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Louise Weiss
Bertin Célia
ALBIN MICHEL
26,05 €
Épuisé
EAN :9782226107763
Femme de culture et de conviction, pacifiste de la première heure, féministe turbulente et infatigable défenseur de l'Europe, Louise Weiss (l 893-1983) fut un symbole pour plusieurs générations. Témoin passionné des deux guerres mondiales, celle qui incarna la lutte pour l'égalité politique et civique des femmes ne cessa jamais de combattre pour la démocratie. Fondatrice en 1918 de l'hebdomadaire L'Europe nouvelle, elle créa l'Ecole de la Paix dont les orateurs sont les plus illustres Européens d'alors, puis elle lança le mouvement de la Femme Nouvelle. En 1979, Louise Weiss prononça le discours d'ouverture du Parlement européen à Strasbourg. Elle avait quatre-vingt-six ans. Mais derrière le personnage public, magnifique et insaisissable, se cachait une femme vulnérable, prisonnière de ses propres contradictions. La biographie particulièrement exhaustive que lui consacre Célia Bertin va au-delà des apparences et révèle la complexité de l'auteur des Mémoires d'une Européenne. Une Européenne qui fut aussi, comme en témoigne cet ouvrage, une grande darne.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Janvier 2015 : à peine nommé ministre des Finances de la Grèce, Yanis Varoufakis déclenche une des batailles les plus spectaculaires et controversées de l'histoire récente en cherchant à renégocier les rapports entre son pays et l'Union européenne. En dépit du soutien exceptionnel de la population grecque et de la logique imparable de ses arguments, il se heurte à un mur et provoque l'ire des élites politiques, financières et médiatiques de l'Europe.La vérité de cet affrontement était appelée à rester inconnue, puisque la direction de l'Union européenne se réunit à huis clos. Mais ce récit personnel et explosif de Yanis Varoufakis raconte comment les choses se sont passées dans les couloirs de Bruxelles. Il révèle une histoire édifiante où se mêlent hypocrisie, trahisons, collusions d'intérêts et acrobaties politiques.Conversations entre adultes est un vibrant appel à renouveler la démocratie européenne avant qu'il ne soit trop tard.
Boucheron Patrick ; Negri Antonio ; Piketty Thomas
L'Europe, pendant la plus grande partie de son histoire, a été une idée. Elle signifiait un profond désir de circulation et de liberté autant qu'un souci de rigueur et de polémique. A Milan ou à Paris, on se lisait fougueusement ; entre Bruxelles et Vienne, on se copiait passionnément. Aujourd'hui, alors même que l'Europe est devenue une institution, elle n'est pas, ou de moins en moins, une idée. Bruxelles serait-elle devenue une Cité interdite où le débat public ne pénètre plus ? Voilà pourquoi la revue Le Grand Continent a invité cinq penseurs internationalement reconnus pour l'envergure de leurs travaux à parler, pour la première fois, de leur idée d'Europe. Ensemble, ils ont ouvert de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins à parcourir pour retrouver les voies d'une Europe idéale, pleinement politique ? une certaine idée de l'Europe.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Résumé : Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.