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Anne Marie Palardy, écrire pour vivre. Itinéraire d'une bourgeoise canadienne
Bertho Lavenir catherine
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782140326257
Toute sa vie, Anne Marie Palardy, épouse d'un grand industriel du nord du Québec, a écrit. Elle a laissé un journal intime, un journal de famille ou scrapbook, une ample correspondance et, surtout, de nombreux carnets qui couvrent sept de ses longs voyages en Europe entre 1907 et 1923. Ces écrits donnent accès de manière exceptionnelle à ses sentiments, ses émotions, ses révoltes aussi. Jeune fille, elle affronte l'église en refusant d'entrer au couvent. Epouse et mère, elle doit faire face à la mort de ses enfants. Femme du monde, elle est séduite, puis déçue, par la vie aristocratique à Londres et à Paris et désarçonnée, dans le Montréal des années 1920, par une modernité qu'elle récuse. Toutes ces épreuves lui permettent de se connaître et de revendiquer avec force une identité propre, canadienne et française, qui fait sa force, et aussi sa faiblesse, face à un monde qui change.
Il y a plus de 100 ans, le 7 novembre 1917, les bolcheviks prennent le pouvoir à Petrograd. Cinq ans plus tard naît l'URSS, un Etat fondé sur un projet politique d'une ambition et d'une ampleur sans précédent : à travers le communisme, accéder à une société et un mode de gouvernement capables d'apporter le bonheur à tous ses membres. Tout est à réinventer : la vie politique, les codes culturels, les façons de vivre. Le rêve communiste se fracasse sur les rochers de l'histoire. Mais il aura eu le temps de façonner un pays sans équivalent. Cet ouvrage est un voyage au coeur de ce pays aujourd'hui disparu. Véritable patchwork visuel, il illustre toutes les dimensions de ce que fut le "style soviétique" : l'architecture constructiviste, les affiches de propagande, les étiquettes des produits du quotidien, la mode féminine des années 1960, la conquête de la Sibérie ou les concerts de rock des années 1980. En contrepoint, des analyses de fond rappellent que, derrière le foisonnement des images, se cache aussi l'histoire tourmentée du XXe siècle. Sans a priori politique, le livre présente, à travers le commentaire historique d'une centaine de photographies, différents aspects de la société soviétique qui iront parfois à l'encontre des clichés et des idées reçues.
Résumé : Les missions sont aujourd'hui à nos portes. Si la figure du missionnaire barbu et bienveillant, façon Tintin au Congo, est à ranger au rayon des souvenirs de la mauvaise conscience occidentale, la dynamique de la mission, elle, est toujours à l'?uvre. Sur tous les continents s'affairent aujourd'hui des ONG, désireuses à la fois de sauver les hommes et de moderniser les sociétés. À leurs côtés s'activent des missions évangéliques, souvent d'inspiration américaine, ainsi que des organisations qui se sont donné pour but de ramener les croyants à l'islam. Pendant ce temps, les missionnaires catholiques et protestants, forts d'une expérience séculaire, continuent, à bas bruit, à convertir les âmes et à soigner les corps. Or la mission, croyons-nous, est un objet médiologique. Les idées ne voyagent pas toutes seules et ces entreprises de conviction donnent à voir les mécanismes de la conversion. Il s'agit d'abord de faire corps : ordres religieux, confréries, associations, ONG... permettent de recruter ceux qui partent, de les financer, de les protéger, d'en surveiller l'orthodoxie et, en cas de malheur, d'en conserver la mémoire. Il faut aussi faire croire : c'est par l'écrit et l'image, la parole et le corps, que s'exposent les croyances et que l'on gagne les esprits. L'âge religieux des missions s'était ouvert avec les voyages de saint Paul. Un âge politique lui a succédé, qui s'est clôt sur l'héritage de la IIIe Internationale. Le XXIe siècle inaugure un âge idéologique de la mission. Sous nos yeux des prédicateurs, des médecins et des défenseurs des droits de l'homme diffusent sur tous les continents leurs croyances et leurs modes de vie. D'actualité, l'esprit de mission ? Sans aucun doute.
Ingrid est berlinoise. 1943 : Brême saisit par hasard sa vie oisive dans l'activité d'une grande cité vidée de ses hommes allemands au combat, mais où la Polizei, les usines d'armement, les vols nocturnes des bombardiers syncopent chaque jour les existences d'une humanité hétéroclite, rabattue de tous les coins de l'Europe asservie. Monde d'une vitalité impudente et rusée qui s'agite autour de Madame Blanche, de Robert, de Théo le Hollandais et de trop jeunes petites Allemandes, où Pierre, l'étudiant en maths, cherche à résoudre le difficile problème de la conquête d'une femme, Ingrid à l'âge éclatant. Création littéraire où la réalité de la guerre, de l'Allemagne, de Brême, de l'usine est présente dans ses moindres détails, mais en même temps transfigurée, interprétée, décryptée par la profondeur de la poésie.
Il y a deux siècles encore, nos ancêtres jugeaient les montagnes horribles et les bords de mer inquiétants. Seuls les vagabonds marchaient et couchaient en plein air. On ne voyait guère que des charrettes sur les routes, et personne ne se souciait des monuments et des sites. Et puis sont apparus d'abord la bicyclette, ensuite l'automobile, et avec elles le tourisme moderne. Des bourgeois inventifs et quelque peu excentriques, relayés plus tard par les militants des vacances en plein air, se sont mis au travail. Ils ont inventé, en associant toujours changement technique et représentations, le cadre de nos vacances. Faire cette histoire, ce n'est pas seulement se pencher sur la genèse du tourisme, c'est regarder in vivo comment se construisent les idéologies quand change la technique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.