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Plusieurs vies en une seule. Autobiographie
Bernard Maurice
HEMISPHERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782377010608
Un jour que je déplorais devant mon fils Jean-Philippe ma vie d'octogénaire, je lui dis : "Jusqu'à l'an dernier, je me faisais plaisir en achevant d'écrire un gros travail, Les Elites françaises. Et maintenant j'en suis à ranger ma bibliothèque et à entrer sur un tableau Excel titres, noms d'auteur, éditeurs, etc. Je m'ennuie à mourir ! — Tu devrais écrire tes mémoires pour tes petits-enfants. Le monde que tu as connu quand tu étais jeune, tes parents, tes grands parents, la guerre et même l'avant-guerre. — Je les vois déjà me dire : "Ca me gonfle, quel intérêt, tous ces gens morts depuis longtemps ? "" Mais Jean-Philippe insista, et je me décidai à prendre la plume. Vais-je, pour autant, tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ; ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fart-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver — hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Ces souvenirs anciens, je les ai souvent revisités, ce qui les a consolidés, mais peut être aussi altérés, bien que pourtant le plaisir du souvenir vient justement de leur fraîcheur. Proust n'est pas le seul à avoir eu ses madeleines et ses aubépines en fleur. Ecrire sa vie, écrire la vie, c'est justement le thème que mon ancien élève et ami, Antoine Compagnon, traite tous les mardis au Collège de France. Ces souvenirs, comment les trier ? Aucun système de classement ne me semble satisfaisant. Alors que faire ? Simplement laisser courir la plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes !
Encore un livre sur la crise des élites en France ? Pour se convaincre que les élites françaises sont en crise il suffit de flâner dans les librairies, de se promener sur la Toile ou d'écouter les commentaires que l'économie mondiale chancelante suscite. Le thème, populaire, est fréquemment abordé par les médias. Il est davantage l'objet de reportages que d'analyses, de coups de projecteur que de réflexions. Plutôt que de reprendre le thème rebattu de la faillite des élites, l'auteur puise dans l'expérience d'une longue carrière les éléments d'une analyse approfondie de l'Excellence française. Quelles en sont la réalité, les limites, l'avenir ? Physicien et ingénieur, l'auteur ne prétend pas répondre à toutes les interrogations que peut se poser le lecteur sur les élites françaises, mais cherche plutôt les causes profondes de nos échecs et les ingrédients de nos trop rares succès. Comprendre avant d'agir. Les trois tomes de cet ouvrage sont préfacés respectivement par Thierry de Montbrial, Raymond Boudon, Jacques Lesourne. Dans ce tome II, l'auteur examine les rapports entre la diversité des talents et le principe d'égalité, souligne le rôle des valeurs et montre comment les meilleurs, la plupart du temps issus du système méritocratique, acquièrent pouvoir, richesses, considération, et concourent, par conséquent, à définir les structures de la société française mais aussi à les rigidifier. Chemin faisant on avait précisé ce que signifie le succès ou l'échec des élites.
Buddy aime bien raconter des histoires. Pourtant, cette fois, Buddy n'invente rien: il a vu ses voisins tuer un homme, et devient alors un témoin gênant... Par un grand maître du suspense, auteur de Fenêtre sur cour, La Sirène du Mississipi et La Mariée était en noir.
Encore un livre sur la crise des élites en France ? Pour se convaincre que les élites françaises sont en crise il suffit de flâner dans les librairies, de se promener sur la Toile ou d'écouter les commentaires que l'économie mondiale chancelante suscite. Le thème, populaire, est fréquemment abordé par les médias. Il est davantage l'objet de reportages que d'analyses, de coups de projecteur que de réflexions. Plutôt que de reprendre le thème rebattu de la faillite des élites, l'auteur puise dans l'expérience d'une longue carrière les éléments d'une analyse approfondie de l'Excellence française. Quelles en sont la réalité, les limites, l'avenir ? Physicien et ingénieur, l'auteur ne prétend pas répondre à toutes les interrogations que peut se poser le lecteur sur les élites françaises, mais cherche plutôt les causes profondes de nos échecs et les ingrédients de nos trop rares succès. Comprendre avant d'agir. Les trois tomes de cet ouvrage sont préfacés respectivement par Thierry de Montbrial, Raymond Boudon, Jacques Lesourne. Les individus que notre société égalitaire sélectionne sont-ils choisis, formés, encadrés au mieux ? Pour tenter de répondre à ces questions difficiles, il faut d'abord analyser soigneusement comment ce système méritocratique français s'est peu à peu constitué, très différent de celui des autres sociétés développées. Telle est l'ambition de ce premier tome.
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.