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L'envers de l'éperon
Bernanos Michel ; Merle Jean-François
ARBRE VENGEUR
8,00 €
Épuisé
EAN :9791091504645
Quelques livres à peine, et pour la plupart parus après sa mort, ont donné à Michel Bernanos le droit, bien vain, d'être encore lu un demi-siècle après sa disparition. Impressionné par ses séjours au Brésil, il a insufflé dans ses romans les beautés terribles que le sertão de ses années de jeunesse a imprimé en lui, un territoire où côtoyer la nature revient à l'affronter. Deux frères condamnés à une confrontation mortelle pour une absurde histoire d'honneur, traversent épreuves et dangers redoutables sans jamais renoncer, se hissant vers des hauteurs où leur sort se réglera. Héroïques et obstinés, les deux cavaliers sinuent au milieu d'une faune dangereuse et se mesurent. Ils se rapprochent inexorablement de la Ville Morte de la Vie et de ses cimes libératrices pour une apothéose qui doit voir l'un d'eux l'emporter. Symphonie exubérante en même temps que livre d'aventure tendu, L'Envers de l'Eperon confirme la place unique et secrète d'un écrivain pour lequel la littérature était un absolu.
Mégère. Village rude et froid. Ambiance atemporelle et lourde d?une communauté matoise. Tel est l?endroit perdu où débarque en pleine nuit le nouveau curé de la paroisse. A peine sa gentillesse, son visage de jeune fille et son air de grande tristesse ont-ils conquis la vieille Phémie, sa bonne de cure, qu?il la réveille pour avoir entendu deux cris suivis d?un coup de feu? Une veuve octogénaire est trouvée morte au pied de son lit. Un inconnu mortellement blessé, présumé coupable, est ramassé dans le parc du château. Une gouvernante se suicide? Se dessine alors progressivement, dans la trame de l?enquête, une vérité des plus surprenantes?
Bernanos Michel ; Asensio Juan ; Roux Dominique de
Résumé : Mousse embarqué de force sur un bateau où l'équipage ne lui épargne rien, le narrateur de cette histoire raconte sa vie en mer, entre les privations, les sévices et la cruauté des marins, mais sous la protection du cuistot. Ce dernier comprend vite qu'avec le vent qui tombe se préparent des temps terribles et que la vie sur un galion immobile va devenir un enfer. C'est ainsi que débute un des romans fantastiques les plus saisissants de la littérature française, transformant une aventure maritime en conte initiatique : dans le sillage des deux rescapés fascinés par la montagne qui domine l'île où ils ont échoué et qui semble avoir été désertée par les humains, un univers aussi fabuleux qu'inquiétant émerge de la roche. A l'ombre d'un père immense, un seul livre, posthume, a permis à Michel Bernanos, de se faire un prénom. La Montagne morte de la vie est de ceux dont les images et les visions vous poursuivent toute une vie.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Elle fera plus de six cent mille morts. Bernanos, d'abord séduit par le franquisme, est très vite révolté par la violence de la répression anti-républicaine. De cette révolte naîtront Les Grands Cimetières sous la lune. Sous la plume de l'auteur du journal d'un curé de campagne, la tragédie du monde. D'un écrit de circonstance, son génie a fait oeuvre universelle.
Ce court roman obsédant d'Emmanuel Bove n'est pas seulement un hommage au romancier russe qui l'a influencé et une manière de nous rappeler ses origines slaves : avec cet épisode de la vie d'un raté qu'obsède l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanqué d'une jeune femme qui ne comprend pas les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne, il nous livre un de ses textes les plus aboutis. Désespéré impossible à plaindre, son héros rejoint le groupe de ces personnages qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, coupables avant tout d'oser élever une voix que leur misère devrait éteindre. Personnage fugace, Changarnier, cousin exaspérant du Victor Bâton de Mes amis, est une des plus pathétiques créatures de l'univers bovien, un récalcitrant qui exige un respect qu'il sait pourtant illusoire. Un Bove nocturne et acide.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.
L'homme qu'on appelait jeudi ; un cauchemar (The Man Who Was Thursday : A Nightmare paru en 1908 est le plus célèbre "thriller métaphysique" de Chesterton. Sa traduction (de 1911...) méritait sérieusement un rajeunissement, d'autant qu'il manquait des passages...Ce roman est considéré comme une oeuvre charnière du XXe siècle, entre Lewis Carroll et Kafka ou Borges qui d'ailleurs le vénérait. Plus qu'un roman policier, il s'agit aussi d'un roman d'aventure, d'une sorte de vaudeville, d'apologue, de variation philosophique et humoristique qui en fait un objet littéraire inclassable et qu'on peut lire à plusieurs niveaux. Autour d'un mystérieux complot anarchiste, GKC tresse un entrelacs de rebondissements qui surprennent et ravissent.