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CRIS ET CHUCHOTEMENTS / PERSONA /LE LIEN
BERGMAN INGMAR
GALLIMARD
17,15 €
Épuisé
EAN :9782070287390
Il n'est pas nécessaire d'avoir vu les films de Bergman pour prendre plaisir à la lecture de ces scénarios dont l'histoire se déroule comme une «simple ligne mélodique», avec ses temps forts, laissant de côté le détail du découpage. Persona, qui met en scène l'actrice Elisabeth Vogler et son infirmière Alma qui la soigne pour une dépression nerveuse et cherche à la faire sortir du silence où elle s'est enfermée, Le lien, où nous voyons Karin prise entre son amant et sa vie conjugale, Cris et chuchotements où trois s?urs, dont l'une se meurt d'un cancer, sont réunies dans la maison familiale avec la servante Anna, figurent parmi les chefs-d'?uvre d'un art qui cristallise «le désir de briser l'isolement et la distance». Tensions, passions, affrontements, déchirures sont les hantises de Bergman, qu'il nous livre ici, avec un peu de lui-même, discrètement exprimé. Ainsi à propos du rouge des décors de Cris et chuchotements : «Ne me demandez pas pourquoi ce doit être ainsi», mais il ajoute que peut-être cette idée vient de très loin, de l'enfance, et que cette couleur a toujours représenté pour lui l'«intérieur de l'âme». Cinéma, écriture : deux moyens d'expression. Bergman a conscience que les mots ne pourront jamais rendre dans son intégralité ce qui se passe dans un film. «C'est pourquoi j'offre au lecteur un texte très sommaire, un cryptogramme qui, dans le meilleur des cas, touchera l'imagination et la réflexion de chacun.» Une telle modestie ne fait que souligner l'évidence de la réussite.
Il n'est pas nécessaire d'avoir vu les films de Bergman pour prendre plaisir à la lecture de ces scénarios dont l'histoire se déroule comme une "simple ligne mélodique", avec ses temps forts, laissant de côté le détail du découpage. Persona, qui met en scène l'actrice Elisabet Vogler et son infirmière Alma qui la soigne pour une dépression nerveuse et cherche à la faire sortir du silence où elle s'est enfermée, Le lien, où nous voyons Karin prise entre son amant et sa vie conjugale, Cris et chuchotements où trois soeurs, dont l'une se meurt d'un cancer, sont réunies dans la maison familiale avec la servante Anna, figurent parmi les chefs-d'oeuvre d'un art qui cristallise "le désir de briser l'isolement et la distance". Tensions, passions, affrontements, déchirures sont les hantises de Bergman, qu'il nous livre ici, avec un peu de lui-même, discrètement exprimé. Ainsi à propos du rouge des décors de Cris et chuchotements: "Ne me demandez pas pourquoi ce doit être ainsi", mais il ajoute que peut-être cette idée vient de très loin, de l'enfance, et que cette couleur a toujours représenté pour lui l'"intérieur de l'âme". Cinéma, écriture: deux moyens d'expression. Bergman a conscience que les mots ne pourront jamais rendre dans son intégralité ce qui se passe dans un film. "C'est pourquoi j'offre au lecteur un texte très sommaire, un cryptogramme qui, dans le meilleur des cas, touchera l'imagination et la réflexion de chacun." Une telle modestie ne fait que souligner l'évidence de la réussite.
Résumé : Après les Scènes de la vie d'un couple (1975), voici le texte du nouveau film de Bergman. Le personnage central en est une femme, psychiatre bien installée dans la vie, mais qui, un jour, s'effondre et tente de se tuer. On sait avec quelle force angoissante Ingmar Bergman sait entraîner son lecteur-spectateur sur ces chemins où les raisons de vivre et celles de mourir se croisent, s'entrecroisent et, parfois, se confondent.
Résumé : Trois trapézistes de nationalité danoise se trouvent à Berlin, en 1923 : Abel Rosenberg, son frère Max et sa belle-soeur Manuela. Un accident a empêché Max de poursuivre, au cirque, le numéro de voltige. Il s'est suicidé. C'est alors, en novembre, que commence l'histoire. Bergman est particulièrement doué pour communiquer l'angoisse qui s'installe lentement, et, peu à peu, se transforme en peur puis en panique. Le Berlin de l'inflation, du chômage, de la crise lui prête son décor, avec ses rues mouillées où les gens se hâtent ou se cachent, ses cabarets miteux dont certains gardent les traces d'une splendeur passée, ses putains, ses policiers, ses trafiquants, ses vieilles logeuses avares. Entre Manuela et Abel se nouent des rapports à la fois tendres et agressifs. La jeune femme travaille dans une boîte de nuit. Elle a aussi des activités plus secrètes, elle fréquente Vergérus, ancien camarade d'Abel, qui se livre à des expériences sur la capacité de résistance humaine à l'hôpital où il est médecin. La ville apparemment coupée du monde sent venir la catastrophe préfigurée par des actes d'une violence insoutenable (notamment les cruautés dont les juifs sont victimes avant même l'instauration du nazisme). La population vit au jour le jour, occupée à des besognes dépourvues de sens mais provisoirement rassurantes. Et le lecteur s'interrogera sur ces signes prémonitoires, cette image du serpent dont on devine la forme lovée à l'intérieur de l'oeuf.
Les dialogues quotidiens d'un couple presque parfait. L'ordinaire d'une vie conjugale idéale avant l'orage. Puis la vie calme tourne à l'ennui, la platitude tourne au drame. La plaie vive de la rupture, l'espoir vite déçu d'une vie nouvelle, la culpabilité et la violence font vivre à Johan et Marianne les plus difficiles moments de leur existence. C'est seulement bien plus tard, au terme d'un tumultueux parcours, qu'ils pourront s'avouer à eux-mêmes leur propre vérité. "J'ai mis trois mois pour écrire cette oeuvre, mais il m'a fallu un temps assez long de ma vie pour la vivre. Je ne suis pas certain que cela aurait été mieux si c'était le contraire qui s'était produit bien que cela eût été plus élégant. J'ai éprouvé comme de l'affection pour ces gens pendant que je m'intéressais à eux. Ils étaient quelquefois passablement adultes. Ils disent bien des sottises et, parfois, certaines choses raisonnables. Ils sont anxieux, gais, égoïstes, sots, gentils, sages, désintéressés, affectueux, emportés, tendres, sentimentaux, insupportables, aimables. Le tout dans un unique mélange. Voyons maintenant ce qui se passe."
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.