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Par l'amour de l'invisible
Berranger Olivier de
AD SOLEM
29,15 €
Épuisé
EAN :9782940402359
John Henry Newman et Henri de Lubac étaient habités par une unique passion: faire aimer la Révélation chrétienne à leurs contemporains. Tous deux sont d'abord des amis de l'Invisible. Ils se sont voulus modestes interprètes du Fils éternel dans la chair. Leur itinéraire théologique n'est compréhensible que grâce à cette passion et le désir d'en reconnaître les traces en notre histoire, afin que le Christ, "Image du Dieu invisible", soit recherché, cru, aimé. Ce livre sort à l'heure de la béatification de John Henry Newman. Le moment semble venu de reconnaître le grand converti d'Oxford dans l'immense cohorte des saints, qui font resplendir le nom chrétien par-delà les limites de leur époque et de leur culture. "Notre temps, écrit Olivier de Berranger, n'est plus tout à fait celui qu'ont connu ni Newman ni de Lubac. Mais les chercheurs de l'Invisible n'y manquent pas. Si Henri de Lubac ne se considérait pas comme un"newmanien", il avait lu l'oeuvre du cardinal Newman avec attention. Il se réfère à lui dans plusieurs dizaines de notes éparses parmi la multitude de celles auxquelles sont familiers ceux qui travaillent ses écrits. Si quelques-uns, lisant ce livre, y découvrent la joie de rencontrer"des témoins qui sont aussi des maîtres", pour reprendre le mot de Paul VI, et y contractent le goût de puiser à leur tour à même leurs oeuvres, je serai comblé".
Résumé : L'Institut Michel Villey (Université Paris II Panthéon-Assas) ; organise régulièrement des colloques, des tables rondes ou des séminaires dont le commun objectif est de maintenir vivante une réflexion "théorique" sur le droit et d'organiser un lieu de dialogue entre juristes et philosophes. L'Annuaire de l'Institut Michel Villey a pour vocation principale de publier les travaux qui sont issus de ces manifestations. L'objet de cette publication est de couvrir tout le champ de la culture juridique et de la philosophie du droit. Le quatrième volume de l'Annuaire comprend les actes du colloque "La liberté d'expression, une liberté menacée" que l'Institut Michel Villey a organisé, en collaboration avec l'Institut Carré de Malberg (Université de Strasbourg), le 15 juin 2012. Il contient également les actes de la journée d'études "Devenirs de l'autonomie de la volonté" du 20 mars 2012, ainsi que, en varia, un article de Denis Baranger intitulé "Notes sur l'apparition de la souveraineté (et des droits de l'homme)" et une recension proposée par Jean-François Lafaix de l'ouvrage d'Alexandre Viala, Philosophie du droit (Ellipses, 2010).
L'Institut Michel Villey (Université Panthéon-Assas - Paris II) organise régulièrement des colloques, des tables rondes ou des séminaires dont l'objectif est de maintenir vivante une réflexion " théorique " sur le droit et d'organiser un lieu de dialogue entre juristes et philosophes. L'Annuaire de l'Institut Michel Villey a pour vocation principale de publier les travaux qui sont issus de ces manifestations. L'objet de cette publication est de couvrir tout le champ de la culture juridique et de la philosophie du droit. Le deuxième volume de L'Annuaire comprend les actes du colloque " L'équité et ses métamorphoses ", ceux du colloque " Montesquieu et la civilité ", ainsi qu'un article de Johann Chapoutot sur " La réception du droit romain sous le IIIe Reich " et un article de Jean-François Kervégan intitulé " Une défense du positivisme juridique ".
Résumé : Ce livre n'est pas une biographie d'Antoine Chevrier (1826-1879), encore moins une hagiographie. Sans taire son admiration pour l'humble prêtre diocésain béatifié à Lyon par Jean-Paul II le 4 octobre 1986, Olivier de Berranger, tout en cherchant à lui faire " dire " son secret, s'efforce de garder à son égard une certaine distance critique. L'objectif est de s'interroger avec les lecteurs : Et nous aujourd'hui ? Dans une France qui n'est plus terre de chrétienté, comment actualiser la trajectoire évangélique d'un tel itinéraire, vécu à la naissance de l'ère industrielle ? Que nous dit-elle à propos de la " nouvelle évangélisation " dans notre pays et au-delà ?
Résumé : Comparé à bien d'autres ouvrages sur Newman, l'importance de ce livre est d'inviter ses lecteurs à dépasser toute crainte d'intellectualisme. Car si le penseur est parfois subtil, il a toujours su s'adresser aux humbles aussi bien qu'aux savants. Il n'invite jamais à quelque complaisance dans des théories ou des systèmes, qui, par leur caractère "irréel", veulent épargner aux hommes le renoncement à soi dans la suite du Christ. C'est pourquoi on sera particulièrement reconnaissant à Keith Beaumont d'avoir montré ici combien, chez son auteur, la spiritualité n'est pas un appendice de la théologie mais sa conséquence et l'indice de sa validité. Sans s'attarder sur la vie de Newman, aujourd'hui mieux connue, le Père Beaumont nous présente l'unité de sa théologie spirituelle. Comme l'a dit un jour Paul VI, Newman est de ceux qui ont précédé les grands théologiens français qui ont permis le concile Vatican II. Parce que, comme eux, il s'abreuvait aux sources des Pères, il anticipait l'image de l'Eglise que nous redécouvrons. Olivier de Berranger, évêque émérite de Saint-Denis
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine