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Feuilleton N° 8, Eté 2013
Berréby Gérard
SOUS SOL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782364680173
192 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d¿infographies, d¿illustrations et de photographies. Un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme, au croisement du livre et du magazine. Feuilleton passe en revue le monde. Le dossier du Feuilleton DOSSIER CHINE : D¿UNE CHINE L¿AUTRE Un Commis voyageur à Pekin, Arthur Miller, photographies par Inge Morath ¿ En 1983, l¿auteur des Sorcières de Salem est invité en Chine pour monter à Pékin Mort d¿un commis voyageur avec la troupe du Théâtre Populaire. Les photographies sont prises par la femme d¿Arthur Miller, Inge Morath. L¿article oscille donc entre les carnets de répétition, de voyage, et le portfolio historique. Le Grand Tour, L¿Europe pour 1500 yuans par jour. Evan Osnos, correspondant du New Yorker en Chine, s¿inscrit au Tour d¿Europe charter des compagnies de voyage chinoises. L¿Europe express entre soupe à l¿oignon, Versailles et réveil à Berlin. L¿immeuble Chungking, par Guillaume Loiret. Face à la baie de Hong Kong, au c¿ur de la capitale financière de l¿Asie se dresse Chungking, bloc de béton sinistre qui fut jadis une résidence huppée de la ville. Aujourd¿hui, cette fourmilière charrie marchandises et individus du monde entier, pour le meilleur comme pour le pire. DU COQ A L¿ANE Les Ours de Ceausescu, David Quammen, reportage en Roumanie sur la chasse à l¿ours sauvagement pratiquée par Ceausescu. Le Roi des Pickpocket, portrait d¿Apollo Robbins. L¿histoire du génie du vol, qui fit jusqu¿aux poches des gardes du corps de Nixon. Mes Légionnaires, William Langewiesche. Le soldat a ses raisons que la Légion étrangère ne méconnaît pas. Les hommes qui viennent nourrir les rangs de ce corps de l¿armée ¿ poursuivis, bien souvent, par les fantômes du passé ¿ y trouvent l¿hospitalité qui, ailleurs, leur est refusée. La République introuvable, Alexandre Bilous & Dominique Manotti. La victoire de l¿humoriste Beppe Grillo et de son parti, lors des dernières élections italiennes, est apparue comme symptomatique de la défiance qui règne aujourd¿hui en Europe à l¿égard des partis traditionnels. L¿Appel du vide, David Vann. James Hooper et Rob Gauntlett n¿étaient a priori pas faits pour s¿entendre. Pourtant, c¿est associés qu¿ils réalisèrent la grande prouesse de leur existence en devenant les plus jeunes Britanniques à gravir le toit du monde et à toucher le ciel depuis les cimes de l¿Everest. L¿écrivain David Vann, qui connaissait les deux hommes, relate leur étonnante histoire. Quand Elvis rencontra Nixon, Lettre d¿Elvis Presley à Richard Nixon. NOUVELLE La Maladie du rire, Bruce Bégout. PORTFOLIO Le théâtre des opérations. Jeune photographe embarqué avec l¿armée française au Tchad, Guillaume Chauvin montre l¿ennui, les hommes perdus face à l¿immensité¿ tout sauf un reportage de guerre. GOÛTER Spéculoos et Lemon Curd
Une publication inédite en France de Philip Roth ouvre ce vingt-et-unième numéro. Le géant de la littérature nous livre un texte sensible dans lequel ses souvenirs personnels se mêlent à une réflexion sur la littérature et l'identité américaine. Au sommaire également de cette livraison d'automne : une nouvelle inédite de Ron Rash - D'étranges bêtes - dont le roman a paru aux Editions du Seuil en août 2017 ; "Disparu au combat" l'incroyable récit d'un soldat américain qui réapparait au Vietnam, cinquante ans après sa disparition ; une enquête sur les coulisses du New York Times par l'incontournable Gay Talese, la redécouverte de classiques : Gabriel García Márquez nous rapporte sa rencontre avec Hemingway. Mary Gaitskill sera également au rendez-vous de ce nouveau numéro - elle signe un article sur Linda Lovelace, la fameuse actrice de Gorge profonde - avec à ses côtés Branca Vianna, une nouvelle plume du reportage brésilien. Enfin, Janet Malcolm, auteur du Journaliste et l'Assassin, nous livre un papier sur l'oeuvre de Joseph Mitchell, ce "maître écrivain" comme elle le surnomme et dont l'ouvrage, Le Fond du port, a paru aux Editions du sous-sol en octobre 2017.
En s?emparant d?un pan méconnu de l?histoire de la révolution cubaine, David Grann raconte le destin tragique de WA Morgan, le comandante yankee. Mêlant récit de guerre et épopée politique, espionnage, trahison fratricide et histoire d?amour, il dresse le portrait d?un cowboy espiègle, personnage complexe qu?on croirait échappé d?un roman d?Hemingway. Un ami témoigne: « Jack Kerouac était encore en train d?imaginer ce que serait une vie sur la route, quand Morgan était déjà en train de la vivre. » Vacances de printemps arabe par Joshua Davis. En 2011, Chris Jeon, un étudiant de UCLA âgé de vingt et un ans, choisit sur un coup de tête de réaliser le grand écart. Délaissant son projet de stage, il rallie les rangs des insurgés libyens en guerre contre Kadhafi.
Résumé : "Où t'en es-tu allé, Joe DiMaggio ? Une nation entière tourne vers toi son regard esseulé", interrogent Simon et Garfunkel dans la chanson culte "Mrs Robinson'. Homme élevé au rang de demi-dieu, acclamé par les foules, DiMaggio a été brisé par la machine qui a fait sa gloire. Mais qui était vraiment Joe "la Châtaigne", légende américaine du baseball, héros trop discret à la personnalité taciturne et époux malheureux de Marilyn Monroe ? Jerome Charyn donne ici voix à l'Amérique de l'après-guerre, qui a vu naître la culture de masse et l'âge d'or des icônes patronnées par les industries du sport et du cinéma. Il analyse les rouages du rêve américain à travers les portraits croisés de DiMaggio, fils d'immigrés italiens, et de Marilyn, aux origines sociales modestes, tous deux partis côtoyer les étoiles. Par petites touches, il en montre également les fêlures : la ségrégation, le maccarthysme, et l'émergence de la contre-culture. Mêlant travail de recherche, bonheur d'écriture et fulgurances littéraires, il s'affranchit de la frontière entre la biographie et le roman, s'inscrivant ainsi dans la lignée des grands textes de Norman Mailer et de Joyce Carol Oates.
Baleo ! Baleo ! Baleo ! La vie des Lamalériens est régie par cet appel se propageant, tel un écho, des rivages jusqu'au coeur des montagnes. Il prévient les chasseurs qu'une baleine est proche. La chasse est ouverte... Sur une petite île volcanique, perdue au milieu de la mer de Savu, vit une tribu de chasseurs-cueilleurs qui, depuis plus d'un demi-millénaire, suit les préceptes des Ancêtres. A bord de leurs bateaux en bois et armés de leurs harpons en bambou, les Lamalériens chassent la baleine pour survivre. Mais leur mode de vie est menacé d'être broyé dans l'étau de la modernité se resserrant un peu plus chaque jour sur eux. L'écrivain Doug Bock Clark a vécu trois riches années aux côtés de ce peuple autochtone pour livrer au lecteur cet édifiant récit de voyage au coeur d'une culture en voie de disparition. Au fil des pages on y rencontre Jon, un orphelin apprenti chasseur, qui peine à subvenir aux besoins de ses grands-parents malades, pendant que sa petite soeur, Ika, cherche à tout prix à se construire une vie libérée du poids des traditions. Frans, un shaman vieillissant, qui souhaite unir la tribu afin d'annuler un sort mortel. Ou encore Ignatius, un harponneur légendaire, qui tente d'inculquer les préceptes des Ancêtres à son fils, Ben, qui, lui, préférerait fuir à Bali pour poursuivre ses rêves et trouver ce qu'il croit être la liberté.
La trajectoire des confettis" est un formidable premier roman choral qui bouleverse toutes les conventions et idées traditionnellement liées à l'amour, le sexe et le couple. Qui vont de pair, mais pas toujours. Cette iconoclaste fresque générationnelle québécoise, incroyablement captivante et vibrante, montre avant tout qu'il y a certaines choses qu'on ne peut absolument pas cadenasser, catégoriser ou figer. Brillant !
Comme souvent dans les récits de Joseph Mitchell, il ne se passe pas grand-chose, sinon la rencontre entre deux hommes, occasion d'un portrait de ce personnage excentrique - y compris à l'aune des critères de l'auteur, assez élevés en la matière. M. Flood se définit comme un "fruitdemerien" qui, depuis presque six décennies, n'a pratiquement rien mangé d'autre que du poisson, des langues de raie frites, de l'anguille, des palourdes, du crabe et tout ce qui est vendu au marché de Fulton Street. (Les seules exceptions à son régime, ou peu s'en faut, sont les quelques aliments dignes selon lui d'accompagner ces produits de la mer, tels que le pain beurré, les oignons et les pommes de terre au four). Il se dit convaincu que le secret de sa longévité réside dans son régime alimentaire. Lorsque Joseph Mitchell mentionna pour la première fois son nom dans les colonnes du New Yorker en janvier 1944, M. Flood avait quatre-vingt-treize ans et sa principale préoccupation était d'atteindre l'âge de cent quinze ans. C'était bien entendu une idée absurde en soi, mais après avoir fait plus ample connaissance avec le vieux M. Flood, la plupart des lecteurs furent convaincus qu'il y parviendrait. Quoique considéré comme un joyau du journalisme littéraire, le portrait du vieux Flood relève de la fiction de tout premier ordre. Old M. Flood ou l'invention du portrait composite, et tout le reste est littérature.