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Libertinage et figures du savoir. Rhétorique et roman libertin dans la France des Lumières (1734-175
Bernier Marc-André
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747509473
Je suis corps et je pense ", déclare Voltaire en 1734 dans ses Lettres philosophiques, et telle est bien la nouvelle maxime que développe et illustre le roman libertin à la même époque. En magnifiant la dimension sensible de l'intelligence et de la parole, celui-ci cherche à rendre l'intensité physiologique et sensitive de l'expérience vécue en " peignant " la transformation de nos sensations en idées. Nourri par la philosophie des Lumières, le libertinage romanesque cultive en même temps une prose qui confère à la représentation des désirs une force d'enchantement suffisante pour fixer l'attention et surprendre, renverser le préjugé et séduire. Jamais autant que dans le roman libertin, les spéculations les plus savantes de la raison critique et les mouvements les plus frivoles de la sensibilité ne semblent avoir parlé à ce point le même langage. En entremêlant la licence des mœurs et les audaces de la pensée, les auteurs libertins parviennent ainsi à captiver les sens et l'esprit du lecteur au profit d'une entreprise romanesque originale où le savoir s'accomplit dans le bonheur de l'expression. Indissociable de l'évolution des théories du discours au XVIIIe siècle, pareille promotion de l'idée de séduction et de plaisir invite dès lors à interroger le domaine souvent méconnu des traités de rhétorique de la première moitié du siècle qui forment les archives d'un art de dire destiné à s'épanouir dans l'écriture libertine.
L'Avenir des Lumières : en réunissant dix-huit études sous ce titre, notre but a été de permettre au lecteur d'appréhender les Lumières dans toute leur richesse, en lui offrant un tableau des recherches actuelles qui nous sont apparues comme les plus prometteuses. En plaçant cet ouvrage sous l'égide de la Société internationale d'étude du dix-huitième siècle, nous souhaitions favoriser une représentation internationale aussi large que possible, à la fois pour accueillir les divers collaborateurs de ce volume bilingue et pour ouvrir le débat au-delà des frontières. Ce qui ressort clairement de ce recueil, c'est la vitalité de la recherche dix-huitiémiste, à la fois comme champ d'étude, que caractérise l'ouverture incessante de nouveaux territoires, et comme véritable laboratoire où s'inventent de nouvelles manières d'envisager l'Histoire. En même temps, nous avons souhaité interroger le XVIIIe siècle non seulement en tant que période historique, mais aussi en tant que culture où s'est forgé l'un des mythes fondateurs de la modernité : celui de la promesse d'émancipation que représente l'examen critique, principe fondamental qu'il faut rappeler plus que jamais au seuil de ce XXIe siècle.
Il n'existe pas un journalisme, mais plutôt des journalismes. Il est erroné de croire que tous sont essentiels au droit du public à l'information et à la bonne santé démocratique de nos sociétés. Dans ce bref ouvrage audacieux qui remet en cause une certaine mythologie, l'auteur propose une vision complexe, sans complaisance ni hostilité, de l'écosystème médiatique réel. Cela permet de mieux penser les journalismes, aussi bien ceux qui sont réellement essentiels à la démocratie et qui méritent pleinement des aides publiques bien ciblées que ceux qui sont davantage tournés vers la promotion et le divertissement.
Résumé : Oscar Wilde écrivait qu'"une carte du monde sur laquelle ne figure pas l'Utopie ne vaut pas le coup d'oeil, dans la mesure où elle fait fi du seul pays vers lequel tend constamment l'humanité". S'il est vrai que la quête de la société parfaite est au coeur même des aspirations humaines, l'optimisme que suppose l'utopie ne fait pas toujours consensus. En s'appuyant sur les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift et Le Nouveau Gulliver de l'abbé Desfontaines, cet ouvrage vise à répondre à cette question : qu'est-ce qui, fondamentalement, invalide les cités idéales au profit de leurs revers cauchemardesques ? Au siècle des Lumières, alors que s'exerce encore fortement l'influence du pessimisme anthropologique des moralistes classiques, la réponse n'a pas de quoi surprendre : parce qu'elle porte l'homme en son sein, l'utopie renferme nécessairement les germes de sa ruine.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.