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Le rapport à l'oeuvre
Berthet Dominique ; Chali Jean-Georges ; Bélaise M
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747599917
Les textes rassemblés dans ce volume sont issus d'un cycle de conférences ayant pour thème " Le rapport à l'œuvre ", organisé à l'Université des Antilles et de la Guyane et à l'IUFM de Martinique. Des littéraires, des comparatistes, des philosophes de l'art et des artistes venant des Antilles, de France, du Canada et de Grande-Bretagne éclairent de leur point de vue cette question. Ces réflexions qui touchent la littérature, la poésie, la sculpture, la musique, la peinture, visent des zones géographiques diverses : la Caraïbe, l'Europe, le monde luso-africain, l'Afrique du Sud et l'Amérique du Nord. La notion d'œuvre est prise ici au sens de production littéraire, plastique et musicale. Evoquer l'œuvre d'art amène à prendre en compte le créateur, le regardeur et le critique; chacun entretenant avec l'œuvre une relation privilégiée et à chaque fois singulière. Ces textes abordent donc plusieurs types de relations et mettent en valeur la complexité et la richesse de celles-ci.
En ce début de XXIe siècle, le terme utopie est pour beaucoup l'expression d'une vue de l'esprit irréaliste quand il ne porte pas la marque de l'insupportable et de l'inacceptable. Un certain nombre d'utopies réalisées furent des échecs. Tel est le constat porté sur le siècle qui vient de s'écouler. Mais les utopies sont-elles mortes, comme on s'est empressé de le déclarer? Ce serait faire abstraction de l'évidence: l'homme ne peut vivre sans utopie. Il ne peut se satisfaire de ce qu'on lui impose, surtout lorsque ce qui s'impose à lui ne répond pas à ses nécessités, ne satisfait pas ses besoins. L'homme en réalité est toujours en quête d'utopie. La raison en est que l'utopie est inséparable du réel et du vécu. Elle n'est pas, contrairement à l'idée reçue, l'irréel ou le rêve, mais un espoir chevillé à la vie, une lueur dans la pénombre du quotidien, le désir qui s'insinue dans le politique... Quelles sont les relations que l'art entretient avec l'utopie? Comme plusieurs textes de ce volume le montrent, l'art non seulement n'est pas étranger à cette notion, mais il en est inséparable au point d'en être souvent l'expression. A bien des égards et dans bien des cas, l'utopie semble s'incarner dans l'art.
On peut envisager différentes catégories de l'ailleurs : l'ailleurs géographique connu ou non-connu, l'ailleurs imaginé, projeté, fantasmé, ou encore les ailleurs artificiels. L'ailleurs est donc multiple et complexe. Il est à envisager aussi bien comme espérance et désir que comme menace et risque. Entre magie et crainte, appel et répulsion, possible et impossible, vécu et fantasme, il est un moteur de la vie.
Si d'une manière générale le montage est associé au cinéma, en tant qu'addition "de morceaux tout faits" comme disait le cinéaste soviétique Eisenstein, il concerne naturellement d'autres arts dont la peinture, le collage, le photomontage, la photographie, les happenings, le théâtre, la danse, etc. Le montage permet d'organiser des rapports inédits, de créer des liens anachroniques entre des éléments hétéroclites et étrangers les uns autres. Il suppose des passages d'un monde à un autre, des pénétrations, des glissements. Il produit aussi bien des rapprochements que des écarts, il ouvre sur une multiplicité de possibles. Il est considéré comme une caractéristique de l'esthétique de la modernité tant il a été généralisé au cours du XXe siècle. L'assemblage de son côté suppose une non-homogénéité. Il implique la juxtaposition, la superposition, l'accumulation, la simultanéité de structures et de matériaux divers. Il affirme aussi une rupture avec la conception illusionniste et donc classique de l'art. Il relève d'un travail de construction qui passe par des choix et renvoie à l'intention de l'artiste qui met en rapport des éléments hétérogènes. L'assemblage crée des dialogues et des tensions, des relations et des échos. Le montage et l'assemblage ont recours à des fragments divers, fragments du monde, du réel, que l'artiste combine, associe, organise dans l'objectif de produire de la surprise, de l'étonnement, du non connu. L'objectif de ces procédés est de faire surgir l'insolite, l'inattendu. Les textes rassemblés dans ce volume sont organisés en six sections et traitent du sujet selon des approches distinctes. La première partie rassemble des textes qui exposent les implications et les enjeux des pratiques collagistes, montagistes et assemblagistes au cours des XXe et XXIe siècles. La seconde partie est centrée sur le montage et l'assemblage au cinéma, à la fois au travers du cinéma soviétique et de celui d'Hitchcock. La partie suivante traite du thème au travers d'aspects pour le moins insolite tels que la pâtisserie, une certaine mode vestimentaire que pratiquent les dandys modernes congolais, le sampling dans la culture hip-hop, les points communs que l'on peut observer dans les costumes portés lors de danses et de luttes pratiquées au Sénégal, au Brésil et en Martinique. La quatrième partie traite de la pratique spécifique de trois artistes, l'un du Sénégal, l'autre de France, le troisième du Québec. Suivent des textes centrant cette thématique sur des artistes de la Caraïbe, plus précisément : la Martinique, la Guadeloupe, Cuba. La dernière partie est consacrée à la XIIIe biennale de Cuba qui s'est tenue à La Havane en avril-mai 2019 et où se sont rendus plusieurs collaborateurs de Recherches en Esthétique.
Les 40 entretiens d'artistes contemporains de Martinique et de Guadeloupe rassemblés dans ces deux volumes ont été publiés dans un premier temps dans la revue Recherches en Esthétique, entre 1996 et 2014. Les artistes s'y dévoilent, donnent des informations importantes permettant de mieux comprendre leur démarche, les raisons de leurs choix artistiques et esthétiques. Ces témoignages informent sur leurs motivations, leurs préoccupations, leurs croyances, leurs aspirations, cela sur le mode d'un dialogue stimulant, ouvert, instructif et éclairant. Ces entretiens attestent de la diversité des pratiques, des démarches, des supports et des médiums utilisés, mais également de préoccupations communes. L'art des Antilles se caractérise-t-il par un certain nombre d'aspects spécifiques ? Est-il identifiable comme tel ? Ces entretiens apportent des réponses et des éclairages sur ces questions. Ce second tome rassemble les entretiens publiés entre 2000 et 2014. Les thématiques traitées dans ce volume sont : "Tradition, modernité, art actuel" (2000), "Marge(s) et périphérie(s)" (2001), "L'audace " (2002), "Errances" (2003), "L'ailleurs" (2004), "Utopies" (2005), "La rencontre" (2006), "La relation au lieu" (2007), "Le fragment" (2008), "L'imprévisible" (2009), "L'insolite" (2010), "Le trouble" (2011), "Transgression(s)" (2013), "Art et engagement" (2014). Ces axes de réflexion sont l'occasion pour les artistes, tout en présentant leur travail et leur démarche, de dire ce que ces notions leur inspire.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.