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Saint Dominique de l'ordre des frères Prêcheurs. Témoignages écrits (fin XIIe - XVe siècles)
Bériou Nicole ; Hodel Bernard ; Besson Gisèle
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204097567
Exact contemporain de François d'Assise, le castillan Dominique de Caleruega (après 1170-1221) a, comme lui choisi de vivre la pauvreté volontaire et l'itinérance. Comme lui, il a choisi de dialoguer avec tous ceux et toutes celles qu'il croisait sur sa route. En réponse aux défis de son temps, il a lui aussi fondé un ordre religieux qui a pris forme dans les premières décennies du XIIIe siècle : les Prêcheurs, plus tard appelés Dominicains. Silencieux sur lui-même - il ne nous reste que trois de ses lettres -, Dominique a laissé à d'autres le soin de parler de lui. La centaine de témoignages réunis dans ce volume, présentés et annotés, ont été traduits du latin et de l'italien ancien, le plus souvent pour la première fois, afin de rendre accessibles à tous des sources méconnues et insoupçonnées. Un livre indispensable, qui s'inscrit dans la commémoration du vine centenaire de la naissance de l'ordre des frères Prêcheurs. Comment est né l'Ordre des Dominicains ? Quels secrets nous révèlent les premiers écrits de ses fondateurs ? Voici, inédite, une somme historique et spirituelle sans précédent. La traduction des premiers témoignages sur saint Dominique, transcrits entre la fin du XIIe siècle et le XIVe siècle, constitue en effet un véritable défi éditorial. Les textes ici réunis, traduits, présentés et annotés, enrichissent considérablement notre connaissance du fondateur de l'ordre des Dominicains. Y sont mêlés les témoignages issus de l'ordre des Prêcheurs et un grand nombre de témoignages contemporains, pour la plupart traduits pour la première fois. Cet ouvrage éclaire ainsi de façon renouvelée la personne et l'histoire de Dominique. Il offre au lecteur un portrait en kaléidoscope d'une extraordinaire aventure qui dure depuis huit siècles. Un document exceptionnel.
Billon Gérard ; Bériou Nicole ; Dahan Gilbert ; Vo
Il y a ici des textes attendus. Ceux qui mentionnent le nombre des mages et la signification de leurs dons. Ceux, où, comme dans les crèches, se rencontrent ensemble bergers et mages... Mais aussi des textes plus surprenants, à la lecture antijuive : la position de retrait de Joseph lors de l'adoration des mages signifie mystiquement la perfidie des juifs ; les bergers signifient l'incrédulité et la dureté de coeur de ces mêmes juifs... La Tradition charie bien des perles, mais aussi de la boue !
Il savait, un peu, les routes : flaches d'or, cascades pour le bagnard transparent, sa paresse de corbeau. Et que brûle le ciel, et que se glacent les dents, leurs baisers, et que reviennent aux terrasses les grands oiseaux de la délicatesse." Les mots qui nous viennent, à la lecture de cette poésie, sont "envoûtement", "musique", "couleurs" et l'impression d'entendre des bribes de chants très anciens, de s'approcher d'un grand mystère...
Même si l'université médiévale, celle de Thomas d'Aquin ou de Bonaventure, a suscité de nombreuses publications, plusieurs maîtres en théologie restent encore dans l'ombre. Le franciscain Eustache d'Arras (mort avant 1275) fait partie de ces figures méconnues. Proche de Saint Louis et administrateur de son ordre, ce maître en théologie fut actif à l'université de Paris en 1268 et 1269. Son oeuvre se révèle d'une grande richesse. Dans ses Sermons et Disputes, il prend position sur des questions philosophiques (la migration des âmes, la création) et théologiques (notamment trinitaire) sans négliger les pratiques sociales (prédication féminine) et religieuses (fonction des images). Ce faisant, il dialogue avec ses contemporains (Bonaventure, Thomas d'Aquin, Guillaume de la Mare) dont il se montre l'un des premiers critiques. Cet ouvrage - grâce à l'utilisation d'une typologie des Disputes - permet de toucher du doigt la réalité de la vie intellectuelle du Quartier latin au mue siècle, en saisissant l'actualité et l'importance des débats. Il nuance aussi la vision hiératique du Paris universitaire médiéval au sein duquel se seraient déchirés des groupes inconciliables, mendiants et séculiers, Franciscains et Dominicains: l'examen approfondi des textes montre que la situation est bien différente et ne peut être réduite aux "écoles" circonscrites selon les ordres. Cette première biographie intellectuelle d'Eustache d'Arras propose, en outre, un catalogue mis à jour de ses oeuvres, encore largement inédites.
Contempler les puissantes vagues, leur sauvage océan de lumière, et leur chant qui inonde le ciel, et leur course terrestre, sans terme ! Contempler la grève qui s'ouvre, ses clairs promontoires, l'allégresse, entendre les voix d'étranges oiseaux, leur course terrestre, leur jeunesse ! Entendre les vagues de la rage, ravages, roches et hauts-fonds, les entendre jusqu'au cimetière, la mer des voix, la mer des cris !
Tabor James-D ; Dutheil de La Rochère Cécile ; Gou
Résumé : Marie est la femme la plus célèbre de l'Histoire, mais elle est aussi la plus mal connue... Car, croyants ou non croyants, que savons-nous d'elle ? Nous avons en tête cette image transmise par les peintres de la Renaissance, celle d'une jeune femme à la pureté virginale et aux allures de moniale, l'élue de Dieu qui enfanta le Christ. Archéologue, historien des religions, James D. Tabor a mené une enquête continue pendant plus de vingt ans. Il a participé à des dizaines de fouilles dans la vieille ville de Jérusalem, sur les bords de la mer Morte ou sur le mont Sion. Il a recherché sa trace dans les textes anciens, les Evangiles ou les écrits apocryphes, mais aussi dans les sources hébraïques. Il a confronté les hypothèses, établi sa chronologie. Ce livre est le fruit de sa quête. L'historien fait revivre Marie, une femme juive de son temps, qui a éprouvé les drames de l'occupation romaine, dans un pays déchiré par les querelles de pouvoir, en proie à une révolution messianique. D'une plume alerte et rigoureuse, il dresse le portrait d'une femme forte et puissante, inspiratrice d'un mouvement religieux qui allait bouleverser le monde.
Résumé : "Il y avait, proche de nos vignes, un poirier, chargé de fruits qui n'étaient alléchants ni par leur apparence, ni par leur saveur. Entre jeunes vauriens, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, par une nuit profonde - après avoir, selon une malsaine habitude, prolongé nos jeux sur les places -, et nous en retirâmes d'énormes charges de fruits. Ce n'était pas pour nous en régaler, mais plutôt pour les jeter aux porcs : même si nous y avons goûté, l'important pour nous, c'était le plaisir que nous procurait un acte interdit". Une captivante invitation au recueillement et à la méditation.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Résumé : "Je vous dirai qu'il y a quatre vertus qui portent toutes le nom de modestie. La première, [... ] c'est la bienséance de notre maintien extérieur [... ]. La seconde vertu [... ] est l'intérieure bienséance de notre entendement et de notre volonté [... ]. La troisième modestie consiste en notre conversation et en nos paroles [... ]. La quatrième modestie est l'honnêteté et bienséance des habits, et ses deux vices contraires sont la saleté et la superfluité". Parfait connaisseur du coeur humain, saint François de Sales dénonce avec une ironie doucement implacable les subtils détours de l'égoïsme, et la finesse des analyses psychologiques auxquelles il se livre fait le charme durable de ses Entretiens spirituels.