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Au nom du pire. David Berman et Silver Jews face aux démons de l'Amérique
Bertin Pascal
LE GOSPEL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782494054110
En 2019, la mort du musicien David Berman marque profondément les esprits des fans de rock indépendant, toutes générations confondues. Dandy provocateur et intemporel, chanteur et poète ultra charismatique, il s'est fait connaître avec le groupe Silver Jews qui compta un temps en ses rangs Stephen Malkmus et Bob Nastanovich du groupe Pavement. En quelques albums clés, il a contribué à remettre de la poésie dans le rock'n roll des années 1990 et 2000, conjuguant humour noir, écriture littéraire et charisme de crooner grunge. Artiste maudit, il est considéré par de nombreux fans et journalistes comme un musicien aussi important que Bob Dylan ou Patti Smith en leurs temps. En 2009, après quelques années erratiques, Berman annonce sur une note de blog la dissolution de son groupe et la cause d'une profonde dépression l'affectant depuis ses jeunes années : son père, Richard Berman, est un des plus grands avocats lobbyistes de la droite américaine, défenseur des industries des armes, du tabac ou de la pétrochimie. Construit comme une biographie rock teintée de réflexions sociologiques et politiques, Au nom du pire ausculte la vie d'un outsider de génie au travers de son insoumission à ce douloureux héritage et revient par là-même sur trois décennies de la vie culturelle et politique américaine. Une histoire de vie quasi-mythologique, émaillée d'un retour sur la discographie méconnue d'une figure musicale au potentiel de fascination intact.
Résumé : Amelia Aurelia est une jeune femme au contact constant de la mort. Employée par l'entreprise de pompes funèbres familiales sur la côte australienne, elle est experte dans le maquillage des défunts, les sublimant une dernière fois auprès de leurs proches. Sa vie est compartimentée en deux réalités : le deuil des autres qu'elle accompagne pendant la journée avec sa famille légèrement dysfonctionnelle et l'oubli qu'elle cherche chaque nuit lors de relations fugaces entamées sur des applis de rencontres. Sa vie bascule quand sa mère, phare de la cellule familiale comme de l'entreprise, meurt soudainement. Incapable d'affronter sa peine et l'effondrement d'un équilibre fragile, elle fuit pour retrouver son père biologique, un artiste raté parti s'installer au fin fond de la Tasmanie rurale. Peinant à renouer le contact avec lui, elle ouvre sur une nouvelle appli de rencontres une véritable boîte de Pandore : celle du milieu BDSM local qui la mènera à affronter et dépasser sa peine, physique autant que psychologique. Sied dans une nature sauvage et luxuriante, Une créature de douleur est un roman unique en son genre, mêlant humour noir, réflexion puissante sur le corps féminin et évocation des tréfonds de l'âme humaine en prise avec le deuil. Une oeuvre littéraire qui touche par sa poésie subversive à des sujets universels, à classer quelque part entre L'année de la pensée magique de Joan Didion, la série Six Feet Under et la poésie d'Emily Dickinson. Ella Baxter vit à Melbourne. Après avoir travaillé comme sculptrice, elle a fait une entrée remarquée dans la littérature anglo-saxonne avec ce premier roman.
Résumé : Et si le sommeil était le dernier territoire préservé ? Alice Butterlin écrit de son point de vue de jeune femme asphyxiée par la réalité qui peu à peu se réfugie dans les heures défuntes : celles où notre corps s'endort et navigue entre rêve et réalité. On la suit d'un parc londonien envahi par les chauves-souris aux tours ancestrales du Paris gothique, d'une ville abandonnée aux rayons d'un supermarché remplis de produits périmés en passant par les pelouses impeccables d'une famille catholique américaine. Dans une langue riche et symboliste, Alice Butterlin décrit ses allers-retours entre réel et inconscient, obsessions pop et réflexions personnelles. Un portrait de femme qui se place dans la lignée d'une littérature aux accents fantastiques et ésotériques, nichée entre fiction et journal intime.
Résumé : Il n'existe pas deux artistes au monde comme Kate Bush. Chanteuse, songwriter, performeuse à l'univers incomparable, créatrice innovante, femme libre et puissante, elle est aussi paradoxalement une des pop stars les plus secrètes de l'histoire moderne. En 1983, Fred Vermorel entreprend de se glisser dans la peau de son plus grand fan pour réaliser une enquête d'une forme totalement nouvelle dans l'histoire de la littérature consacrée à la musique. L'auteur retourne sur les traces de ses ancêtres, interroge ses proches et s'immerge jusqu'à la folie dans l'univers de Kate Bush. Le résultat est un texte mystique, souvent baroque, une plongée vertigineuse dans la musique de la chanteuse qui éclaire de manière rare la puissance obsessionnelle qui régit la relation entre fans et pop stars. Livre le plus vendu au monde sur la chanteuse, L'Histoire secrète de Kate Bush (et l'art étrange de la pop) fut un best-seller controversé, avant de devenir culte au cours des années. Inédit en langue française et épuisé depuis deux décennies en Grande-Bretagne, il ressort aujourd'hui complété par les archives personnelles de l'auteur. Une pièce maîtresse de la littérature consacrée à la musique pop, et de la culture anglaise underground.
Résumé : Elevé par une mère hippie célibataire et légèrement toquée, Ricky a trouvé depuis l'enfance des figures paternelles de substitution dans les superstars du catch. Devenu lutteur à son tour, il partage son temps entre la ligue amateur et un travail de concierge dans un lycée. Un soir de match, il se brise le cou et devient la risée du milieu suite à la diffusion virale d'une vidéo antipatriotique. Cloué au lit, sans le sou, il apprend que sa petite amie de longue date a avorté sans lui en parler. Fatigué de se gaver de malbouffe et de séries télé, il entreprend alors avec sa mère un road trip à la recherche de son père biologique, un Natif américain disparu peu après sa naissance. Plongée dans les limbes de l'Amérique du milieu, celle des dive bars et des trous paumés du Midwest, Rentre chez toi, Ricky ? ! est l'odyssée drôle et mordante d'un éternel adolescent incapable de couper le cordon, balloté par les mutations du monde contemporain et une nostalgie pop enivrante. Gene Kwak affronte dans une langue moderne et percutante les questions d'identité, de mixité et de masculinité d'une façon totalement inédite, rappelant les losers éternels de John Fante, Gus Van Sant ou Daniel Clowes. Gene Kwak est originaire du Nebraska, Rentre chez toi, Ricky ? ! est son premier roman. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Alice Butterlin.