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La Restauration
Bertier de Sauvigny Guillaume de
FLAMMARION
10,20 €
Épuisé
EAN :9782080812377
Succédant à vingt années d'événements dramatiques et de bouleversements inouïs, la Restauration, en France, a pu donner l'impression d'une période terne et vide ; aux yeux de l'histoire officielle, les règnes de Louis XVIII et de Charles X ne représentaient qu'une maladroite tentative de retour en arrière, une parenthèse malencontreuse dans l'évolution irrésistible de la société française vers un régime républicain démocratique. Après la dernière guerre mondiale et la reconstruction qui l'a suivie, on est mieux en état aujourd'hui de comprendre et d'apprécier l'effort des gouvernements et des Français de toutes les catégories pour rebâtir une maison habitable sur les ruines accumulées par la Révolution et l'Empire, pour exorciser les illusions et les souvenirs funestes, pour concilier, comme l'écrit Chateaubriand, " tout ce qu'il y avait de possible dans le passé avec tout ce qu'il avait de possible dans le présent ". D'autre part, grâce à la stabilité et à la paix retrouvées, la vie intellectuelle et artistique a repris, après une longue éclipse, un éclat incomparable. La présente synthèse, qui fait une large place aux aspects moins connus de la vie économique, sociale et culturelle, permet de comprendre la justesse profonde de cette appréciation. La France moderne est née sous la Restauration.
Lorsque la Restauration succède à l'Empire et à la tentative avortée des Cent Jours de Napoléon, c'est avec joie et soulagement qu'est accueilli le retour des Bourbons sur le trône. Après dix ans de Révolution, puis quinze ans de bonapartisme, et des guerres de conquête très lourdes à supporter, le peuple français aspire à renouer avec une certaine stabilité institutionnelle et diplomatique. Guillaume de Bertier de Sauvigny, à travers des entretiens menés par Pierre-Jean Deschodt, fait revivre les années 1815-1830, méconnues et pourtant si essentielles. Cet abrégé de la Restauration met en lumière des aspects inattendus de ce temps tels que la hardiesse de la politique étrangère ou les projets utopiques qui fleurissent. Les grands acteurs sont aussi largement présents : les rois, mais aussi les ministres Decazes, Richelieu, Villèle, Polignac, et les écrivains Chateaubriand, Lamennais, Constant...
Résumé : " Ma biographie me fera peut-être connaître d'une manière défavorable, mais du moins elle ne sera pas ennuyeuse ", écrivait Metternich. Le champion de la Vérité et du Droit ne se trompait pas. Ceux qui ont gardé l'image traditionnelle d'un personnage solennel, sûr de lui-même, inébranlable dans ses résolutions autant que machiavélique dans ses desseins, découvriront un homme assez médiocre au fond, sujet à l'erreur et à l'hésitation, mais rachetant ses déficiences par une fidélité inconditionnelle à son souverain et à l'Etat qu'il servait. Une image neuve et nuancée du grand ministre autrichien ; fort différente, en somme, de l'effigie odieuse accréditée par une historiographie d'inspiration libérale. L'homme d'Etat apparaît moins grand du fait de ses capacités qu'en raison des événements auxquels il fut mêlé, des personnalités qu'il confronta - Napoléon surtout - et de la durée exceptionnelle de sa carrière politique. Quant à l'homme privé, on le voit sujet aux faiblesses et aux passions communes, foncièrement bienveillant à travers son égoïsme serein ; bon ami, bon père, et même bon époux, en dépit d'aventures extra-conjugales que révèlent ici pour la première fois des correspondances intimes récemment mises au jour.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)