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A torts et à raisons
Berrada Rania
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343177793
Dans cette fiction, deux fils narratifs se succèdent et se répondent. Le premier se déroute dans un hôpital psychiatrique de Paris où une jeune femme de 19 ans demande à se faire interner après avoir tenté de mettre fin à ses jours. On accède à sa requête. Ce premier fil couvre cinq jours d'internement durant lesquels Imane Bennani essaye de comprendre ce qui l'a menée à avaler des comprimés. Durant cette introspection, nous faisons la connaissance d'une bande d'étudiants marocains cancres, riches, portés sur la fête et la drogue. Le second fil couvre une période plus importante. Il fait un récit du Maroc sous Hassan II, celui de la grand-mère d'Imane. Puis du Maroc de sa mère, fonctionnaire à Rabat. Et enfin celui d'Imane : un Maroc de l'élite et de la mission française. Il nous mène et nous ramène au Mir Ali, un quartier populaire de Oujda, qui est le fief de sa famille maternelle et le théâtre de la rupture et de l'impossibilité du dialogue. C'est un livre sur l'identité, la mémoire et la désillusion.
Une jeune femme d'origine musulmane suit son époux en France dans l'espoir de la vie meilleure qu'il lui promet. Arrivée sur place, rien ne change dans son quotidien, elle continue de porter la burqa, d'assurer l'entretien de la maison et ne sort de l'appartement que pour accompagner sa fille à l'école. Un jour elle aperçoit une robe rouge dans la vitrine d'un magasin, symbole de féminité et de liberté. En même temps, un livre est déposé sur le pas de sa porte par un inconnu. Sa fille qui apprend le français lui en lit deux mots : "Ose savoir". La robe rouge libère son désir d'être une femme à part entière. Les deux mots lus par sa fille dans Qu'est-ce que les Lumières ? du philosophe Emmanuel Kant lui révèlent la nécessité d'apprendre pour s'ouvrir au monde. La portée de ce conte contemporain puissant et lapidaire incite à relire les textes fondateurs autour de la période des Lumières contre la montée de tous les fondamentalismes actuels. Un florilège des ces textes accompagne ce récit.
A Tanger, sur son balcon tourné vers la côte espagnole, Aïchouni, un peintre vieillissant, traque le tracé rétif d'une toile lorsqu'il reçoit la visite d'une séduisante jeune femme, Fatima, qui se présente comme l'une de ses admiratrices. Une liaison amoureuse se noue aussitôt entre eux, à laquelle se mêle le souvenir lancinant de Ghaylâna, la femme que Aïchouni a passionnément aimée, il y a trente ans, et dont Fatima, en fait, est la fille. Tout au long du roman, les visages et les voix des deux femmes gravitent autour d'une lumière fuyante que le peintre voudrait retenir sur sa toile, instant éternel où se rejoignent et se fondent le passé et le présent. Croisant les temps, les points de vue, les niveaux de langue et les formes de narration, Mohamed Berrada dit la nostalgie, enfouie en chacun de nous, de cette lumière-là.
Résumé : L'intrus est une figure ambivalente de la relation qui se produit lorsqu'un sujet ou un objet concret ou abstrait s'introduit et/ou est désigné et perçu comme intrus quelque part, dans un ensemble, un domaine ou une série dont les éléments constitutifs partagent une affiliation commune, une certaine forme de similitude partielle à laquelle l'intrus ne correspond pas ou plus, à laquelle il n'adhère pas ou plus et à laquelle il n'est pas ou plus associé. Cette situation ou configuration se traduit par le ressenti d'une intrusion et d'un sentiment de rejet vis-à-vis de cet intrus qui devient importun et indésirable. Or, l'intrus est à la fois ce qui modifie le domaine qu'il occupe tout en devenant constitutif de son identité. Ce domaine peut prendre la forme d'un lieu, d'une communauté, d'un pays, d'une langue, d'un discours, d'une conscience ou d'une mémoire, mais aussi d'une représentation textuelle ou visuelle. Cette étude propose d'aborder la problématique postcoloniale francophone maghrébine à travers la figure de l'intrus comme un outil d'analyse inédit au-delà de la "fracture coloniale". Les romans de Driss Chraïbi, de Fouad Laroui, d'Assia Djebar, de Tahar Ben Jelloun, d'Amine Elalamy, un film de Michael Haneke et une bande-dessinée de Lax et Franck Giroud permettent de penser certaines des principales situations où la dynamique de l'intrus s'opère dans la représentation tant au point de vue du contenu thématique qu'au niveau des procédés discursifs et des dispositifs textuels et visuels mis en place pour révéler des exclusions institutionnalisées, un savoir et une idéologie particulière.
En quel lieu de sa vie se tenir entre un Maroc reçu en héritage et un Maroc en train de naître, entre la mosaïque d'ombres et de lumières du vieux Fès au temps du protectorat et Rabat, capitale d'un Etat devenu indépendant, théâtre d'une vie nouvelle ?
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !