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Une esthétique du trouble
Berthet Dominique
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343059471
Quelles relations l'art entretient-il avec le trouble ? Cette notion renvoie au moins à trois acceptions : le trouble des éléments, le trouble des émotions et le trouble social. Trois aspects qui trouvent des prolongements dans le domaine artistique au travers du brouillage, du trouble esthétique et du trouble à l'ordre public. Ces différents aspects, jouant sur des registres différents et débouchant sur des pratiques elles aussi variées, constituent une esthétique du trouble. Cette esthétique renvoie à l'ambiguïté, à l'étrange, à l'imprévu, au surprenant, au bouleversant, au malaise. Le trouble se manifeste souvent dans les pratiques hybrides, mais pas exclusivement. Ce qui est ambigu, équivoque, incertain, peut aussi être troublant. Les oeuvres troublantes déstabilisent, dérangent, secouent, déséquilibrent le regardeur. Cet art perturbe et fait vaciller les codes, il déjoue les positions morales. Il joue parfois de la dérision, de l'ironie, de l'humour, voire de la provocation. Il malmène les convenances, la morale, les règles. En cela, cette esthétique relève d'une posture de résistance.
Si d'une manière générale le montage est associé au cinéma, en tant qu'addition "de morceaux tout faits" comme disait le cinéaste soviétique Eisenstein, il concerne naturellement d'autres arts dont la peinture, le collage, le photomontage, la photographie, les happenings, le théâtre, la danse, etc. Le montage permet d'organiser des rapports inédits, de créer des liens anachroniques entre des éléments hétéroclites et étrangers les uns autres. Il suppose des passages d'un monde à un autre, des pénétrations, des glissements. Il produit aussi bien des rapprochements que des écarts, il ouvre sur une multiplicité de possibles. Il est considéré comme une caractéristique de l'esthétique de la modernité tant il a été généralisé au cours du XXe siècle. L'assemblage de son côté suppose une non-homogénéité. Il implique la juxtaposition, la superposition, l'accumulation, la simultanéité de structures et de matériaux divers. Il affirme aussi une rupture avec la conception illusionniste et donc classique de l'art. Il relève d'un travail de construction qui passe par des choix et renvoie à l'intention de l'artiste qui met en rapport des éléments hétérogènes. L'assemblage crée des dialogues et des tensions, des relations et des échos. Le montage et l'assemblage ont recours à des fragments divers, fragments du monde, du réel, que l'artiste combine, associe, organise dans l'objectif de produire de la surprise, de l'étonnement, du non connu. L'objectif de ces procédés est de faire surgir l'insolite, l'inattendu. Les textes rassemblés dans ce volume sont organisés en six sections et traitent du sujet selon des approches distinctes. La première partie rassemble des textes qui exposent les implications et les enjeux des pratiques collagistes, montagistes et assemblagistes au cours des XXe et XXIe siècles. La seconde partie est centrée sur le montage et l'assemblage au cinéma, à la fois au travers du cinéma soviétique et de celui d'Hitchcock. La partie suivante traite du thème au travers d'aspects pour le moins insolite tels que la pâtisserie, une certaine mode vestimentaire que pratiquent les dandys modernes congolais, le sampling dans la culture hip-hop, les points communs que l'on peut observer dans les costumes portés lors de danses et de luttes pratiquées au Sénégal, au Brésil et en Martinique. La quatrième partie traite de la pratique spécifique de trois artistes, l'un du Sénégal, l'autre de France, le troisième du Québec. Suivent des textes centrant cette thématique sur des artistes de la Caraïbe, plus précisément : la Martinique, la Guadeloupe, Cuba. La dernière partie est consacrée à la XIIIe biennale de Cuba qui s'est tenue à La Havane en avril-mai 2019 et où se sont rendus plusieurs collaborateurs de Recherches en Esthétique.
Cet ouvrage présente une analyse du lieu, de son importance et de son influence sur les pratiques artistiques, littéraires et sociales. Le lieu influe sur nous, il est toujours silencieusement actif. La découverte d'un espace, d'un territoire ou d'un pays, peut produire des effets imprévisibles. Il peut en naître un trouble momentané, une vive émotion esthétique, une expérience marquante, une mutation durable, un basculement de vie.
Le terme " rencontre ", couramment utilisé, renvoie à une diversité de situations qui n'ont pas toutes les mêmes implications. Elle est définie à la fois comme un coup de dés, un combat, un duel, une circonstance fortuite, la mise en contact de deux personnes par hasard ou de manière concertée, le fait d'aller au-devant. On parle aussi de mauvaise rencontre et de malencontre. Puisque le même mot désigne des cas de figure aussi différents les uns des autres, il convient de lui donner un relief particulier en l'associant à un autre terme. On parlera par exemple de rencontre déterminante. Ainsi la rencontre déterminante ne concerne-t-elle que certaines formes de rencontre qui renvoient à un moment particulier, hors du commun, pouvant concerner aussi bien quelque chose de favorable et de positif, que quelque chose de dramatique et de douloureux. En ce sens, cette rencontre se distingue du simple contact, de la simple mise en présence. Elle est rare, c'est un événement qui ouvre sur du nouveau ; elle est un événement-avènement.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.