Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La fille du partisan
Bernières Louis de ; Chicheportiche Josette
MERCURE DE FRAN
22,80 €
Épuisé
EAN :9782715228597
Elle se tenait au coin de la rue, comme si elle faisait mine d'attendre quelqu'un. Elle portait une minijupe et des bottes à talons, et son visage était outrageusement maquillé. Je me souviens d'un rouge à lèvres couleur lilas, mais il est possible que je l'aie inventé par la suite... J'ai dit "Vous travaillez?" Elle m'a dévisagé d'un air perplexe et puis elle a compris et fini par éclater de rire: "Oh, a-t-elle fait, vous pensez que je suis une fille de mauvaise vie!" J'étais atterré et je me suis mis à bafouiller: "je suis désolé, je ne savais pas, oh mon dieu, je suis tellement désolé..." A partir du jour où son chemin croise celui de Roza, plus rien ne sera jamais comme avant pour Chris, qui s'ennuie tellement clans son travail, son foyer, son quotidien. Il va se laisser charmer, envoûter, subjuguer par ce que, jour après jour, elle va lui raconter. Elle est serbe et sa vie n'a été que violence, aventures et malheurs. Elle a été enlevée, violée, elle s'est enfuie, elle a aimé, elle a vécu cent vies... Mais dit-elle la vérité ou s'agit-il d'une extraordinaire affabulatrice, une Shéhérazade moderne qui s'amuse? Qui est donc Roza, finalement?
Résumé : Nous sommes en 1940 sur l'île de Céphalonie, un petit paradis au large de la Grèce. Pélagia, la fille unique du Dr Yannis, écrit longuement à son fiancé Mandras, un jeune pêcheur parti au front. Bientôt, l'île se retrouve occupée par l'armée italienne. Le Dr Yannis doit héberger chez lui le capitaine Corelli. Sans nouvelles de Mandras, Pélagia tombe sous le charme du bel officier et de ses airs de mandoline. Mais les catastrophes se déchaînent. Aux Italiens succèdent les Allemands et leurs atrocités. Et comme si les dieux avaient à jamais abandonnés Céphalonie, la terre elle-même se met à trembler. L'amour si fragile de Pélagia et Corelli peut-il survivre à tant de haine, de peur et de folie ? Peut-on continuer à vivre quand il ne reste que le souvenir, la tendresse, la musique à leur opposer ?
Personne ne connaissait son vrai nom, et bientôt tout le monde l'appela le Rouquin. D'ailleurs, c'est exactement ce qu'il était, un chien roux : un berger Red Cloud, une bonne vieille race australienne très intelligente et énergique. De couleur cuivre foncé, il avait des yeux d'ambre et des oreilles dressées. Sa queue était légèrement touffue, et sur ses épaules et son poitrail le poil était épais comme une crinière. Il avait le front large et le museau marron, un peu retroussé au bout. Et c'était le chien le plus indépendant du monde. Devenu légendaire, le Rouquin - né en 1971, il est mort en 1979 - a sa statue à Karratha, une ville minière d'Australie. Habitué aux grands espaces, il avait pour habitude de sauter dans un train, une voiture, un camion, et ainsi il se laissait promener sur des centaines de kilomètres. Manifestement, il trouvait la vie trop intéressante pour rester en place. Il voulait voir à quoi ressemblait le monde. Il choisissait lui-même ses maîtres, chez qui il revenait après une virée plus ou moins longue. Et puis il en changeait... Sa vie pleine d'aventures a inspiré à Louis de Bernières ce livre chaleureux, drôle et émouvant tout à la fois.
Après La mandoline du capitaine Corelli, traduit en plus de 40 langues et adapté au cinéma, Louis de Bernières a pris son temps pour nous donner un nouveau chef-d'oeuvre. Le voici qui nous raconte, lui aussi, une histoire d'amour confrontée à l'horreur de la guerre. Cette fois, on remonte un peu plus le temps ; ce n'est plus de la 2ème guerre mondiale qu'il s'agit, mais de la première, avec les drames qui l'ont précédée, puis suivie, dans l'ancien empire ottoman et la Grèce. Nous sommes à Eskibatche, un paisible village d'Anatolie, où Grecs et Turcs, orthodoxes et musulmans, vivent en paix depuis des siècles. La ravissante Philotei y est née en 1900 - personne n'avait jamais vu une aussi jolie petite fille - et elle y grandit adorée par Ibrahim, le petit berger. De toute évidence, ces deux-là se marieront un jour, peu importe la différence de religion, la pauvreté au quotidien. On sait à quel point L. de Bernières excelle dans l'art de faire vivre les personnages d'enfants... Mais au-dehors, loin de ce coin perdu d'Anatolie, les grandes puissances s'affrontent et se déchirent. Des alliances se font et se défont, la guerre ravage, l'Europe et en 1915 une expédition franco-britannique dans le détroit des Dardanelles échoue à Gallipoli devant la résistance de l'armée turque. Or, en Turquie, un homme a entrepris de construire un état national turc, précisément à partir de l'Anatolie, Mustapha Kemal, devenu Ataturk. Nous allons suivre son histoire mouvementée, en même temps que celle des habitants d'Eskibatché, arrachés les uns après les autres à leur existence laborieuse et paisible, pour être jetés dans des conflits qu'ils ne comprennent pas. Comment devenir soudain l'ennemi de son voisin, de son frère, de son copain d'enfance ? Comment vivre au quotidien la haine, la peur, toutes les horreurs de la guerre, qu'elles aussi, Louis de Bernières sait décrire mieux que quiconque. A peu près personne ne sortira indemne de ces drames, pas plus Philotei que le pauvre Ibrahim. Les états souverains "échangeront" sans état d'âme leurs minorités : un million quatre cent mille Grecs d'Asie mineure renvoyés vers une "patrie" qu'ils ne connaissent pas et quatre cent mille Turcs d'Europe - de Crète surtout - expédiés en Turquie dont ils ignorent jusqu'à la langue. Que peuvent l'amour, la tendresse, la vie d'une petite communauté - si fragiles et dérisoires barrières... - contre la violence et l'inhumanité des hommes.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...