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Ethique de la communication et de l'information. Une initiation philosophique en contexte technologi
Berns Thomas ; Reigeluth Tyler
UNIV BRUXELLES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782800417554
De la libre concurrence au rapport de couple, en passant par la logistique, la stratégie militaire, la génétique ou la santé mentale, rien re semble échapper à la communication et l'information. Ces dernières deviennent l'expression d'une réalité de plus en plus générique et recoupent un nombre croissant de domaines d'expérience. La communication est l'objet central de l'économie : le "capitalisme cognitif ". Elle équivaut au social : la "société de l'information u. Elle serait le seul vecteur de régulation politique et le garant de la démocratie à l'ère post-idéologique. Elle serait l'élément commun des sciences de la vie, des sciences mathématiques et des sciences humaines... Le fait que la communication apparaisse ainsi comme l'unique horizon éthique et que les techniques qui lui sont inhérentes deviennent la solution de toute action est le point de départ à partir duquel ce livre entend développer une initiation philosophique, elle-même mue par deux principes : refuser toute instrumentalisation de la philosophie parla technique et toute réduction de la technique à un niveau instrumental. Cette initiation se développe tout d'abord en parcourant quelques figures majeures de la philosophie de la technique, comme Heidegger, Simondon et la tradition cybernétique ; ensuite en exposant les fondements de l'idée selon laquelle l'espace public est un espace de communication, de Kant à Habermas ; enfin en analysant la mise en difficulté d'une telle idée parla théorie du performatif, d'Austin à Derrida. Sur de telles bases, il sera possible de diagnostiquer une société qui fait de la transparence son idéal et dans laquelle, techniquement, tout peut désormais communiquer et chaque information être traitée statistiquement de manière automatique.
En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.
Dans les années 1570, une série dappels à des activités de recensement des personnes et des richesses se fait entendre. Si leur première finalité semble purement administrative fiscale, militaire, statistique, ils apparaissent immédiatement aussi comme porteurs dun projet moral et dune capacité à agir sur les murs collectives. Le censeur romain dénombrait, mais il était aussi celui qui pouvait agir sur les comportements les plus intimes, et ce, simplement parce quil faisait rougir, comme le disait Cicéron. Faire rougir chacun sans même devoir punir lun ou lautre, cest précisément un tel contrôle constant et modulable que les défenseurs des pratiques de dénombrement mettent en avant, développant ainsi lidéal dune action normative en tout point distincte de celle de la loi, laquelle justement ne peut faire efficacement face aux problèmes des murs collectives. En dévoilant quelques-uns des éléments qui ont permis lémergence de la statistique au seuil de la modernité, lauteur propose une généalogie originale de certains principes et fantasmes à luvre au cur des pratiques de gouvernement néolibérales par exemple la transparence et donne, en creux, un sens nouveau à la spécificité de la loi dans un champ normatif ainsi élargi. Biographie de l'auteur Thomas Berns enseigne la philosophie à lUniversité Libre de Bruxelles et à lUniversité de Liège. Il est chercheur au Centre Perelman de philosophie du droit de lULB. Philosophe du politique, spécialisé dans la période de la Renaissance, il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes et de la revue Dissensus. Il est notamment lauteur de Violence de la loi à la Renaissance (Paris, Kimé, 2000) et de Droit, souveraineté et gouvernementalité (Paris, Léo Scheer, 2005).
Dans les pensées libres de Machiavel et de Montaigne, la loi est essentiellement inscrite dans la diversité, la violence, le conflit et la possibilité même de sa corruption. Mais malgré cette historicité, la question du fondement de l'autorité de la loi est posée, dans toute son incertitude, et peut donc être suivie pas à pas dans les textes de ces deux penseurs, que Thomas Berns resitue dans une gigantesque fresque de la perception pré-moderne du politique. Or, chez Machiavel comme chez Montaigne, la réponse à cette question de la loi s'articulera essentiellement - même si dans des sens précisément opposés - au moment de l'origine de cette dernière. A leur suite, et en se mettant donc volontairement en marge des approches fondatrices traditionnelles de l'autorité, Thomas Berns cerne le débat politique le plus profond mais aussi le plus enfoui par les prétentions unifiantes de la philosophie politique : un débat qui oscillerait entre un mouvement de retour constant de l'Etat vers son originaire le plus conflictuel, indiqué par Machiavel, et un mouvement d'oubli décisif, mais donc conscient, de ce même originaire, réclamé par Montaigne. De la sorte, avec Machiavel et Montaigne, c'est aussi tout l'impensé de l'histoire dominante de la philosophie politique, en particulier telle qu'elle est représentée aujourd'hui, qui peut être repensé.
Résumé : Depuis la fin de la guerre froide, le nombre de murs, barrières ou clôtures a été multiplié par cinq ; mis bout à bout, ils permettraient de parcourir les trois quarts du périmètre équatorial de la Terre. De nouveaux murs ne cessent d'être construits, y compris en Europe. Pourtant, bien des études s'accordent à répéter l'inutilité de ces...
Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. A travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif "pour toutes". Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ? Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.