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Mémoires et roman. Les rapports entre vérité et fiction au XVIIIe siècle
Bernier Marc André ; Hakim Zeina
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9791037021410
Aux confins des xviie et xviiie siècles, l'histoire du roman est marquée par une évolution essentielle. On voit alors s'affirmer une nouvelle manière d'écrire des ouvrages d'imagination, qui procède d'une décision délibérée de la part des romanciers d'imiter le genre des Mémoires historiques. Il devait en résulter le triomphe d'une forme particulière de récit, devenue emblématique du roman des Lumières : le roman-mémoires, rédigé à la première personne et se donnant à lire comme une histoire authentique. A ce titre, le xviiie siècle représente l'un des épisodes les plus significatifs dans la longue histoire des rapports entre vérité et fiction, qui intéresse de si près notre époque. C'est même dans les fictions qu'invente le siècle des Lumières que s'exprime pour la première fois une mutation cruciale de l'idée de vérité, qui s'éloigne désormais d'une définition strictement théologique ou philosophique, pour chercher un fondement nouveau dans le récit d'une expérience personnelle du monde qu'inspire l'imagination.
Il n'existe pas un journalisme, mais plutôt des journalismes. Il est erroné de croire que tous sont essentiels au droit du public à l'information et à la bonne santé démocratique de nos sociétés. Dans ce bref ouvrage audacieux qui remet en cause une certaine mythologie, l'auteur propose une vision complexe, sans complaisance ni hostilité, de l'écosystème médiatique réel. Cela permet de mieux penser les journalismes, aussi bien ceux qui sont réellement essentiels à la démocratie et qui méritent pleinement des aides publiques bien ciblées que ceux qui sont davantage tournés vers la promotion et le divertissement.
Résumé : Emblème par excellence d'une modernité conquérante, le XVIIIe siècle a cherché à délier les individus de leurs anciennes servitudes. Pourtant, les traditions que raillent les Lumières se rapportent essentiellement aux superstitions, aux coutumes ou aux préjugés nationaux, pendant que leur ambition critique se ressource en permanence aux lettres antiques. C'est pourquoi écrivains et philosophes, peintres et musiciens entretiennent alors avec les Anciens une relation fondée sur un réseau de sympathies électives, lui-même appelé à former une communauté de pensée où expériences passées et interrogations présentes deviennent les conditions nécessaires à l'invention de l'avenir. C'est cette communauté entre Anciens et Modernes que cet ouvrage propose d'explorer, afin de tirer de ce précédent mémorable l'exemple d'une modernité où l'avenir se nourrit également du souvenir. Pareil rapport à l'histoire ne procède ni d'une nostalgie passéiste ni d'une science historique soucieuse de comprendre en quoi le passé diffère du présent, mais d'un parallèle entre les âges qui institue entre notre présent et nous-mêmes la distance que requiert l'exercice d'un regard critique. Le parallèle des Anciens et des Modernes devient ainsi ce qui dynamise un imaginaire où le temps de l'expérience historique, toujours réversible, reflue et tourbillonne sans cesse. Placée sous ce jour, la pensée historique du XVIIIe siècle apparaît comme un paysage éclaté, façonné par des temporalités diverses et incertaines dont les contributions réunies dans ce recueil souhaitent mieux faire pressentir la complexité. Il appartenait sans doute à notre temps d'être attentif à cette complexité, alors que se multiplient ouvrages et essais observant à quel point notre propre époque est elle-même marquée par l'effritement des certitudes et la crise de l'idée de progrès.
Pichet Isabelle ; Kluge Dorit ; Bernier Marc André
La première modernité catalyse la genèse de ce nouveau champ d'expériences publiques que sont les loisirs et les divertissements : théâtres, musées, expositions temporaires, promenades, cafés, foires, danses, jardins, auxquelles peut s'adonner la population européenne. La pratique de ces activités instaure au quotidien chez les particuliers un cadre physique et social stimulant, les plaçant ainsi au coeur d'une action qui excite chacun de leurs sens, de leurs sensations et de leurs émotions. En s'inscrivant dans le domaine de l'histoire des sensibilités, la question de ce corps sensoriel qui prend forme demeure encore largement inexplorée. Cette publication s'attache donc à retracer et analyser les tenants et les aboutissants de ce qui a permis de façonner cette entité singulière durant le long XVIIIe siècle (1660-1830).
La place et le rôle des médias en Afrique sont à la fois liés au poids de l'histoire et aux contraintes du présent. Nés pendant la période coloniale, les médias dits modernes sont les témoins privilégiés de la trajectoire politique, économique, sociale et culturelle de l'Afrique avec les différentes séquences liées à la colonisation, à la décolonisation, au règne du parti unique, à l'avènement du "printemps politique africain", à la fin du monopole de l'Etat sur les médias. Il semble nécessaire, au regard du poids de l'histoire et des évolutions actuelles, de comprendre où se situent aujourd'hui les médias en Afrique.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.