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OEUVRES. Tome 4, Le questionneur et Siris
Berkeley George
PUF
20,29 €
Épuisé
EAN :9782130477273
Ce volume propose, avec le Questionneur et la Siris, deux ?uvres de Berkeley jusqu'à présent très négligées en France ; des ouvrages qui, cependant, contreviennent au préjugé séculaire qui représente le philosophe de l'immatérialisme comme un idéaliste ou un visionnaire. Le Questionneur et la Siris appartiennent à la période où, de retour en Irlande et installé à Cloyne, Berkeley met en ?uvre ce qu'il écrit : c'est dans une visée réaliste et médicale qu'il entreprend de panser le corps social, de guérir le corps physique et d'élever l'âme de ses semblables. Ainsi, dans Le Questionneur, la proposition de créer une banque nationale irlandaise devait remédier à la misère, redonner du travail et contribuer à développer l'économie de l'Irlande. Dans la Siris, l'exposé des vertus curatives universelles de l'eau de goudron débouche, par gradations insensibles, sur la description d'un ordre cosmologique teinté de néo-platonisme ou l'âme humaine trouve des chemins ascendants vers l'intelligible. En de telles entreprises, Berkeley prévoit qu'il sera accusé de se mêler de domaines qui ne regardent pas un philosophe. Avec sa verve coutumière, il répond qu'il n'est jamais indécent de chercher à améliorer la santé et le bonheur matériel des hommes, et de suggérer des voies d'accès à la sagesse. C'est ce qu'il fait, avec une audace qui n'a pas cessé d'étonner et peut encore nous surprendre.
Le nom de Berkeley (1685-1753) est étroitement associé, dans l'histoire de la philosophie à l'idéalisme. Les Principes de la connaissance humaine (1710), oeuvre maîtresse du philosophe irlandais, constituent le manifeste argumenté, mais aussi polémique, de cet immatérialisme idéaliste dont Berkeley ne cessa d'être le fervent défenseur. Il n'est pas d'autre réalité que celle véhiculée par les idées ; le monde n'a pas d'existence ailleurs que dans l'esprit ; ou encore, selon la formule consacrée par la tradition, "être, c'est être perçu" ; tels sont les énoncés de l'idéalisme grâce auquel Berkeley entend ruiner le matérialisme, le sceptisme et l'athéisme. Ses cibles ont pour noms Descartes, Hobbes, Locke...Ecrits dans un style accessible, les Principes constituent une des oeuvres les plus fortes que le XVIIIe siècle britannique ait produites. La postérité, d'ailleurs, toute critique qu'elle ait été (Kant, Marx...) ne s'y est pas trompée.
Résumé : Cette traduction nouvelle des ?uvres de Berkeley respecte le strict ordre chronologique des ouvrages proprement philosophiques. Elle fait apparaître l'extrême précocité de l'immatérialisme, sa célèbre extravagance et son caractère de détour dans la libre pensée de la part d'un défenseur de la foi chrétienne. Un premier volume couvrait la période 1707-1710. Outre l'Essai pour une nouvelle théorie de la vision et les Principes, on y trouvait les Notes philosophiques, retraduites et réordonnées, ainsi que la première traduction de l'Introduction manuscrite aux Principes : ces textes permettent de mesurer combien la réduction des principes à leur seule première partie donne à l'exposé de l'immatérialisme sa forme la plus brutale. Ce second volume couvre une période plus longue - 1713-1735-, où se montre le souci d'inculquer plus en douceur l'immatérialisme. Les Trois dialogues entre Hylas et Philo nous sont un joyaux littéraire que Berkeley a poli pour montrer que sa philosophie se conforme au sens commun et au langage ordinaire. Les controverses ponctuelles rapportées dans l'opuscule Du mouvement, dans la Correspondance avec S.Johnson, dans L'Analyste et dans la Défense de la libre pensée en mathématiques témoignent enfin ici d'une vigilance théorique peu commune à l'endroit de la poussière et du pouvoir des mots.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».