de la volonté bonne qui les a caractérisés. Pour les héritiers de cette tradition révolutionnaire, le danger, aujourd'hui, a changé de visage : il réside dans les nouvelles formes d'obéissance qui envahissent le champ social contemporain et n'ont qu'un seul mobile : la haine de l'émancipation. L'enjeu est alors de maintenir notre désobéissance présente à la hauteur de la désobéissance passée et de reproduire le geste de rupture dont nous avons été capables, en l'opposant aux nouvelles figures de l'humilité, non chrétiennes cette fois, où s'abolissent nos capacités politiques.
A la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de "crise de gouvernementalité" pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs — religieux, politiques, disciplinaires... —, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : "nous ne voulons plus être gouvernés ainsi". C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'Etat néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser "un art de ne pas être trop gouverné" qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de "l'usufruit du monde".
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés
Résumé : Après la candidature de la liste "Urgence écologie" aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les Etats d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.