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Des lions comme des danseuses
Bertina Arno
CONTRE ALLEE
6,00 €
Épuisé
EAN :9782917817346
On avait beau jeu d?affirmer qu?elles avaient été achetées, car certains explorateurs ou certains représentants de l?Etat français, avaient sans doute troqué ces oeuvres contre peu d?argent, ou des babioles, ou des menaces. Aucune transaction inattaquable, certainement. Certes il était possible d?affirmer qu?en les volant on les avait sauvées mais c?était tout de même tordu. La spoliation des biens culturels africains pratiqués par les pays fondateurs de l?Union européenne, comme la France et Italie, durant les années de colonisation En trouvant l?audace d?intenter une procédure contre le Musée du quai Branly, à Paris, le roi de Bangoulap ? un village du pays bamiléké, dans l?Est du Cameroun ?, ne pouvait pas deviner que c?était en fait l?Europe libérale et carnassière qu?il allait complètement déshabiller. Arno Bertina inverse la vapeur avec un plaisir communicatif Les pays africains réclament la gratuité du musée pour leurs ressortissants arguant que les oeuvres exposées leur appartiennent. Sans réponse, ils interpellent l?Union européenne qui finit par admettre la propriété africaine de ces oeuvres à la surprise générale, bien qu?elles participent de l?identité européenne. Cette première demande accordée fait effet tache d?huile car les Africains décident de ne pas s?arrêter là. De la fiction à la science-fiction On assiste au désenchantement de l?Union européenne se voyant obligée de céder à toutes les requêtes successives, qui aboutissent à la libre-circulation des ressortissants africains avec l?ouverture des frontières, où la notion de gratuité prime.
Au moment où je devins adolescent, c'est-à-dire sérieux, lui, à soixante-dix ans, devenait excentrique, ou inconséquent, et papillonnant. Nous nous sommes manqués." Dans ce récit conçu comme une hypothèse biographique, La rencontre entre l'auteur et son aïeul se fera de manière posthume. Ce personnage discret ayant traversé le XXe siècle sur le fit, et légèrement à la tangente de sa famille, nourrit le texte de sa propre liberté, laissant à la fiction Le soin de restituer le désordre invisible qui fut au coeur de son existence. Biographie de l'auteur Arno Bertina est notamment l'auteur de Le dehors ou la migration des truites (Actes Sud, 2001), Appoggio (Actes Sud, 2003) et d'Anima motrix (Verticales, 2006). Il est par ailleurs membre du collectif de la revue Inculte.
Pour ce qui représente peut-être la scène finale de sa carrière, Myrtle Gordon tient la vedette d'un procès en cour d'assises. Accusée de crime, elle proclame et déclame sur tous les registres son innocence, sa colère, son mépris. Dans la salle - disgracié et comme en exil de lui-même -, Jean, qui fut son amant, son mari, son compagnon, assiste aux débats et témoigne, ressassant les épisodes qui ont conduit au tribunal la cantatrice déchue, et ruminant les "aveux" que, chaque soir, livrée à la solitude de sa cellule, elle glisse dans les cassettes d'un magnétophoneAinsi prend forme le contradictoire portrait d'une chanteuse en rupture avec son milieu professionnel, d'une artiste qui vit dans la défiance de sa propre voix, d'une interprète qui oppose aux bienséances esthétiques toutes les frasques de son tempérament tumultueux. Mais, par-delà les accusations et l'affaire pour laquelle on la juge, quel fut le motif de cette fugue, soudaine et inexplicable, en Italie ? C'est autour de cette énigme que se noue le roman d'Arno Bertina. Et c'est sur l'opéra que prend appui (appoggio) son inspiration. Non pour imiter ou romancer l'art lyrique, mais pour en saisir et en restituer - du grotesque au sublime, du plus artificiel au plus émouvant - la singulière tradition et l'irremplaçable énergie
4e de couverture : "Ceci n'est pas un essai sur le Congo. Cinq longs séjours, à l'invitation d'une ONG, ne permettent pas d'écrire sur un pays. Ce n'est pas non plus un récit de voyage. Alors quoi ? C'est assurément un livre sur les filles des rues que j'ai rencontrées à Pointe-Noire et Brazzaville, dont j'ai voulu décrire la force et les blessures. Mineures n'ayant pas d'autres ressources que la prostitution, souvent orphelines et déjà mères, elles se métamorphosent dès la nuit tombée pour "faire la vie". Mais peut-être est-ce aussi un livre sur ce monde qui est le leur, avec sa misère et ses mystères, et sur ce qu'il a déplacé en moi..." Arno Bertina.
La traduction n'est pas seulement mon travail alimentaire. C'est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu'il connote de soin, de savoir faire, de travail minutieux sur la trame de l'écrit. La traduction est mon métier, elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu'autrice ; j'écrirais sans doute autre chose et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j'étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. Cesser de traduire, ce serait renoncer à ce qui m'a faite telle que je suis.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
Dans ce roman de la ville composé de courtes histoires, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain. Avec ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres, elle décortique les situations absurdes auxquelles sont confrontées la plupart des citadines.