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Aux abois
Bernard Tristan
MEMOIRE LIVRE
25,25 €
Épuisé
EAN :9782913867406
Paul Duméry, trente-quatre ans, ancien assureur vivant de petites opérations financières, assassine à coups de marteau l'homme qui allait lui prêter de l'argent. Il s'empare des liasses de billets et s'en va d'un pas tranquille. Le voilà " aux abois ", parce que la police le traque à travers la France, mais il demeure peu concerné par la gravité de son crime. " Il y a des moments où j'oublie complètement que j'ai tué un homme ", note-t-il dans son journal. En Normandie, puis à Monte-Carlo, il croit échapper aux recherches. Certes, l'emprisonnement et la condamnation à mort - nous sommes en 1933 - le menacent, mais il ne s'en inquiète pas, bien qu'il se doute qu'à un moment donné le piège finira par se refermer. Il considère son histoire comme celle d'un autre.
Paul Duméry, la quarantaine, est un ancien assureur qui souffre de précarité après un mariage raté. Alors qu'il accepte de rencontrer un usurier, il le tue à coups de marteau et lui dérobe une grosse somme d'argent. Une cavale débute pour lui... Par le biais de son journal, Paul raconte comment il a tué par nécessité et décrit ses états d'âmes de tueur petit-bourgeois. Le portrait d'un homme amoral se dessine alors...
Résumé : " Tristan ne déteste pas les assassins, eux au moins jouent leur vie. L'un d'entre eux constitue sa plus stupéfiante création romanesque, le héros de Aux abois, frère aîné du Meursault de L'Étranger. Paul Duméry, divorcé d'une femme volage, a des ennuis d'argent. Il tue au marteau un huissier pour le voler, et prend la fuite. [.] Ennemi fidèle des bonnes moeurs, le bon Tristan n'était décidément pas par hasard, en littérature comme dans la vie, le frère de L'Écornifleur ". Olivier BarrotPréface de Jean-Baptiste Baronian. Postface d'Olivier Barrot.
Au Nouvel Observateur et au " Masque et la Plume", sur France-Inter, Jean-Louis Bory fut un ardent défenseur du nouveau cinéma. On retrouve dans chacune de ses phrases sa voix et son enthousiasme. Alors que tant de critiques hésitent à regrouper leurs articles qu'ils jugent trop liés à des événements déjà passés, ce livre démontre de façon évidente que la critique peut ne pas vieillir. Ces textes, publiés dans Le Nouvel Observateur de 1977 à 1979 et inédits en volume, rejoignent, à juste titre, l'œuvre littéraire de Jean-Louis Bory. Même style, même jaillissement, même regard sur la société. De même que les critiques de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol sont déjà des créations, les articles de Jean-Louis Bory existent en eux-mêmes. Ils s'imposent à nous comme des " short stories ". Les " histoires " de Bory défient ainsi le temps en nous parlant de films majeurs: Providence de Resnais, Casanova de Fellini, L'Homme qui aimait les femmes de Truffaut, Padre Padrone des frères Taviani, Une journée particulière d'Ettore Scola, Un ami américain de Wim Wenders, Le Diable probablement de Bresson, L'Œuf du serpent de Bergman, La Petite de Malle, Le Goût du saké d'Ozu, Intérieurs d'Allen, Nosferatu de Herzog... " Une critique enthousiaste de Bory sur un film déclenchait automatiquement la venue dans les salles du Quartier latin d'un public qu'on pouvait évaluer à près de 50 000 personnes dans les années 70. Ce qui déterminait Bory, devant les films comme devant les gens, c'était la passion. La passion totale, incontrôlée ". YVES BOISSET
La vie d'Eugène Sue est un roman, tumultueux comme ses livres. Né sous le Premier Empire dans une riche famille de chirurgiens, le jeune homme préfère au destin médical la vie de bohème, le dandysme et les voyages. Il écrit négligemment dans les journaux, sans se croire doué pour la littérature. Quand il publie ses premiers romans, il subit l'influence anglaise des récits gothiques à la mode. Mais le vrai Eugène Sue naît en 1841 lorsqu'un ami lui fait découvrir le milieu ouvrier militant et les bas-fonds de la capitale. " Je suis socialiste ", déclare-t-il. Transformé par la révélation des classes laborieuses, il compose en 1842 " Les Mystères de Paris ", dont le succès est immense. Toute la France se passionne pour le prince Rodolphe et les personnages qui grouillent dans l'enfer de la misère et du crime. Hugo applaudit, Balzac se désespère de se voir distancé ! Après " Le Juif errant " et bien d'autres livres triomphaux, Eugène Sue doit échapper à la police du Second Empire. Il mourra, en Savoie, alors terre étrangère, en 1855.
Agé de 16 ans, Etzel Andergast, le fils du procureur Andergast, prend conscience qu'il y a une " affaire Maurizius ", classée et étouffée : un homme portant le nom d'Otto Leonard Maurizius est emprisonné pour meurtre depuis dix-huit ans. Le jugement a été prononcé sur réquisitoire du procureur Andergast. Or, pour le jeune homme, la culpabilité de Maurizius est loin d'être établie. Tournant le dos à sa famille et à ses valeurs traditionalistes, Etzel traque l'homme qui pourrait connaître la vérité et se cache sous une fausse identité à Berlin. " Ce roman est fondé sur une célèbre erreur judiciaire qui, comme notre affaire Sacco et Vanzetti, a eu des répercussions dans le monde entier. Avec la pénétration ample et profonde qui le caractérise, Wassermann élève ce thème à un niveau qui lui donne la grandeur d'une tragédie grecque... J'ai réfléchi sur " L'Affaire Maurizius " plus, je crois, que sur aucun autre livre que j'ai lu... Il me hante comme le Sphinx hantait les hommes d'autrefois ". Henry Miller.
L'ascension de M. Baslèvre est celle d'une âme recroquevillée sur elle-même et rendue au désir de vivre par un amour inattendu. Fonctionnaire modèle, vieux garçon, Justin Baslèvre gravit sans états d'âme les échelons hiérarchiques de son ministère. Il est, au départ, un Estaunié détourné, caricaturé avec une pointe d'ironie. Un incident mineur - mais auquel l'auteur s'entend à donner du relief - ouvre les yeux du fonctionnaire sur l'amour et sur la vilenie. L'intervention, anodine en apparence, d'un lointain ami d'enfance change le cours d'une existence trop bien réglée. Cette intrusion de l'inconnu fera à la fois le bonheur et le malheur de l'employé de bureau : il s'aperçoit que, comme lui, les êtres qui se trouvent sur son chemin ont une vie secrète, et qu'il n'est pas armé pour déjouer leurs intrigues, entrecroisées par Estaunié avec un sens étonnant du mystère. Une ascension morale élève M. Baslèvre au-dessus de ces adversités. Il triomphe en sublimant, comme dans la grande tradition romanesque des siècles passés, un amour plus fort que la mort. " Jacques Jaubert