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Orson Welles au travail
Berthomé Jean-Pierre ; Thomas François
CAH CINEMA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782866424206
Orson Welles est l'un des grands réalisateurs à propos desquels les légendes les plus diverses se superposent à l'esprit. Enfant terrible de l'Amérique, son entrée fracassante en cinéma avec Citizen Kane le propulse en jeune prodige de Hollywood. Ses démêlés avec les studios le parent de l'image d'un artiste brimé par les producteurs. Sa carrière d'acteur lui confère l'aura de séduction d'une star, bientôt doublée de celle de l'ogre de ses rôles shakespeariens. Ses allers-retours entre les Etats-Unis et l'Europe lui gagnent la réputation d'un auteur au génie intarissable et contrarié. La vertu première de cet ouvrage est de se dégager des a priori forgés par le mythe Welles, de retourner à la source des faits, d'analyser les documents de première main pour dessiner le portrait du cinéaste au travail. Sa puissance de création le dote d'une exceptionnelle faculté d'adaptation, modifiant de fond en comble les choix stylistiques d'un film en fonction des conditions de production qui lui sont proposées. L'énergie de son projet artistique est si intense que le changement de méthodes d'un film à l'autre, voire au cours d'un même film, aboutitinéluctablement à une oeuvre marquée de son sceau. Volonté de contrôler le moindre détail ou choix délibéré de déléguer à l'équipe, préméditation méticuleuse ou improvisation dans l'urgence, Welles n'est jamais plus à l'aise que dans les extrêmes et n'est guère avare de paradoxes. De Citizen Kane et La Splendeur des Amberson à Falstaff et Filming Othello, des années 40 à la fin des années 70, les auteurs restituent la genèse de chacun de ses films, grâce à leur travail de recherche dans des archives européennes et américaines : scénarios, contrats, croquis, plans de travail, storyboards, maquettes, rapports de production, mémos, correspondances... L'ouvrage est illustré d'une abondante iconographie, de photos de tournage rares et de nombreux documents de travail inédits.Jean-Pierre BERTHOMÉ et François THOMAS sont professeurs en études cinématographiques auxuniversités Rennes 2 et Paris 3 et collaborent à la revue Positif. Jean-Pierre Berthomé est notamment l'auteur de livres sur Jacques Demy, Le Plaisir, Les Parapluies de Cherbourg et Le Décor au cinéma. François Thomas a publié L'Atelier d'Alain Resnais et codirigé un livre sur L'Age d'or du court métrage français. Ils ont déjà signé ensemble un ouvrage sur Citizen Kane aux éditions Flammarion.
Résumé : Mort en 1990, le cinéaste Jacques Demy laisse derrière lui une oeuvre unique, inclassable, dont l'élégance et l'apparente légèreté masquent mal la gravité profonde. C'est ce double visage du réalisateur que dessine Jacques Demy et les racines du rêve de Jean-Pierre Berthomé, au travers des entretiens avec le cinéaste, ses amis, ses acteurs et ses collaborateurs, des analyses des films, et des rapports que le livre tisse, avec acuité et méthode, entre le cinéma et la vie, image par image. Publié pour la première fois en 1982, puis réédité en 1996, Jacques Demy et les racines du rêve fait l'objet ici d'une nouvelle édition mise à jour.
S'appuyant sur une grande variété de sources pour la plupart inédites, cet ouvrage propose de dresser un tableau général du système des studios français de 1929 à 1939. Le studio y est alors considéré comme un espace de travail, d'innovation et de création, un lieu d'apprentissage et de sociabilité au sein duquel les dimensions économique, technique, artistique et humaine sont irrémédiablement liées. A travers cette histoire sociale et culturelle des studios français, l'ouvrage éclaire les conditions matérielles de réalisation des films et propose une analyse des dynamiques économiques et sociales d'un milieu professionnel alors en pleine mutation.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.