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Non-sens commun. Pour une éthique des contenus
Beria Pascal
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782140284656
Du plus petit tweet à l'inauguration des métavers, nous participons tous d'une manière ou d'une autre à la grande industrie du contenu. En quittant la prérogative d'un "métier" pour devenir une "pratique" , ce dernier n'est plus encadré par aucune déontologie. Il évolue en roue libre, régi par les lois des géants du numérique qui lui servent de propulseur, soumis à des forces tectoniques souvent contradictoires, favorisant la parole individuelle. Lui qui a pour nature d'apporter le sens se retrouve désormais le principal messager d'un non-sens, qui brouille nos perceptions et déstabilise les structures de nos sociétés à coup de fausses-nouvelles, de propos haineux, de surcharges attentionnelles et d'injonctions à interagir. Une réflexion autour d'une éthique des contenus devient dès lors nécessaire pour retrouver des règles collectives et s'émanciper de ce non-sens commun.
Ce numéro propose de faire de la revue L'Année sociologique un terrain d'observation de l'histoire de la sociologie française de 1898 à nos jours, par l'étude originale de toutes les séries éditées successivement. La "Série 1" est resituée dans son contexte à travers un "bilan historiographique" qui se présente aussi comme un programme de recherche (lui sont rattachés deux dossiers documentaires autour de la correspondance de Durkheim, à Bouglé (1897) et à Foucault (1899), "collaborateur obligeant" . Un article propose un focus sur la dimension religieuse de la sociologie dans la revue, si importante dans le projet initial, tandis qu'un autre revient sur les relations avec la psychologie comme discipline. La période de l'entre-deux-guerres est ensuite l'occasion de s'interroger sur le renouvellement de l'équipe et la réorganisation du travail, sous l'influence de Mauss. Après la Seconde Guerre, la "Série 3" permet d'étudier les renouvellements générationnels et les modifications organisationnelles qui engagent la revue vers une "normalisation" , en rapport avec l'évolution du champ des revues. Enfin, ce numéro couvre également notre époque en s'intéressant aux années 1980, avec Boudon, et en s'interrogeant sur l'existence d'une ligne éditoriale et l'arrimage à un courant théorique. Un article hors dossier ponctue ce numéro en traitant de l'action de Jean Romieu sur la constitution jurisprudentielle du droit administratif français.
Les enfants de la bande à Gaby ne sont pas riches. Pourtant, ils possèdent un trésor inestimable : un vieux cheval à roulettes qui leur permet de dévaler la rue dans de grands éclats de rire. Mais un trésor attire forcément des voleurs, ce qui entraînera les enfants dans une aventure plutôt cocasse !Notes Biographiques : (1913-1994). Paul Berna publie ses premiers romans pour la jeunesse dans les années 1950. Il s'y autorise un langage familier, alors proscrit, et ouvre ainsi la littérature pour les enfants à une modernité nouvelle. Ses romans ont été traduits en de nombreuses langues étrangères.
Maintenant, je comprends mieux pourquoi les jeunes de mon quartier s'appellent entre eux chiens de la casse. J'ai l'impression d'être tenu par une laisse invisible. Je peux toujours aboyer, j'évolue dans un périmètre délimité. Mon pedigree est déjà consigné chez le greffier. Faut-il que je tente le diable pour garnir enfin ma table ? Influencé par un aîné fan de James Brown et d'argent facile, Bob, trente et un ans, se retrouve à l'ombre pour un vol de ticket de Millionnaire. Lui qui a toujours voulu échapper à son destin de gueule triste... À sa sortie, il ne rêve que de normalité : prendre le métro de huit heures, payer des impôts, porter une sacoche en cuir. C'était sans compter Alice, une fille des beaux quartiers qui ne laisse pas passer l'occasion de s'encanailler. De la prison aux soirées branchées, des amitiés interlopes aux malentendus amoureux avec une jeune fille bien née, Chiens de la casse raconte les désirs secrets de cette génération qui n'a plus l'âge ou l'envie de brûler les voitures.Mouss Benia a trente-cinq ans. Il est l'auteur d'un premier roman, Panne de sens (Seuil, 2003).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.