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Le Corbusier et le projet de la modernité. La rupture avec l'intériorité
Bernhardt Uwe
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747519304
Cet essai veut apporter une contribution à l'analyse de la modernité. Il se situe dans une perspective phénoménologique, tout en étant plus proche de la pensée de Lévinas que de celle de Heidegger. Au lieu de présenter la modernité comme un système rationnel, ce texte la décrit comme une double rupture avec l'intériorité : la modernité effectue une coupure souvent violente avec la tradition, et elle veut amener l'homme à une nouvelle manière d'être au monde. Plus que sous la forme d'une recherche d'autonomie, il faut donc concevoir la modernité en des termes d'inquiétude et d'espoir. L'architecture moderne, phénomène central de la modernité, vise à réformer le monde vécu afin de rendre possible une existence nouvelle, un Esprit Nouveau. Les textes et les œuvres de Le Corbusier expriment une telle volonté de briser les habitudes anciennes par la transformation de l'espace architectural et par la création d'une poésie nouvelle. L'essai situe la pensée de Le Corbusier dans l'horizon de l'idéologie moderne et l'on souligne la parenté de ses idées avec celles de Gide et de Nietzsche. La modernité veut concevoir l'homme comme un être mondain : mais par rapport à un modernisme excessif qui promeut l'idée d'une existence entièrement tournée vers le dehors, il s'agit de sauvegarder une distance au monde.
Résumé : Cobourg, petite ville conservatrice de Bavière, se trouve confrontée à un étrange phénomène lorsque l'excentrique naturaliste Franz Schroeder, rêveur un brin utopiste, y importe un étonnant moyen de transport : le grand-bi. Si l'homme souhaite jucher la ville sur ce véhicule peu commun, le vélocipède provoque un véritable capharnaüm, tant dans les rues que dans les mentalités. Les bourgeois s'en disputent l'usage avec les ouvriers, les hommes avec les femmes, et c'est bientôt toute la ville qui est divisée. Entre bonnes moeurs et avant-gardisme, à quoi et surtout à qui doit-on réserver l'usage du grand-bi ? Ce drôle de vélo taxé de danger public pourrait bien être la clé d'un renouveau de la société figée de la Belle Epoque. Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss
Le 22 août 1878, Sarah Bernhardt désire monter dans un de ces extraordinaires ballons développés dans le cadre de l'Exposition Universelle de Paris. A l'époque, la comédienne fait jaser en raison de son comportement de femme libérée. Le ballon est alors considéré comme un transport dangereux, et la jeune artiste comme une extravagante. Ce 22 août 1878, Sarah Bernhardt prend tout le monde à rebours et s'envole dans les nuages accompagnée de son amant, le peintre Georges Perrin : " Voilà : j'ai une envie folle de voyager, de voir autre chose, de respirer un autre air, de voir des ciels moins bas que le nôtre, des arbres plus grands, autre chose enfin ! " Avec ce récit, rédigé dès le lendemain de son exploration aérienne, c'est le lecteur que Sarah Bernhardt prend à rebours. Toujours aussi originale, la comédienne n'hésite pas à se mettre en scène sous la forme d'une pauvre chaise. C'est ainsi un objet des plus terre à terre qui livre au lecteur amusé les souvenirs de cette folle journée. Oscillant entre poésie des nuages et description pratique de l'engin, Sarah Bernhardt nous convie à goûter le champagne et le foie gras que les voyageurs ont pris soin d'emporter, planant entre la terre et l'azur, côtoyant les hirondelles. Car il s'agit bien d'un moment unique, festif et féerique qui est donné à partager. Après la jubilation de ce séjour presque irréel, le récit s'assombrit par un étonnant et macabre épisode. Il rappelle au lecteur que la vie n'est au fond qu'une tragédie, une scène de théâtre où la mort a toujours un rôle à jouer. Une vanité. Talentueux et jouissif, ce texte dévoile entre les lignes les pensées, les humeurs et par certains côtés le caractère de cette immense actrice qui continue de marquer l'art et le théâtre français.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.