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Les dissensions ecclésiales, un défi pour l'Eglise catholique
Berthe Pierre-Marie
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204132626
Depuis l'origine du christianisme, l'unité de l'Eglise fondée sur la foi, le culte et la communion hiérarchique avec le successeur de Pierre se trouve confrontée à des dissensions doctrinales ou disciplinaires. Tantôt ces crises prennent la forme de controverses internes à l'Eglise romaine. Tantôt elles aboutissent à de véritables dissidences impliquant des ruptures institutionnelles. Aujourd'hui, les catholiques peinent à parler d'une seule voix sur des thèmes essentiels, tandis que le dialogue oecuménique tarde à restaurer l'unité parfaite entre baptisés. Ces deux problématiques méritent d'être abordées conjointement, car l'unité entre catholiques est le prélude indispensable à toute réconciliation entre chrétiens. L'histoire est maîtresse de vie. C'est pourquoi à travers un long parcours chronologique qui mène le lecteur de l'Antiquité à l'époque contemporaine, cette étude évoque les solutions doctrinales, canoniques et pastorales mises en oeuvre au fil des siècles pour résoudre les crises qui ont surgi dans l'Eglise, puis répond à trois questions en lien avec l'actualité. Que faire pour éviter de nouvelles ruptures dans l'Eglise ? Comment réagir face aux conflits ? Quel chemin emprunter pour réconcilier les chrétiens ? Résolument ancrée dans la Révélation chrétienne et la tradition catholique, cette étude interdisciplinaire propose une série de réflexions stimulantes sur l'unité, afin d'aider tous les disciples du Christ à affronter courageusement leurs divergences. Ordonné prêtre pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X en 2009, l'abbé Pierre-Marie Berthe est archiviste paléographe (2004), docteur en histoire de l'université Paris-Sorbonne (2008) et docteur en droit canonique de l'université de Strasbourg (2018).
Résumé : Et s'il fallait enfin tirer les conséquences des crises à répétition que nos sociétés traversent lorsqu'elles sont confrontées aux débordements inattendus des sciences et des techniques ? S'il fallait en finir une bonne fois pour toutes avec la vision héroïque des décisions tranchantes et tranchées que le souverain prend en situation d'incertitude et en toute méconnaissance de cause ? Si Alexandre rengainait son épée, le monde s'effondrerait- il ? Non, mais la démocratie, elle, en ressortirait fortifiée. Tel est le propos des auteurs de ce livre. Ces derniers refusent les traditionnelles oppositions entre spécialistes et profanes, professionnels de la politique et citoyens ordinaires. Ils concentrent plutôt leur attention sur les nouvelles relations entre savoir et pouvoir qui émergent des controverses socio-techniques et sur les procédures inventées pour les traiter. L'enjeu est de taille : faire apparaître les conditions dans lesquelles les sociétés démocratiques vont se rendre capables d'affronter les défis des sciences et des techniques, redéfinir un espace public réunissant non pas des individus désincarnés mais des femmes et des hommes pris dans des histoires singulières. Après l'âge de la démocratie délégative, celui de la démocratie dialogique ?
Hispaniste, Carmen Val Julian était aussi une historienne. Ses travaux ont porté tant sur la mémoire et l'écriture de la conquête espagnole que sur la géographie historique des Indes Occidentales et ses représentations. Les dix contributions ici réunies à sa mémoire illustrent ce que fut sa démarche. Trois textes portent sur la maîtrise et la mesure de l'espace américain ainsi que sur sa place dans la représentation géographique du monde. Trois autres reprennent la question de l'écriture de l'histoire du Nouveau Monde, de Las Casas aux hommes des Lumières américaines. Carmen Val Julian était sensible aux vibrations du temps vécu et à l'aspect changeant de l'espace parcouru. Quatre de ses amis, enfin, avec leur propre sensibilité, s'essayent aussi à l'exercice. Ils le font à travers l'étude de fragments de vie ou d'aventures collectives propres à la société mexicaine d'avant l'indépendance.
La lumière, c'est tout ce qui s'oppose à la nuit, nuit météorologique, métaphysique, morale... C'est tout le dégradé que constitue la sortie des ténèbres, la flamme d'une bougie ou l'explosion de la foudre, la naissance du jour ou le renouveau d'un être. Mais puisque tout côté négatif fortifie le positif qui le nie, c'est a contrario aussi le passage plus problématique de la clarté à l'ombre, plus généralement toutes les phases conduisant l'homme et son environnement du grand jour à la nuit profonde du néant.
Bertho Pascal ; Corboz Yannick ; Lemaitre Pierre ;
Une série policière tirée des romans à succès de Pierre Lemaître : " La bombe a convenablement fonctionné ; sur ce plan, il a tout lieu d'être satisfait. Les rescapés tentent déjà de secourir les victimes restées au sol. Jean s'engouffre dans le métro. Lui ne va secourir personne. Il est le poseur de bombes. " Jean Garnier ? pour l'état civil, il est John Garnier, n'a plus rien à perdre dans la vie : sa mère est en prison, sa petite amie a été tuée et il n'a plus de travail. Ce qu'il veut est bien simple : un passeport et des billets d'avion pour sa mère et lui pour l'Australie et cinq millions d'euros. Il ne parlera en outre qu'au commissaire Camille Verhoeven, sinon il fait sauter les six autres obus qu'il a disséminés un peu partout... Camille Verhoeven né hypotrophique, ne mesure que 1,45 m. C'est un homme solitaire, discret, et appliqué. L'expérience lui a permis de réunir une équipe hétéroclite et efficace, composée de Louis, le riche élégant, d'Armand, le radin méticuleux et de Jean-Claude, le joueur, coureur de jupons. Cette singulière brigade parviendra-t-elle à déjouer le piège tendu ?
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.