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A la découverte de cent et une pièces. Répertoire critique du théâtre contemporain pour la jeunesse
Bernanoce Marie
THEATRALES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782842602246
Des enquêtes l'ont montré : les petits Français ne connaissent majoritairement du théâtre que Molière, et peu d'auteurs plus récents que Ionesco ou Beckett. Le théâtre moderne et surtout contemporain est encore très peu étudié et goûté par les enseignants et les animateurs d'ateliers théâtre. Il s'agit ici de faire découvrir la diversité du répertoire contemporain du théâtre pour la jeunesse, dans le cadre d'un mouvement aujourd'hui bien amorcé grâce à des collections de théâtre jeunesse offrant désormais un répertoire d'une grande richesse. Après un panorama global du répertoire de théâtre jeunesse suivi d'une réflexion sur les enjeux actuels de l'enseignement du texte de théâtre et d'un glossaire des termes et notions employés comme outils d'analyse, cet ouvrage présente une sélection de cent (et quelques) pièces contemporaines jeunesse commentées à la fois pour leur contenu thématique, leur écriture, leur dramaturgie et les pistes qu'elles offrent aussi bien à la classe qu'au travail de plateau. S'y trouve défendue une pratique du texte de théâtre qui à la fois le revendique comme un texte littéraire, à lire et à écrire, et en même temps l'inscrit dans un ensemble de démarches artistiques sans pour autant s'enfermer dans l'illusion de les reproduire. Chaque fiche contient une biographie succincte des auteurs, une présentation du texte, des pistes de lecture et des pistes de travail ainsi qu'une classification par tranche d'âge. L'ouvrage se termine par un index des thèmes et procédés dramaturgiques.
Bernanoce Marie ; Lebeau Yves ; Verlaguet Catherin
Libellules de Marie Bernanoce. Parce que l'ombre de sa mère la hante, Lucile se réfugie dans des histoires qu'elle raconte à son compagnon imaginaire, Léonard. En s'inspirant du mythe d'Arachné, Marie Bernanoce se rapproche de l'esthétique du théâtre symboliste pour décrire la quête intérieure d'une jeune fille rongée par le souvenir de sa mère. Petite Colère devant la mer d'Yves Lebeau. Rencontre cocasse entre un petit garçon timide et la mer. Nous sommes le 1er janvier, il gèle. Ce jour sera un grand jour pour Fernand rebaptisé Jimmy par la mer. Un grand jour car le petit garçon timide se met en colère, comme seuls peuvent le faire les timides, devant cette mer d'hiver démontée, et lui qui ne sait pas nager va se "jeter à l'eau" sans ses vêtements, découvrir qu'il sait nager et oser sortir de l'eau tout nu devant une fille. Une belle journée froide pour un petit garçon qui devient grand. Timide de Catherine Verlaguet. Lucas quatre ans, très timide, passe toutes ses récréations, assis sur un banc à regarder les autres jouer de peur qu'on se moque de lui. Un jour, il entend son père dire à sa mère qu'elle a de la chance de ne pas être timide, qu'elle possède un bijou incroyable ! Alors, Lucas va se mettre en quête de ce bijou magique qui mange la peur et lui permettra enfin de grandir pour devenir accrocheur d'étoiles !
En 1944, le grand-père, le père, l?oncle et la grand-mère de Marie José Bernanose-Van Gheluwe,membres du réseau de Résistance « Turma-Vengeance », furent arrêtés et déportés. Son grand-pèreest mort dans les camps, et son oncle Pierre, évadé d?un convoi puis repris, laissera un orphelin, Luc. Dans ce livre, Marie José raconte l?absence de son père, mort à peine quatre ans après son retour de déportation et qu?elle n?a pratiquement pas connu. Elle retrace, avec les mots de la petite fille qu?elle était alors, le souvenir et le parcours de cet homme, redécouvert par fragments au détour de conversations. Ce sont ces mots de la vie courante, ces fragments de la mémoire, terribles réalités plus souvent tues qu?exprimées, que Marie José, enfant, a entendues avec son frère auprès de sa mère et de sa grand-mère, rescapée de Ravensbrück et dont les petites manies révèlent des abîmes indicibles. Ce sont ces mots qu?elle a entrepris aujourd?hui d?évoquer, retranscrits dans leur simplicité et leur brutalité, sans leur apporter la moindre afféterie littéraire. Avec ce livre, Marie José entretient le souvenir de ses parents disparus. Ce devoir de mémoire filial nous oblige, nous aussi, à nous souvenir. Pour ne jamais oublier ce que fut le sort des déportés.
Bernanoce Marie ; Bérody Dominique ; Duchange Chri
Marie Bernanoce est maître de conférences à Grenoble 3 après avoir enseigné à l'IUFM de Grenoble et dans le secondaire. Par ses recherches et ses diverses activités de formation, elle apparaît aujourd'hui comme la spécialiste du répertoire de théâtre pour la jeunesse.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.