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Editer Prévert. Lettres et archives éditoriales, 1946-1973
Bertelé René ; Prévert Jacques ; Lacroix Delphine
GALLIMARD
32,00 €
Épuisé
EAN :9782072721922
René Bertelé crée les Editions du Point du Jour le 10 janvier 1946 à Paris. Quelques semaines plus tard, il fait paraître à cette enseigne Paroles, premier recueil poétique de Jacques Prévert. Déjà reconnu pour ses scénarios de films, ses paroles de chansons et son théâtre militant, Jacques Prévert n'a encore publié ses écrits littéraires que dans des revues confidentielles. René Bertelé réunit et ordonne ces textes épars puis devient, d'un recueil à l'autre, de Paroles à Choses et autres, le principal éditeur du poète - et l'un de ses plus proches amis. Malgré le succès immédiat et durable de Paroles, le Point du Jour ne dispose pas des ressources nécessaires pour développer ses activités. Suivant le conseil de Jean Paulhan, Gaston Gallimard, très désireux d'accueillir les oeuvres de Jacques Prévert dans sa Maison, rachète le Point du Jour le 27 juillet 1949. Il confie à René Bertelé, désormais directeur de collection à la NRF, le soin de l'enrichir de nouveaux titres. Jacques Prévert, très sollicité par ailleurs, reste toujours un peu réticent à rassembler et ordonner sa production littéraire. L'élaboration de chaque recueil s'apparente à une difficile mise au monde ; mais l'oeuvre prend forme au travers cette magnifique entente éditoriale. Les lettres de René Bertelé à Jacques Prévert, les échanges avec Gaston Gallimard, son fils Claude et Jean Paulhan, les nombreuses reproductions de collages inédits ou de petits dessins adressées par l'écrivain en guise de réponse, les maquettes de couverture et autres documents éditoriaux révèlent le patient et obstiné travail qu'a exigé la mise au point des recueils poétiques de Jacques Prévert, en toute complicité. Edition établie, présentée et annotée par Delphine Lacroix, illustrée de 110 documents en couleurs.
A partir des guerres du Golfe et en ex-Yougoslavie, le Dr Rosalie Bertell montre que les militaires ont aujourd'hui un tel pouvoir sur la société civile qu'ils peuvent utiliser la Terre comme arme de guerre. Tout aussi grave pour l'Humanité, ils ont déstabilisé le fragile équilibre de l'éco-système terrestre, en pratiquant des expériences particulièrement dangereuses dans l'atmosphère et les autres couches du ciel, dont la détonation de bombes nucléaires dans les ceintures de Van Allen, l'envoi en orbite de centaines de millions d'aiguilles de cuivre, l'utilisation de plutonium au-dessus de zones densément peuplées, l'épandage de produits toxiques pour endommager la couche d'ozone protectrice, etc. A lire d'urgence pour comprendre que le changement climatique n'est sans doute pas lié qu'au CO2 d'origine anthropique et, surtout, quelles peuvent être les conséquences sur notre planète de ce pouvoir militaire et scientifique exorbitant, désormais sans contrôle.
Lisa fait une fugue, et son errance la mène dans un monde étrange où tout semble facile... trop facile pour cette jeune fille curieuse et perspicace. Sous les apparences trompeuses de sa prison dorée, elle découvre un monde cruel, peuplé de créatures inquiétantes. Dès lors, elle rassemblera toute son énergie pour changer le destin réservé aux jeunes filles captives comme elle, et échapper à l'emprise des Huxos et des Okas. Entre peurs et sentiments, ce roman a obtenu le 1er prix du concours "Lisez jeunesse". Suzanne Bertel-Desprein livre une oeuvre pleine d'émotion, qui alerte sur la barbarie dont certaines femmes, dans le monde, sont encore victimes.
Une population blanche misérable, dont " les ancêtres étaient les Gaulois ", pratiquant, à l'africaine, une agriculture de subsistance sur brûlis, habitant une clairière de la forêt humide, découpée de part et d'autre d'un chemin pierreux, voilà qui n'est pas banal en milieu tropical ! Ainsi apparaît pourtant la population du Tremblet, dans le sud-est de l'île de La Réunion, au milieu du siècle dernier ".
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Paulhan Jean ; Pourrat Henri ; Dalet Claude ; Liou
La fervente et fidèle amitié de Jean Paulhan et Henri Pourrat (1887-1959) peut étonner, tant paraît grande la distance entre leurs expériences et leurs environnements, l'un à Paris au coeur de la vie littéraire et intellectuelle, l'autre isolé dans son Auvergne natale, aux environs d'Ambert, animé par le goût presque exclusif pour la vie et la culture paysannes. Elle se noue toutefois au début des années 1920, après que Paulhan a proposé au poète des "Montagnards" (1918) de rédiger des notes critiques pour La NRF. En quarante ans d'échanges et de services, de préoccupations et d'activités communes, les deux écrivains ont été "du même voyage" (Paulhan) et se sont donné, à tous les plans, personnels et professionnels, "la vraie poignée de main" (Pourrat). Eclairant les travaux et les jours des deux hommes, dans des contextes parfois douloureux, leur correspondance est pour l'essentiel consacrée à leurs activités littéraires pour la NRF, maison d'édition et revue. Paulhan conseille, avec soin et admiration, mais sans complaisance, le romancier du Mauvais garçon et de La Cité perdue ; et l'éditeur soutient son ami auvergnat dans la grande entreprise de collecte et de transposition littéraire des contes populaires qui l'occupera après guerre, et dont il composera le trésor universel. Paulhan restera enfin toujours attaché à cette critique bienveillante qu'exerce Pourrat dans les colonnes de la revue, portant souvent sur des ouvrages où la nature et la vie rurale occupent le premier plan. S'y dessine la défense d'un régionalisme ouvert et large, qui est autant celui d'un terrien fraternel que celui d'un moraliste et d'un croyant, attaché à la beauté de l'incarnation, au sens de la vie et au salut des hommes : "Si l'homme ne reste pas en liaison et en amitié avec les choses naturelles, il se déshumanise".
Nul lecteur du Journal d'André Gide n'ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l'un des plus anciens et intimes amis de l'auteur des Nourritures terrestres, avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. Gide a été immédiatement fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur à qui d'abord tout réussit (major à Ulm, major à l'agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, si différent soit-il de lui-même. Drouin est aussi le seul philosophe du groupe des "pères fondateurs" de La NRF, où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la civilisation allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l'intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide - dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, soeur de sa propre femme Madeleine -, Marcel Drouin devient l'un des critiques littéraires importants de La Revue blanche, de L'Ermitage, puis de La NRF à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s'affinent les stratégies éditoriales et s'expriment des jugements multiples qui permettent d'imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu'ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s'élaborent des oeuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d'une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l'écrivain à la réalité, l'affaire Dreyfus et l'antisémitisme, la liberté de moeurs et l'aveu d'homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes... Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d'une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu'elle n'était nullement visée par le fameux : "Familles je vous hais ! "
Résumé : Dans ses Carnets, Henry James a consigné moins les événements de sa vie que ceux de son oeuvre, c'est-à-dire la vie de son oeuvre : invention de sujets, genèse des textes, résumés, projets, interrogations.
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.