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Estelle Faguette. La voyante de Pellevoisin
Bernay Sylvie ; Beau Jérôme
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204134651
Lascaux a deux sanctuaires. C'est aussi un autre Lourdes. Dans cette campagne reculée, au mitan du XIXe siècle, Estelle Faguette, simple parmi les simples, n'a pas fait que bénéficier de visions de la Vierge. Elle est devenue un phare spirituel pour tous. Une héroïne moderne de la foi. La fin du XIXe siècle prend de revers l'idée de progrès : au sein d'une France déchirée par le conflit entre l'Etat et l'Eglise, ce sont des femmes pauvres, marginales, inéduquées, qui illustrent l'énergie de la foi face à l'offensive scientiste, mais aussi parfois au conformisme clérical. Estelle Faguette est l'une de ces héroïnes. Issue du monde paysan, simple domestique dans une famille aristocratique à Pellevoisin dans l'Indre, mourant de la tuberculose, elle est sauvée par quinze apparitions mariales durant l'année 1876. Estelle se fait alors l'apôtre du message de paix civile et d'unité nationale que lui a confié la Vierge. Défiance des puissants, rire des bourgeois, jalousie des démunis, sarcasme des libres-penseurs, calomnie de certains curés, doute des évêques : rien ne lui sera épargné. Elle trouvera cependant des soutiens courageux et fidèles et, depuis Rome, Léon XIII, le pape réformateur annonciateur de Vatican II, encourage le pèlerinage qui s'est formé et l'idée de communion humaine qui l'accompagne. Une histoire française. Une épopée féminine. Un récit soufflant d'actualité.
Monjou Patrick ; Press Domuni ; Barnay Sylvie ; So
Les Themata de tempore et de sanctis ont été composés au début du XIVème siècle par Bernold de Kaisheim, moine de l'abbaye cistercienne de Kaisheim en Souabe. Cette oeuvre est un ensemble de cent cinquante-trois sermons modèles qui renvoient systématiquement à un manuel de vulgarisation théologique antérieur d'un demi-siècle, le Compendium theologicae veritatis du Dominicain Hugues Ripelin de Strasbourg. L'opuscule ne permettait pas au prédicateur de lire un sermon déjà prêt, mais lui donnait la matière, une matière théologique autant que scripturaire, pour préparer celui qu'il aurait à prononcer. Cette étude contribue à replacer l'auteur et son oeuvre dans leur contexte historique. Elle s'attache à donner au lecteur contemporain un accès plus aisé au texte lui-même, grâce à une édition et à une traduction. Enfin, un aperçu du contenu est proposé dans une lecture qui met en évidence les principaux apports théologiques de l'ouvrage.
Langue de bois ou parole en or? La question est d'actualité, tant il devient difficile d'entendre la langue qui réalise ce qu'elle dit, langue de vérité et non de duplicité. Ce livre propose ainsi de revisiter l'histoire de la langue de toc. Celle-ci s'insinue en effet dans tous les lieux où manquent la transparence de la parole, l'intelligence du sens des mots. Elle exprime le malaise d'une société qui ne sait plus où brille son or. La tradition judéo-chrétienne donne notamment des repères pour discerner la parole idolâtre de la parole qui donne la vie. Cet outillage est en particulier transmis dans la pensée médiévale par l'entremise de l'héritage des Pères de l'Église. La langue de bois a accompagné la naissance de la cité qui devient chrétienne à la fin de l'Antiquité, épousant notamment les modes de la communication politique. Plastique à souhait, cette langue accompagne ensuite toutes les transformations de la cité engagée dans un processus de sécularisation sans retour à partir de l'époque moderne. Mais quand elle n'oppose pas un écart entre le faire et le dire, l'annoncé et le réalisé, se découvre alors un horizon d'espérance pour le présent. Si, au XXe siècle, la langue de bois a été d'une terrible noirceur comme celle du IIIe Reich, elle se découvre aussi en or quand chante le poète. C'est ce que tentent de faire découvrir ces pages au souffle puissant pour une chair revivifiée. Le contenu de cet ouvrage reprend celui du numéro de septembre 2011 de la revue internationale de théologie et de spiritualité La Chair et le Souffle que publie la Faculté de théologie de Neuchâtel (Suisse) et que dirige Lytta Basset.
Confusément assimilé à Nostradamus, le prophète irait de par le monde, marginal, extatique et détenteur des sombres secrets de l'avenir, toujours apocalyptiques. Mais si la parole prophétique est effectivement "habitée" par un savoir qui dépasse celui du commun des mortels, elle n'est pas toujours noire et menaçante. L'identité du prophète a évolué au cours de l'histoire: devin dans l'Antiquité, médiateur entre l'homme et Dieu dans le judaïsme, tour à tour contestataire annonciateur de l'Apocalypse et interprète de la Parole divine dans le christianisme, il a contribué à définir la spécificité de l'islam, avec la figure de Muhammad, il a pris le visage de l'utopiste et du révolutionnaire dans le monde moderne... Ainsi, du mésopotamien Marduk à Isaïe, Ezéchiel puis Moïse, de Joachim de Flore à Nostradamus, de Sabbataï Tsevi à Martin Buber, de Marx à Emmanuel Mounier, les grandes voix prophétiques résonnent d'échos différents selon qu'elles veulent bouleverser le monde ou l'interpréter, le mobiliser ou accélérer la réalisation sur terre d'une promesse divine, annoncer la fin du monde ou préparer l'homme au changement. Ce recueil de textes, accompagnés de présentations qui les contextualisent, rend ainsi compte de la diversité des voix prophétiques dans l'histoire tout en dessinant les figures caractéristiques du prophète.
Voici la première étude exhaustive sur l'attitude de l'Eglisecatholique face à la persécution des Juifs de France entre 1940et 1944. Une recherche fondée sur l'exploitation de documentsinédits: fonds de congrégations religieuses, correspondancesprivées, archives épiscopales, dont les notes intimes ducardinal Suhard, archevêque de Paris sous l'Occupation...Sylvie Bernay montre que l'Eglise, contrairement à une idéereçue, se montre très réservée face à l'application despremières mesures antijuives. Son rejet des persécutions éclateau grand jour lors des rafles de l'été 1942, marqué par laprotestation des évêques contre un régime de plus en pluscompromis dans la mise en oeuvre de la "Solution finale". Lesdocuments découverts révèlent que les protestations desévêques de la zone libre ont été concertées avec le Vatican.Sylvie Bernay décrit pour la première fois les moyensemployés par le Saint-Siège et l'épiscopat français pourempêcher la reprise des grandes rafles à l'automne 1942 etprotéger les persécutés. Une typologie des sauvetages montreaussi comment se sont formés sept "diocèses refuges" en zonesud, autour du cardinal Gerlier et des évêques qui encouragentle placement des personnes dans les congrégations religieuses.Une somme magistrale qui invite à repenser le rôle de l'Eglisesous l'Occupation.