Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revue des Sciences Humaines N° 306, 2/2012 : L'écrivain critique
Berranger Marie-Paule
PU SEPTENTRION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782913761537
L'ouvrage, à partir d'exemples qui vont de l'âge classique à la modernité, interroge les relations entre création et écriture critique, chez ces auteurs Janus, auxquels on a reproché parfois d'être juge et partie. Bien avant que la presse n'institutionnalise au XIXème siècle la critique en fonction rémunératrice, les écrivains se sont chargés d'énoncer règles et critères d'évaluation des oeuvres et de défendre les principes qui les conduisaient. Les stratégies de pouvoir et de reconnaissance entrent évidemment en ligne de compte, mais l'écrivain a aussi pensé sa pratique critique comme une alternative généreuse à la critique "froide et institutionnelle" des journalistes professionnels et des universitaires. La revendication d'objectivité scientifique de la "critique des professeurs" se renverse souvent en défense de la singularité et d'un "point de vue" situé, d'une critique d'affinités qui revendique la partialité sensible. Les spécialistes sollicités ont non seulement étudié dans leur relation les deux "visages" de l'oeuvre -création personnelle et activité critique- mais ont aussi examiné les genres et supports de cette dernière. Lettre à un ami ou à l'Académie française, discours, avertissement, traité, article en revue, chronique, essai : tous les genres ont peu à peu été investis par l'expression critique, jusqu'au roman, au Journal, à l'aphorisme, au poème depuis Gautier et Baudelaire. La prise en compte des supports de la critique permet aussi d'affiner la perception des enjeux et des clivages. Ceux-ci n'opposent pas seulement critique professionnelle et "gens de métier" , mais interrogent le rapport de l'écrivain aux règles, aux héritages, à la part de l'inconscient, ou encore à celle des savoirs et connaissances, des systèmes de pensée de son temps.
Résumé : L'année 1913 est le moment où la culture européenne, à son sommet, semble suspendue au bord de l'abîme. Revenir sur le paysage intellectuel et artistique de 1913 nous permettra-t-il de mieux nous orienter aujourd'hui ? C'est le pari qui est le nôtre. Il s'agit de comprendre ce qui a fécondé le XXe siècle, mais aussi ce qui lui a manqué, ce qui a été perdu pendant les apocalypses et les glaciations qui ont suivi. De quels espoirs, de quelles illusions, de quelles révoltes cette génération fut-elle porteuse ? Les années qui ont précédé la guerre sont un prodigieux laboratoire de formes nouvelles, aussi voit-on souvent 1913 comme l'origine de cette modernité esthétique revendiquée par les avant-gardes. Nous avons cherché, pour notre part, à montrer la richesse et les tensions de cette année-là. L'Homme sans qualités de Musil incarne " un homme du possible " qui traite la réalité comme " une tâche et une invention perpétuelles ". C'était en 1913 : quels sont nos possibles aujourd'hui ?
Arendt Hannah ; Berrane Marie ; Hel-Guedj Johan-Fr
Hannah Arendt (1906-1975) a été l'élève de Jaspers et a passé son doctorat à Heidelberg. Elle a quitté l'Allemagne après l'arrivée des nazis au pouvoir et a enseigné aux États-Unis. Elle est une des figures les plus importantes de la pensée politique contemporaine.
On ne trouvera pas dans cet ouvrage un inventaire des formes et des genres mineurs en poésie, mais des "repérages", des "valeurs" idéologiques et/ou esthétiques qui fondent la modernité. De nombreuses citations enrichissent le texte, ainsi que des références à des textes peu connus. La proposition en guise de conclusion de l'auteur est que la poésie moderne s'exprime sous toutes les formes, la modernité en poésie n'introduit pas une rupture mais au contraire originalité et nouveauté.
Prendre plaisir à Mandiargues, c'est s'accorder aux jeux baroques d'un univers où la poésie s'allie aux cortèges floraux et les séductions du trompe-l'oeil au théâtre des signes. Et c'est rendre l'hommage sensible qui lui revient à une oeuvre secrète où la loi du désir règne en souveraine. Sous la diversité, l'oeuvre d'André Pieyre de Mandiargues (1919-1991) révèle une cohésion dont il a formulé le principe : n'écrire qu'en état d'obsession. De L'Age de craie à Tout disparaîtra, poèmes, contes, romans, théâtre, critique d'art et entretiens composent un portrait en énigme de l'auteur au miroir de son écriture. Avec l'orgueil d'un peintre de la Renaissance ayant fréquenté l'atelier des plus grands, il dresse la liste de ses maîtres : Shakespeare, les élisabéthains, Dante, Nerval et surtout Baudelaire et Breton, " les grands supérieurs ". Sa fascination pour le monde minéral et l'osmose entre les règnes, l'alchimie qu'il élabore entre le merveilleux surréaliste et l'érotisme noir tracent la cartographie de son imaginaire. L'inventaire de sa vaste bibliothèque, ses relations électives avec le mouvement surréaliste comme le Nouveau roman, le dialogue qu'il a entretenu avec ses contemporains capitaux (Michaux, Jouve, Paulhan, Ponge, Ernst, Arp ou Dubuffet) jettent une vive lumière sur sa passion de l'écriture. Prendre plaisir à Mandiargues conduit à glisser de masque en masque, dans un vertige de la métamorphose sans butée ultime. A l'occasion du centenaire de la naissance du poète, ce volume est dédié à un homme-livre hanté par les pouvoirs magiques du langage, inlassablement attaché à lever les frontières consternantes qui séparent le rêve et la vie, l'amour et la poésie.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.