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L'OMBRE PORTEE DU MARCHEUR
BERNACHOU
DE BLEU
11,50 €
Épuisé
EAN :9782840310891
Dans les poèmes de Bruno Berchoud, l'émotion, que banaliserait la nomination directe, est approchée comme par ricochet sur les choses, ce qui sauve à la fois son originalité et sa pudeur : le soudain silence des ruelles dans le village nous apprend le passage d'une fille, un ballon abandonné sur la chaussée, l'accident d'un enfant, " l'usure sur la rampe, ou la pliure dans le livre " rappellent la mort du père. " Connaître le chemin, dit ailleurs le poète, c'est retrouver la même pierre "... Le poète s'en tient à ce qu'il a vu, mais il le dit en faisant de tel détail le signe de l'événement, en agençant les éléments de sa vision d'une manière telle qu'il l'élève dans une lumière neuve, irrécusable. Ainsi la poésie devient-elle, selon le mot de Reverdy, " un four à brûler le réel ". Jean-Pierre Lemaire
Gabrielle et Thomas sont totalement différents. Elle, elle conçoit le monde comme infini, la vie ne lui fait pas peur et sans retenue, elle plonge dans l'inconnu. Lui, c'est tout le contraire. Il déteste l'inconnu et refuse d'élargir son horizon. Le destin, joueur, les amènera à partager un chemin de vie, chemin au bout duquel il leur faudra apprendre à ouvrir les yeux.
Magnette Christophe ; Le Roux Vincent ; Bernachon-
Résumé : 1924, Georges Bocuse vient travailler comme cuisinier à l'Hôtel Café Restaurant du Pont. Il y trouve l'amour, aussi, avec une certaine Irma Roulier. Georges n'a pas choisi cette adresse par hasard : sur les bords de Saône, lui et Irma (elle a dix-neuf ans, à l'époque), ont dû se croiser, faire connaissance, s'apprivoiser... de cette rencontre naîtra Paul Bocuse : c'est le début d'une grande épopée. Aujourd'hui, le nom Bocuse brille toujours. Pour célébrer le 100e anniversaire de l'Auberge du Pont de Collonges, (re)découvrez l'aventure Bocuse à travers des portraits, des recettes, des anecdotes, des photos inédites ou encore des reportages... à travers un livre inédit : d'Auberge et d'histoire(s),
J'aime dans les poèmes de Jacqueline Astégiano cet humour grave, cette philosophie souriante, ces notations au petit point qui m'avaient frappé dès le début. En lisant ces poèmes, je songe au cher Bachelard pour qui la poésie était une métaphysique instantanée. Ici, l'instantané devient lapidaire : La moitié du soleil est en moi/l'autre flamboie dans tes certitudes. Le poète fait plus bref encore que le haïkaï et cela donne, sous le titre "Brouillard" : Le paysage/a oublié/son texte. Dans l'humour grave et le jeu sur les mots, voici un autre petit chef-d'œuvre : La feuille qui tombe effleure ma joue/La feuille qui joue effleure ma tombe. Les enfants adoreront ces poèmes. Les adultes seraient bien inspirés d'en faire autant.
Une petite fille arrive en courant ". Elle arrive dans les mots : quelque chose de vivant, déjà morte souvent. Elle a plusieurs noms, Catherine, Carrie, d'autres ; peut-être aussi celui d'Émilie, sa maman. Une petite fille, une maman, un je qui les conjugue et les écartèle. Le feu, le vent, lui qui n'a pas de nom. Une petite fille, ça va de soi ; mais c'est aussi les phrases qui arrivent en courant, la grammaire et les mots qui trébuchent parce que trop ou mal vivants. On entend de la tragédie et d'innocentes rengaines d'enfance, un récit qui s'émiette en douleurs. Quelque chose manque : " voyez comme les mots ne disent rien ". Mais on les voit : " visage arrêté dans la langue ". Les poèmes d'Ariane Dreyfus : leur " eau se mêle " ; écrire " éclabousse ". " Une petite fille arrive en courant Elle respire d'avoir couru ". Nous aussi. (James SACRÉ)
Il a dû falloir au poète (il, elle) une énergie patiente, une sauvage révolte toujours à l'affût pour retourner à son " rectangle clair du papier qui la hèle, la hale [...] impérieux ". Il a dû y avoir l'évidence de l'inspiration, soudain douce et consolante mais aussi le froid, le vide, également le harassement du quotidien. Mais tout est né, de ce que dictaient en poésie, les violences des éléments, le sang perdu, les cellules en combat, les petites morts et les rebonds. La fraternité de poètes de même parage a encouragé, renouvelé, établi ce besoin de louanger, constater, méditer. La dureté de la vie, l'évidence de certaines joies ont développé ce qui existait déjà : un culte de la pudeur, de la mesure indispensable, si l'on veut que la référence à l'Universel soit durable. Le poète (il, elle) a écrit pour Autrui. Je suis autrui, conforté, et ma gratitude me poussera à dire ces poèmes, comme j'ai dit Eluard, Char, Follain, Cadou, Chedid, Reverdy et bien d'autres, pour améliorer un public concerné, le rendre plus fraternel. Je les dirai pour le " mieux vivre " de mes enfants (au nombre de cinq également). Je les dirai aussi pour les grands inconsolables. Espérant qu'ils méditeront d'une façon ou d'une autre : " que la mort n'aura pas eu le dernier mot ". Daniel Gélin.
La poésie n'a pas besoin de préface. Pas besoin de poteaux indicateurs et encore moins de " mode d'emploi ". Les chemins de la poésie - comme les chemins que j'aime ne sont pas goudronnés, aménagés ou fléchés. C'est toi qui le dis : " Ils ne sont pas beaux les hauts murs qui marquent de leurs intentions raides le cours du temps comme des stigmates au bout des espérances. " Je préfère donc ne pas construire un (petit) mur de préface devant ton horizon. Ceux qui veulent le voir n'ont pas besoin de cela : les " yeux du cœur " suffisent. Pour te lire. François de CORNIÈRE.