Biographie de l'auteur Raimundo Carrero est né en 1947, et a participé activement dans les années 1970 au Mouvement artistique armorial, qui mêle les arts littéraires, plastiques, scénographiques, etc., en visant « l exaltation et la diffusion de la culture nordestine du Brésil ». Il a publié plus d une quinzaine d ouvrages et a été récompensé à maintes reprises par des prix nationaux, et notamment en 2000 par le Prix Jabuti, le prix littéraire brésilien le plus prestigieux. Il est membre depuis 2004 de l Académie des Lettres du Pernambouc. Le ton dense et sombre, le climat de violence que Carrero imprime à ses romans, si l on oublie son affiliation au Mouvement armorial, puise certes ses racines dans le régionalisme brésilien des années 1930, mais ressemble surtout à un auteur comme William Faulkner
Résumé : C'est un mur entre deux mondes. D'un côté, la prison. De l'autre, la liberté. D'un côté, Valérie, écrivain, journaliste et maman comblée. De l'autre, Nathalie - Nathalie au noir passé. L'ombre et la lumière... Entre les deux femmes, une correspondance se noue bientôt. Puis, au fil des visites au parloir, une intimité qui fera vaciller le rempart des faux-semblants. Car, de chaque côté du mur, c'est la même peine qui hurle, le même secret tapi dans la mémoire des corps, les mêmes chaînes qu'il faudra, main dans la main, briser...
Résumé : "A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui ? en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur. "
L'ordre dominicain dans la péninsule ibérique : nouvelles perspectives de recherche en histoire de l'art (XIIIe-XVIe siècle) L'ordre des Frères prêcheurs et la première communauté de moniales à en dépendre ont été fondés au début du XIIIe siècle dans le Midi de la France par deux religieux castillans, l'évêque d'Osma Diego et son chanoine Dominique de Caleruega. Toutefois, force est de constater que la péninsule Ibérique occupe une place encore trop discrète dans une historiographie dominicaine dominée par un tropisme franco-italien. Le présent dossier rassemble des travaux inédits en histoire de l'art qui cherchent à combler cette lacune. Les six articles envisagent les couvents de Frères prêcheurs et les monastères de moniales dominicaines de la péninsule au prisme des problématiques les plus actuelles de la recherche internationale sur les ordres mendiants et sur le monachisme féminin tardo-médiéval. Il s'agit ainsi de contribuer au débat sur le rôle des frères dans la ville, sur le poids des réformes de l'Observance au XVe siècle, sur les liens entre les communautés religieuses et le pouvoir royal, sur les structures de division de l'espace ecclésial, ou encore sur les spécificités de l'art produit par et pour les moniales.
On pensait la magie disparue de ce monde, les créatures fabuleuses tombées dans l'oubli, c'était sans compter sur les Elfées. Ce groupe de quatre musiciennes porte l'espoir de tout le peuple féérique. Lou, Nina, Yoshi et Izel vont s'unir pour faire revivre ces Légendes.
Résumé : "Lisez donc l'Enfant de la Plantation. Je ne sais pas comment cela se fait, mais quand je lis ces pages, des oiseaux sautent d'une ligne à l'autre. Mon sang bat plus vite. Tout le Brésil est dans ce livre transparent". Blaise Cendrars Voici les souvenirs d'enfance d'un enfant élevé dans la plantation de canne à sucre de son grand-père, dans le Nordeste du Brésil. L'Enfant de la plantation est un roman brésilien sensible et imprégné de tendresse, au style savoureux, naturel, débordant et imparfait. Une fresque, aux couleurs vives et sensibles, magistrale et vraie. L'Enfant de la plantation, miroir de la société rurale et des secrets de l'enfance, est d'une réalité profonde et d'une intense humanité. Son régionalisme touche à l'universel. José Lins do Rego fut membre de l'Académie brésilienne des lettres et ses romans sont des classiques au Brésil.
Résumé : La place de la parole noire questionne qui a droit à la parole dans une société où la masculinité, la blanchité et l'hétérosexualité sont la norme. S'appuyant sur les réflexions de féministes noires modernes et de féministes historiques comme Simone de Beauvoir, Djamila Ribeiro révèle la position critique de la femme noire : elle est l'autre de l'autre, à la marge du débat sur le racisme centré sur l'homme noir, et à la marge du débat sur le genre centré sur la femme blanche. Le féminisme noir réfléchit à la façon dont les oppressions de race, de genre, et de classe s'entrecroisent, et refuse la hiérarchisation des savoirs, conséquence de la hiérarchie sociale.
Le colorisme est un sous-produit du racisme et hiérarchise les personnes en fonction de la teinte de leur peau : plus elle est claire, plus elle est appréciée et valorisée - dans le domaine esthétique, intellectuel, ou professionnel, avec des différences entre les hommes et les femmes. Les origines violentes du colorisme remontent au temps de l'esclavage et de la colonialité, où les enfants métis·ses illégitimes des maîtres bénéficiaient de privilèges basés sur leur proximité d'avec la norme européenne, alors seul modèle d'humanité. Mais la grande conquête des mouvements sociaux actuels est d'avoir réuni l'ensemble des Noir·es, des carnations les plus foncées aux plus claires, mettant ainsi fin à un éclatement qui opposait des personnes de la même communauté et niait tout l'éventail des négritudes de la diaspora. Pour l'autrice, la lutte antiraciste passe par la lutte contre le colorisme.
Vainer Schucman Lia ; Anacaona Paula ; Luiz de Alm
Résumé : Si biologiquement la race n'a pas de fondement, elle existe bien socialement. Dans des sociétés construites sur l'idée de supériorité d'une race sur d'autres, comment alors cette idéologie pénètre-t-elle au sein des familles et notamment des familles mixtes ? L'autrice, psychologue, est partie de l'hypothèse que les familles mixtes pouvaient être le lieu idéal d'une prise de conscience et d'une déconstruction du racisme chez les personnes blanches. Interrogeant des familles mixtes interraciales, elle s'est demandé dans quelle mesure la couleur, la race et le racisme imprégnaient leurs relations affectives même entre générations. Les témoignages recueillis montrent à quel point il est difficile de faire tomber les hiérarchies raciales au sein même des familles. Car croire que l'amour est plus fort que tout serait oublier que l'amour est lui aussi une construction sociale, et qu'il est influencé par la société.