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Montage créatif et processus esthétique d'Eisenstein. Suivi de "Montage 38" d'Eisenstein
Bernas Steven ; Eisenstein Sergueï ; Ducrest Berna
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296051751
Lorsqu'Eisenstein s'empare des savoirs des formalistes russes, la notion de film comme processus de création est à ses yeux au croisement de ces savoirs encyclopédiques qui agissent en lui. Eisenstein envisage le cinéma dans ses origines artistiques et pose le montage comme un travail sur le sensible. Le montage n'est pas une idée abstraite mais un travail ludique où l'impulsion du film se fonde sur l'organique, l'éprouvé et la quête de l'extase, au sens de sublime émotion de l'art. Eisenstein a construit sa posture auctoriale autour de ces savoirs comme enjeux dans la philosophie et dans l'histoire de l'art. Il a produit des films libérés des codes, de représentations pour imposer la pulsion, l'émotion, la force de l'image. L'esthétique filmique n'est pas une problématique indépendante de l'art et de la théorie. En Esthétique, la théorie est le produit du mouvement de l'art et de la force de la vie. La théorie n'est pas un savoir déclassé et dépassé, elle est branchée sur le nouveau, le non-su, le récent, la légèreté de l'être ou la matrice de la forme. La théorie incarne la vie pensante d'une époque, sinon elle n'a pas d'objet. Biographie: Steven BERNAS est maître de conférences HDR qualifié prof, et photoplasticien. Il enseigne à l'Université de Marne-la-Vallée. Il réalise des courts métrages, des installations vidéo, des expositions photographiques. Il dirige à l'Harmattan la série Image de la théorie et théorie de l'image dans Champs visuels.
Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo, travaillent-ils sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image ? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image ? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de point de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. La photographie est une empreinte, une incarnation, une icône. Elle joue le rôle de miroir de la société et révèle une expérience de la subjectivité. Selon Walter Benjamin, la photographie est une expérimentation du sensible. Elle est affaire de sensation, de sensibilité. En enfermant l'image dans le discours, notre culture a enfermé le sensible, le perçu et le senti dans un refus de la perception immédiate. Sentir est un acte tangible qui révèle notre pouvoir d'exister, de vibrer avec la communauté des hommes, d'accepter nos émotions. Des artistes, des critiques ont délibérément artialisé la violence, tant pornographique que criminelle. Pourquoi l'obscène et la violence ont-ils envahi nos écrans sensibles ? Constatant l'actuelle instrumentalisation du sensible cet ouvrage interroge le déploiement agressif du pornographique.
La critique française des années quatre-vingt - quatre-vingt-dix a été peu favorable à la notion d'auteur au cinéma. Elle a vu dans sa fonction une imposture qu'il fallait énucléer. La vertigineuse anonymisation des sujets entre en grande part dans l'attaque qui fut faite contre l'auteur. Que retenir d'une figure auctoriale que l'idéologie dominante ne veut jamais reconnaître et qui réussit à l'utiliser comme marchandise ? Cet ouvrage aborde en détail une grande bataille de la pensée contemporaine autour de la posture de la critique cinématographique et du signataire de l'œuvre au cinéma, de l'auteurisme et de l' anti-auteurisme. Il était logique que la Nouvelle Vague inventât l'auteur. Signature du réalisateur, signature du critique, partout le nom propre apparaît comme un label. Partout, celui qui signe laisse une trace de son pas sage : entretiens, articles, débats dans les médias. Curieusement, l'auteurisme est né sans théorie particulière. Bazin, Truffaut, Godard, ont polémiqué sur la notion d'auteur. Lorsque 1968 balaya la notion de pouvoir et d'autorité de l'auteur, elle apparût aux Etats Unis avec, Andrew Sarris et Peter Wollen, qui envisageaient une réflexion sur la classification spécifique des auteurs dans le panthéon artistique de la critique. Les féministes américaines, elles, verront en l'auteur une fonction générique qui rétablit la place d'un sujet, individuel ou collectif. La fonction créative devient un enjeu de la construction du sujet au féminin et du sujet du spectateur dans la critique. Il ne s'agit pas ici d'étudier la question de l'auteur en se contentant d'ausculter sa présence, son évocation ou ses substituts dans l'art cinématographique. Il s'agit plutôt de réfléchir sur la posture d'auteur, en tant qu'elle implique un engagement à la fois personnel et idéologique et, par là contribue à définir la manière dont l'œuvre entretient un rapport avec le monde.
Dans cet ouvrage, je tente de répondre aux questions suivantes : quelle est l'autorité de l'auteur ? Quelle est la relation entre l'auteur et le lecteur ? Quelle est l'esthétique de la production textuelle ? En quoi la problématique de l'auteur rejoint-elle celle de la création ? Comment ce processus de création est-il à l'œuvre, chez l'auteur vivant, par opposition à l'auteur de papier ? Et surtout, pourquoi un nombre fantastique de fantasmes et de projections dépréciatives sont-elles venues s'abattre sur l'auteur ? Je suis allé à la recherche de la faille principale : la démagogie à l'égard du lecteur, la condescendance à l'égard de l'auteur, l'arrogance d'une critique établie qui veut tout maîtriser. En faisant naître le lecteur, Roland Barthes met à mort l'auteur en 1968. Le geste avait quelque charge provocatrice contre l'ordre du père, l'auteur du livre, Dieu en somme. Cet acte symbolique est suspect parce qu'il est éminemment haineux et fanatique. La relativisation des propos outranciers de Barthes et de Foulcault ne permet plus de postuler, avec Couturier à la fin des années 90, à l'existence de la tyrannie de l'auteur sur le texte. Les tyrans sont peut-être ailleurs. Mais, puisque Barthes a parlé de guerre des langages et de mort, la guerre est toujours ouverte ; elle dure depuis plus de trente ans et son résultat est une mise à mort de la fonction, de la place, du travail de l'auteur et de sa personne.
Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo, travaillent sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image ? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image ? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de point de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. Elire une image à l'aune de nos désirs signifie instituer un usage instrumentalisé des images. Les images sont enrôlées de force dans le récit, qui constitue la fiction en laquelle nous avons besoin de croire. Mais notre besoin de fabuler est aussi ancien que les religions. Ainsi débute la fable littéraire, paternelle, orale ou cinématographique de l'humanité parlante. Elle se fonde sur le désir de croire en la révélation du récit par la bouche qui prend et nous ravit la parole. Mais l'image se tait. Elle est muette. Cependant nous la chargeons de significations et de projections. Nous croyons en l'image comme représentation de ce que nous vivons. Nous nous reconnaissons dans notre reflet, car il est une donnée du monde inventé à notre image. Ainsi le narcissisme culturel joue ici sur nos représentations mentales et notre culte de l'ego.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.